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Encore une fois, j’ai pu expérimenter la joie d’un abcès buccal.
Diantre que c’est douloureux, surtout quand il est si bien situé que dès que l’on parle, il vient se frotter contre les dents. Faute de bleu de méthylène, testons les remèdes de grand-mère que suggère le copain de Nathalie : du clou de girofle en poudre sur le-dit abcès. Ça brûle, mais ce n’est rien à côté de ce que aurait été si ça avait été du sel. De plus, contrairement à ce dernier, le goût de l’épice est agréable (et contribue à me donner envie d’un bon thé des rois mages). Je ne sais pas si ça fera disparaître le méchant bobo. Cependant, j’atteste que la douleur s’est évanouie. Lèche le bout du doigt, le ‘trempe’ dans la poudre de clou de girofle moulu, le dépose sur la plaie, ajoute une goutte d’eau grâce à un doigt ; petite brûlure, petit engourdissement ; le travail est fait ! Il ne reste qu’à le refaire quelques fois, sans oublier d’enlever la poudre entre chaque reprise.
Je me pose pas mal de questions ces derniers temps, depuis ma rupture. Je suis plus attentive à moi-même. Je suis plus sensible aux gens qui m’entourent. Il m’est même arrivé de pleurer, touchée par la douceur et la gentillesse de certaines personnes, qu’importe la distance physique ou psychologique qui nous séparaient. Des filles que je n’aime pas vraiment, d’autres que j’adore ; une amie peu démonstrative, quelqu’un qui n’a pas vraiment à se soucier de moi… Je suis bien entourée, aussi bien virtuellement qu’IRL. Cette pensée est confortante, sécurisante. Elle me permet de continuer à avancer, confiante, malgré les peurs qui m’empêchent de dormir la nuit.
Je me sens perdue dans un nuage de confusion. L’avenir ? L’amour ? Je ne sais pas. J’avance. Je verrai bien.
On demande mon oreille. Je vais donc me taire ici. Souhaitez-moi du courage, peut-être, si vous vous souciez de moi. Je traverserai des épreuves bientôt.
Sur ce, je vous conseille Le déserteur de Boris Vian. Je ne m’en lasse pas…
Tiens, je n’ai pas encore nettoyé le mirroir…
On n’y croyait plus. Pourtant, le revoilà vivant.
Je n’ai pas ressenti l’envie ni le besoin de partager ici, encore une fois, les derniers événements de ma vie. Beaucoup de choses se sont passées – et se passent encrore – rapidement, trop rapidement : le temps de les écrire, tout a déjà changer. Le temps file entre mes doigts et me paraît incroyablement lent à la fois. C’est déroutant.
J’ai beaucoup pleuré il y a un petit moment. À chaque jour, durant des heures. Rien n’allait, sur aucun plan. Malgré tout, je n’ai pas eu d’idées noires~ yay ! Une victoire ! Mais ce n’est pas faute d’avoir trouvé les dernières semaines particulièrement difficiles. Heureusement, je crois que le pire est derrière moi. Je peux avancer un peu plus confiante, même si l’une des fondations de mon futur est plus que branlante…
Désolée pour les curieux, je n’énumèrerai pas tout ici. Il faudra prendre rendez-vous pour un café ou un verre pour en discuter si vous tenez à savoir.
Finalement, mon cheminement scolaire prend un nouveau tournant. Je quitte la voie de l’orthophonie vers celui, pour l’heure, de la concentration de linguistique et langues. Mais rien ne dit que d’ici la fin de la période des choix de cours, je ne changerai pas tout simplement de bac pour celui de la traduction. D’un autre côté, mon bac m’intéresse vraiment. De l’autre, s’il ne me permet pas d’atteindre ce que je veux devenir, il m’est inutile de le poursuivre, n’est-ce pas ? Mais mes choix de cours me donnent tellement envie ! Surtout mon cours d’allemand <3
Je pense que je finirai cette première entrée 2.1 sur une note de mécontentement à propos des grèves. Je pars le 13 décembre à 14h pour l’Europe avec ma meilleure amie. La grève des profs de l’université me faisaient peur. Cependant, n’aillant que deux cours sur quatre avec un professeur (les deux autres étant des chargés de cours) qui est le même dans les deux, j’ai pu aisément lui en parler et m’entendre avec lui que si les grèves dérangent les examens, je pourrai les faire à l’avance. Tout s’annonçait bien. Et maintenant, les p****** d’élections ont obligé l’annulation du cours du 8 décembre auquel j’ai un examen de prévu. Génial. Un autre prof/chargé de cours avec qui discuter de ce léger (gros) ennui.
J’aime pas les grèves. Et voilà qui a suffit à me faire voir d’un mauvais oeil les élections. Déjà qu’elles sont ennuyantes au Québec…
J’ai faim.
Donc, déduisons que ce post sera long. Pourquoi ? J’ai faim = je dirai que le post sera court. Dès que je dis ce genre de chose = post long. C’est mathématique. Passons. Profitons plutôt de la saveur parfaite d’un Saint-Pétersbourg en savourant l’écoute de Seisouso.
Ma chambre se remplie de couleurs automnales : les jaunes, les orangés, les rouges, les bruns, les verts chauds ; l’osier côtoie les branches, les feuilles, les roches et les bougies. Pour l’instant, je n’ai terminé que les alentours de la fenêtres et une partie de mon bureau de travail. La vague deux aura probablement lieu aujourd’hui ou ce week-end, si je ne décide pas d’aller plutôt garnir ma bibliothèque en prévision de l’hiver.
Eric-Emmanuel Schmitt, Amélie Nothomb, Jane Austen sont trois noms parmi tant d’autres qui exigent une place sur mes tablettes. Un tour des bouquineries du Vieux-Québec s’impose ! D’ailleurs, je manque tant de livres à Québec que je vais demander à ma mère de m’envoyer ceux que j’ai laissé chez mon père au moment de déménager. Il valait mieux partir léger (Alice m’a suivie ainsi qu’Antigone de Jean Anhouil, je vous rassure) si je ne voulais pas trop ennuyer Delphine, malgré son insistance à me dire que ça irait. Maintenant que je suis installée, le manque se fait sentir. Pourtant, ce n’est pas que je lise énormément depuis mon arrivée. Hormi un Goethe, un ou deux Molière, un Nietzsche et un Anne Rice, je n’ai à peu près rien lu. Cependant, j’aime être en mesure de pouvoir saisir un bouquin au hasard, le feuilleter, en lire quelques pages et le replacer ; entrer l’espace d’un instant dans un autre monde, puis d’en ressortir aussitôt. Pouvoir enfouir mon nez dans les pages embaumant le vieux livre, celui qui a de l’histoire, qui a été pris et repris, odeur très souvent caractéristique des livres de bibliothèque. Le simple velours de l’esthétisme de ces livres que l’on peut saisir à volonté… Vous savez de quoi je parle, n’est-ce pas ?
Qu’est-ce que j’aime ? Qu’est-ce qui me définit, vient me chercher, m’intéresse assez pour que je lui fasse une place dans le nid douillet de ma chambre ?
Je me crée de plus en plus une bulle en ne m’entourant que de ce que j’aime, repoussant ce qui m’ennuie. Je suis incertaine si c’est bien ou non même si c’est généralement quelque chose que tout le monde fait. À l’époque, je me suis enfermée dans une bulle jusqu’à m’y étouffer. Je ne dois pas perdre de vue la porte de sortie. Je ne dois pas m’y enfermer. Sans excès, ce petit monde ne doit pas être mauvaise chose, non ? Chat échaudé craint l’eau froide, comme le dit si bien le dicton. La peur de refaire une même erreur ne rode pas très loin. Mais rien n’est comme avant et il ne faudrait pas en venir de suite à la conclusion que j’en viendrais aux mêmes attitudes ni aux mêmes excès.
L’automne s’est bien installé. Les cours sont bien entamés, ma place est faite à mon boulot, je suis entourée par de nouvelles personnes, je refais la décoration de l’endroit où je vis, je m’habitue à cette nouvelle ville, je découvre de plus en plus ce qui m’intéresse vraiment… Tant de choses ont changés dans la dernière année. Je me sens vieille en ressentant ce genre d’impression. Il y a des années, je pensais que ce ne serait qu’âgée que je ne ressentirais peut-être ce genre de sentiment. D’où l’impression de vieillesse malgré mes vingt ans. En une année, on devient tellement différent ! Ce qui n’a pas changé complètement, c’est cette nostalgie qu’apporte la saison actuelle. Il y a dans l’automne une telle tristesse ! Mais il y a aussi une promesse qui nous dit que tout ira pour le mieux et de continuer à avancer. C’est une saison magnifique au parfum envoûtant. Ma préférée. Et tant pis pour le froid et la pluie !
Je me demande quand même. Si vous pouviez dire quelques phrases à vous plus jeune, que diriez-vous et à quelle âge le diriez-vous ?
J’ai envie de voyager un peu trop partout… L’Europe, l’Asie, l’Afrique, l’Océanie, l’Amérique ; chaque continent trouve grâce à mes yeux. Dans les destinations les plus sérieuses, je pense à la Louisiane pour l’été prochain, ou à la Colombie-Britannique. Ou potentiellement l’Acadie. Tôt ou tard, je visiterai les autres destinations ! Pour dans deux ans, je prévois mon tour Vietnam-Thailande-(Cambodge/Laos). Grâce à Nicky, dès décembre, j’aurai un aperçu de la Belgique, de l’Allemagne et de Paris. Avoir eu plus de temps avant la reprise des cours, j’aurais aimé que mon séjour puisse être plus long, histoire de faire le tour de ces pays plutôt qu’un bref aperçu des capitales.
Je remets à plus tard la décoration et la blibliothèque. Cuisinons plutôt.
Un brownie ? Des biscuits moelleux ? Un gâteau abusivement sucré ? De simples muffins ? Canelle, chocolats, épices, agrumes…
J’ai envie de tout !
P.S. J’attends avec appréhension les résultats de mes deux derniers examens.
Une autre fois, un coup de tête m’a conduite droite au Saguenay à 2 heures du matin. Contrairement à la dernière fois, cependant, je n’ai pas dormi du trajet. J’ai eu un poil d’inspiration pour écrire. Je crois que même Immersion, titre de mon recueil en cours, ne pensait plus la chose possible. Je suis consciente que Présence n’est pas le meilleur texte que j’ai produit de ma vie, mais il est celui où j’ai juste pu me laisser aller. J’y arriverai peut-être, à récrire. Hitler, Hélène et Sang attendent impatiemment que je les termine… D’ici-là, Icisera sur mon Boudoir pour les intéressés !
Je n’ai pas étudié comme prévu lors du trajet, par contre. Ce qui fait que je dois me reprendre ce soir et demain. Un bel examen valant pour 30 % de la session m’attend mercredi matin et je ne me sens aucunement prête à celui-là. Souhaitez-moi bonne chance car j’en aurai besoin ! Mais qu’aie-je donc fait si je n’ai ni dormi ni étudié ? Je me suis tapé Gangs of New York évidemment. En me marrant bien au passage des pompiers qui préfèrent se battrent en eux que d’éteindre l’incendie dévorant la maison et la vie d’une famille.
Je ne devais pas aller au Saguenay. Ca ne m’arrangeait pas si on regardait la chose d’un oeil rationnel. J’avais une promesse à tenir, un pélerinage à faire ; la possibilité de le réaliser finalement a gagné. Rivière-Éternité est magnifique. Le trajet de la montée dure entre 3 et 4 heures aller-retour. C’est épuisant. Malgré tout, une randonnée pédestre, si je puis dire, dans la flamboyante automne reste une activité agréable. Les écureils sont habitués de voir passer les pélerins, touristes et adeptes de la forme physique : ils nous considèrent une fraction de seconde et retournent à leurs occupations dans se soucier de fuir. Ils n’ont pas peur. Ce n’est pas comme moi qui craignait les couguars à cause de Carl. Hein, Carl ? J’ai raconté la chose à Friederike, elle t’a trouvé méchant (même si elle était morte de rire en déclarant que cette attitude est mondiale et non propre aux québécois) !
Cette montée a été une très bonne chose. Non seulement j’ai pu tenir mon engagement, non seulement ma santé doit m’en dire merci, mon couple m’inspire davantage d’espoir. Vendredi encore, je pensais à quitter mon copain, trop incertaine de notre relation. Après la journée de samedi, je crois qu’il est possible pour nous de continuer notre route ensemble. Nous nous séparerons peut-être à un prochain tournant. Qu’importe ; la route que nous ferons main dans la main aura été plus agréable. Et si ça peut durer, je serai bien la dernière à m’en plaindre. Il a même écouté Pride and prejudice avec moi ! Jane Austen n’a pas particulièrement écrit une oeuvre virile, n’est-ce pas ? Et l’homme viril par excellence a tout de même apprécié ! :O
Je couperai probablement les liens msn avec Carl. C’est, je crois, l’une des grandes raisons de notre éloignement mutuel et de nos doutes. Je ne le verrai pas forcément plus souvent. Toutefois, plutôt que de passer par un médium froid comme le net pour se parler, je privilégierai le téléphone (la chaleur d’une voix et la compréhension des intonations) et le réel. Lorsque nous sommes physiquement ensemble, ni l’un ni l’autre ne doute. Lorsque nous sommes à distance sans pouvoir se parler, nous ne doutons pas non plus. Le net vient briser de cet équilibre puisqu’il s’agit d’un médium trahissant le ton réel du locuteur. Plutôt que de passer du temps à semi s’occuper de l’autre et à semi s’occuper de ses affaires, le temps que nous passeront à nous soucier de l’autre sera entier.
En plus que ça me permettra d’être un peu plus disciplinée.
Parlant de discipline, je dois aller étudier.
Bonne nuit à tous !
<p class=”MsoNormal” style=”text-indent:35.4pt;margin:0;”>C’est immanquable. À chaque fois que je prends l’autobus, cela se produit sans faute. Une poignée de gens attendent l’autobus patiemment tandis que de nouveaux voyageurs viennent acheter leur billet, par envie ou par obligation, ce que leur ton nous apprend souvent. Un silence plus ou moins complet règne généralement dans la salle. Parfois, quelques voix échangent tout bas, timidement, comme par peur d’être entendu malgré l’inintérêt flagrant de leurs discussions.
Puis, forcément, parfait stéréotype, une dame dans la quarantaine avancée en montant découvre parmi les voyageurs une de ses connaissances au terminus. Exclamations de surprise, grande joie faite et fainte, et ça commence, sur un ton faussement intéressé : « Ah, s’tu fais ici ? ».
A-t-on besoin d’être universitaire pour déduire que si se reposent à ses pieds des valises, c’est qu’elle est là pour prendre le bus ?
« Ah, tu vas voir ta fille dans grand ville ! Moi aussi, je vais voir la mienne ! S’tu drôle un peu. » Ben oui. Comique assez que je ne me peux plus. N’oublions pas de souligner que les deux femmes ne sont jamais assez réservées pour garder leur bavardage à un bas volume afin d’éviter que d’indiscrètes oreilles ne les écoutent. Au contraire, elles semblent toujours se faire une joie d’imposer leurs insignifiantes paroles à la salle au complet.
Le mari est à la chasse au cinquantième parallèle : « Eille, s’tu loin un peu ! Y doit fait frette là-bas ! ». Ben non. Il a même porté des shorts toute la semaine ! Ma fille à moi, elle est pharmacienne ; ah, la mienne est technicienne en garderie. Ah, on les aime-tu un peu, nos enfants ! Ah, y ont besoin de maman, hein ! Qu’est-ce qu’ils feraient sans leur mère, hein ?
Soit. Si une mère est vitale jusqu’à un certain niveau de maturité, je ne crois plus qu’elles soient, à leur âge, aussi dépendantes que vous avez envie de vous les dépeindre. C’est agréable de savoir que l’on peut se reposer sur sa famille ; mais soyons sincère un peu : ce n’est aucunement vital. Elles survivraient même si elles ne vous voyaient pas. Elles survivront à votre mort. Vos filles sont mères. C’est un cycle. Pourquoi êtes-vous si mal à l’aise dans votre propre existence que vous avez besoin de vous mentir dans le but de vous donner une importance, voire une raison de vivre à travers vos enfants ? N’est-ce pas malsain ? Surtout en constatant votre inutilité si l’on écoute la platitude à peine dissimulée de vos vies ? N’avez-vous jamais eu de rêves, de buts, des objectifs qui vous auraient permis de vous épanouir ?
Cessez de vivre à travers vos enfants. C’est terriblement malsain.
Le bus arrive. L’interphone résonne : « Départ pour les terminus Québec, Sainte-Foy et Montréal au quai numéro quatre. Départ pour les terminus de Québec, Sainte-foy et Montréal au quai numéro quatre. » Les gens prennent leurs sacs et leurs valises. En un même courant, tout le monde sort à la file indienne devant la porte. On donne nos bagages au chauffeur qui les jette mécaniquement dans les soutes. On entre ensuite choisir une place : sans voisin de préférence. On aime bien voyager seul et en silence. Tranquille.
Les dames qui discutaient si fort entrent dans le bus à leur tour et s’assoient séparément, sans même prendre la peine de se saluer. Elles ne se connaissent pas assez pour s’asseoir ensemble. Et de toute manière, elles avaient épuisé les sujets de discussions : le mari, les enfants, la météo. Elles passent le reste du voyage en silence, l’air pensif, absorbées dans des magasines ennuyants répétant parution après parution les mêmes articles insignifiants ou à dormir. Ou à, je l’oubliais, tellement pencher leur siège que le portable de la personne derrière elle est presque à moitié refermé et qu’il est donc impossible de continuer à écrire. Fort heureusement, puisque ni la femme ni l’écrivain n’avaient de voisin, l’écrivain se déplace sur le siège d’à côté pour terminer son article là-dessus.
Aux vagues d’envie de dormir qui me saisissent se sont ajoutés des espèces de vertiges étranges durant lesquels j’ai l’impression qu’une seconde dure une minute et que je suis séparée de tout ce qu’il y a autour. Plus dérangeant que dangereux, l’expérience reste tout de même désagréable.
Peut-être que le changement de saison et de luminosité y est pour quelque chose ? Ou – ma mère serait heureuse de m’entendre – peut-être une hypothyroïdie ? De l’anémie ? Je ne croirais pas. Vu le manque de symptômes pertinents, je suppose que c’est plutôt ma photosensibilité qui joue dans mon état présent. Ça et le fait que ça ne me dise rien d’être affectée par la glande thyroïde ou par l’anémie. Considérant aussi l’effet Février, de fortes probabilités qu’il s’agisse effectivement uniquement du rétrécissement du jour. Ça passera. Je n’ai qu’à continuer de me botter et tout ira bien !
Mon voyage en Europe se dessine plus clairement. Nicky a pris ses congés ; ne me manque plus que la confirmation de François, d’acheter billets et passeports et attendre décembre. Ah, que l’avion me fait paniquer ! François, si tu lis ces lignes et que tu m’y accompagnes bien, je te demande de bien vouloir être patient et compréhensif envers la petite Anya que je suis. Si elle n’a qu’une phobie, c’est bien celles des avions. Et peut-être celles des clowns.
Je suis morte de fatigue. J’ai envie d’aller hiberner immédiatemment jusqu’à décembre. Mon corps ne suis pas du tout mon esprit. Mon imagination bouillonne de rêves et de projets, comme toujours. Mais si j’ai du mal à écrire quelques lignes, je ne me fais pas confiance pour réaliser les autres tant que je ne reprendrai pas du poil de la bête.
Je vais essayer de rester réveiller jusqu’à mon cours de Step et après celui-ci, études… Ô joie.
Ça va mal depuis deux jours.
D’abord, je perds mon cellulaire. Appels par ici, appels par là, tentatives pour le retrouver. Rien à faire : personne ne l’a vu nul part. Et Dieu sait combien gentils sont les gens qui travaillent chez Bell pour régler ce genre d’ennuis. Ouais, vive devoir annuler un contrat et tous les frais excessifs pour nous le faire regretter. Pourquoi est-ce qu’on ne peut pas juste transférer le contrat de cellulaire ?
En cours, ce matin, ma co-équipière n’était pas allé porter la feuille de notre choix de notre artiste pour le corpus au prof ce qu’il fallait faire jeudi. Nous avons donc eu la validation de notre choix en retard et nous n’avons même pas encore choisi le corpus, ce qu’il fallait valider aujourd’hui, parce qu’elle n’avait même pas choisie qui que ce se soit. Comment être en retard en commençant.
Ensuite, j’ai cru que le meeting lolita était aujourd’hui mais on m’a heureusement prévenu qu’il était demain. En soirée, je devais aller au souper d’anniversaire de Lara. François devait m’accompagner. Il est passé avant moi. Je n’ai pas pu lui parler de la soirée.
Comme toujours, j’ai été en retard. Et j’ai vécu une nouvelle expérience à me faire détester de prendre le bus.
J’étais assise dans le fond, là où il y a quatre places qui se regardent. La bus était vide quand je suis entrée. Forcément, en embarquant des gens, des personnes sont venues s’asseoir près de moi. Deux noirs et un arabe (ou quelque chose qui en avait l’air. De me sentir coincée sur le bord de la fenêtre ”entourée” par eux ne m’était pas agréable, mais c’est la bus. Je n’en fais pas de cas. Personne d’autre dans la partie arrière de la bus. Ma musique sur les oreilles, je les regarde vaguement parler en riant.
Soudainement, je sens qu’on me touche la cuisse. Je suppose que ce n’est pas voulu, je ne réagis toujours pas. Loin de l’enlever, le noir a dit quelque mot à l’autre noir, en face de moi, en une probable langue africaine. Non mais sérieusement, même dans un mauvais film porno, on n’aurait pas été plus direct : le gars me sort une coupe de vingt en les désignant d’un geste tous les trois. Je n’ai pas eu à voir pour savoir que je le faisais bander.
Ça m’a rappelé pourquoi je ne mettais plus ma jolie robe noire à polkadots.
Et ils ont insistés jusqu’à ce qu’il y a trop de monde derrière et que j’ai commencé à sérieusement hausser le ton pour leur faire comprendre de me ficher la paix. Je suis descendue avant mon arrêt et j’ai couru jusqu’au Tokyo en pensant y avoir une soirée qui me ferait oublié cet incident. Finalement, le souper n’y était pas et, n’ayant ni cellulaire ni d’accès internet ou quoi que ce soit pour rejoindre les invités ou Lara pour apprendre où ils étaient, je suis rentrée.
Carl devait venir me trouver ce soir ou demain matin. Il ne viendra pas. Sa voiture est brisée et les garages sont fermés le week-end. J’ai voulu aller le trouver là-bas : il travaille demain de 12h à 9h. On s’entend que j’arriverais à 2h 30 du matin à Jonquière, on dormirait, il se lèverait travailler, j’irais errer toute la journée en ville, je le verrais en soirée et dimanche. Carl a de l’école le lundi à partir de 8h et je dois rentrer pour mon cours du lundi soir. Est-ce que deux nuits valent 65$ ? Est-ce que ça vaut toute l’attente de samedi alors que je ne sais même pas si tout se passera bien avec Carl, avec qui j’ai fraîchement repris/en train de reprendre ?
Je ne sais pas. En fait, le problème est que si Lei ne peut pas passer la journée de samedi avec moi, je suis à la rue tout ce temps…
J’espère que j’aurai un peu plus de chance pour les billets du cirque du soleil demain matin.
Sur quels sites passez-vous au moins un fois par jour, pour autant que vous ayez un accès quotidien à internet ?
Personnellement, je vais quotidiennement sur Facebook. C’est un site que tout le monde connaît. Je ne pense pas devoir expliquer son fonctionnement. J’y vais donc pour updater mon statut de la journée, jeter un coup d’oeil aux photos que mes connaissances ont postées dans leurs albums et lire mes messages. Si le site m’amusait beaucoup à mes débuts, il me lasse rapidement aujourd’hui.

Je vais aussi sur Pupe. L’inscription est nécessaire. Sympathique site où le concept est de poster une photo de chaque vêtements que l’on possède afin de gagner des Ribbons. Grâce à ceux-ci, nous pouvons acheter des vêtements à notre Pupe, petite poupée virtuelle, et prendre quotidiennement une photo d’elle. Ainsi, nous pouvons, grâce au calendrier, le plaisir de pouvoir voir de quoi avait l’air notre pupe (ou celle des autres si l’on va sur leurs pages) telle ou telle journée. Le principal avantage de ce site, à mon avis, est pour trouver des personnes possèdant les morceaux lolitas que l’on désire ; on peut prendre contact avec elles et s’informer pour un achat potentiel…

Troisième site : Cafejeux . L’inscription est nécessaire. Le concept du site est simple : dans une ambiance de café virtuel, nous jouons trois fois par jour à un jeu de notre choix parmi les huit qu’ils nous proposent. Crumble et Marbille ont mes faveurs depuis le tout début : l’un consiste à pousser toutes les friandises ennemis de la gaufrette servant de table de jeu et l’autre est un jeu qui rappelle le billard. Chaque victoire nous donne un Cap qui, une fois amassés assez de caps, d’acheter de l’encre pour pouvoir écrire d’une couleur différente sur le chat de la fenêtre de jeu (car nous jouons contre un autre utilisateur et non contre un ordinateur), une boisson différente (qui décore le coin de notre page), des options pour certains jeux ou encore des objets pour décorer les salles des Tables (”guildes”, dirons-nous, même si cela ne représente pas la réalité exacte) comme des chaises, des machines de DDR, des plantes…

Quatrième site : Cyberpresse. J’imagine que vous le connaissez tous : sites de nouvelles, équivalence de journal en ligne mis à jour en temps réel à mesure que des articles se publient au cours de la journée. J’aime me tenir au courant des sujets de l’actualité qui m’intéresse. Évitons le sujet du canon LHC s’il vous plaît, il me terrifie. Et Carl s’est fait un plaisir de ne pas m’aider hier soir. ._.
Cinquième : EGL et Egl_comm_sales, deux communautés sur Livejournal reliées au Lolita. La première sert à poster des sujets d’intérêt général concernant ce dernier, le deuxième est une communauté de vente de vêtements et d’accessoires lolitas de particulier à particulier. Pratique pour les filles qui veulent épargner (si on peut dire ça dans ce domaine) sur le prix du loli !
Sixièmes sites : tous ceux qui ont rapport avec mes cours d’université : les forums et webCT. COmme vous n’y avez pas accès, nul besoin d’en parler ici.
Septième site : Hotmail, via MSN, pour prendre mes messages. :3
Et, même si je n’écris pas tous les jours (désolée ! ;__;), je passe tous les jours sur ce blog pour regarder le nombre de visites du jour et avec quels mots-clés des lecteurs sont passés ici.
Là-dessus, je vais faire un bon petit déjeuner pour mon petit frère et moi. Amusez-vous bien !
La soirée étudiante du 10 à été très sympathique. J’ai pu découvrir que j’aimais l’électro plus que je pensais. Il faut dire que l’ambiance d’un concert, où le beat résonne à travers notre corps et où l’éclairage n’est qu’un jeu de lumières fuyantes. J’ai pu revoir Francis R. que je n’avais pas vu depuis un moment là-bas mais à ma déception, nous n’avons pas réellement eu le temps de se parler. Je suis rentrée tôt, ayant dit à ma meilleure amie que je passerais lui parler en pensant que je n’aimerais pas la soirée d’accueil. Malheureusement pour moi, j’adorais. Mais je m’étais engagée, il me fallait tenir parole.
Mes cours me fascinent de plus en plus. À chaque fois que l’on aborde un nouveau sujet, mon amour du domaine se confirme un peu plus et j’en veux davantage ! Il me semble que les trois prochaines années, incluant celle en cours, seront particulièrement intéressante. Par contre, j’ai du mal à m’intégrer, à me nouer d’amitié avec le gens de mon programme. Je ne suis pas toute seule tout de même sans connaissance universitaire ; simplement, les gens avec qui je me lie proviennent de différents programmes : traduction, enseignement au secondaire, enseignement du français… Ce qui n’est pas plus mal. Je n’ai pas à les voir comme des rivaux potentiels pour les maîtrises d’orthophonie ou de neurolinguistique.
Autre chose que me fascine : la diversité ethnique, culturelle et langagières des gens de l’université. À Mistassini, tout le monde est blanc, tout le monde est pareil, tout le monde DOIT être pareil. À Chicoutimi, tu peux t’affirmer partiellement, sans excès et ça peut bien passer. Tu peux provenir d’ailleurs, tu te feras un peu regarder mais ça ira. À Québec, c’est banal. Les langues, les accents, les couleurs de peau se croisent et se mélangent. Aussi bête que ça puisse sembler pour certains, je trouve que cela est merveilleux. Ce sentiment ne disparaît pas. Bien au contraire. Les jours me font réaliser l’ampleur du phénoméne multiculturel de Québec. Ce multiculturalisme doit être l’une des raisons expliquant pourquoi je me sens si bien ici.
Mon petit frère est arrivé hier. Un peu tard, nous n’avons pas eu le temps de faire grand-chose sauf de lui présenter le coin et un peu d’ordinateur. Aujourd’hui, nous irons lui faire visiter l’Université et le Vieux Québec, de même que nou irons faire le tour fantôme. Oui, j’irai enfin ! Le planning fixe de la journée se limite à ces quelques activités, nous trouverons bien quoi faire d’autre pour remplir les temps morts. Je ne m’en fais pas. Les Galeries, peut-être ?
La semaine passée, j’avais Carl en visite. Cette semaine, c’est Jef. La semaine prochaine, ce sera Lara qui passera pour son anniversaire (il y aura un meeting lolita aux Galeries le 19 pour ”fêter” ça mais je ne suis pas convaincue encore d’y aller ; le souvenir du fiasco du dernier meeting est encore très vif à mon esprit) et Carl qui reviendra. Ensuite, je serai toute seule et je m’ennuierai. Bouhouhou, Lei, rends-moi visite !
Regardez-vous un peu les affiches et les horaires de spectacles ? Il y en a tant cette saison qui ont l’air vraiment bien. Je ne sais pas lequels choisir !












