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Encore une fois, j’ai pu expérimenter la joie d’un abcès buccal.
Diantre que c’est douloureux, surtout quand il est si bien situé que dès que l’on parle, il vient se frotter contre les dents. Faute de bleu de méthylène, testons les remèdes de grand-mère que suggère le copain de Nathalie : du clou de girofle en poudre sur le-dit abcès. Ça brûle, mais ce n’est rien à côté de ce que aurait été si ça avait été du sel. De plus, contrairement à ce dernier, le goût de l’épice est agréable (et contribue à me donner envie d’un bon thé des rois mages). Je ne sais pas si ça fera disparaître le méchant bobo. Cependant, j’atteste que la douleur s’est évanouie. Lèche le bout du doigt, le ‘trempe’ dans la poudre de clou de girofle moulu, le dépose sur la plaie, ajoute une goutte d’eau grâce à un doigt ; petite brûlure, petit engourdissement ; le travail est fait ! Il ne reste qu’à le refaire quelques fois, sans oublier d’enlever la poudre entre chaque reprise.
Je me pose pas mal de questions ces derniers temps, depuis ma rupture. Je suis plus attentive à moi-même. Je suis plus sensible aux gens qui m’entourent. Il m’est même arrivé de pleurer, touchée par la douceur et la gentillesse de certaines personnes, qu’importe la distance physique ou psychologique qui nous séparaient. Des filles que je n’aime pas vraiment, d’autres que j’adore ; une amie peu démonstrative, quelqu’un qui n’a pas vraiment à se soucier de moi… Je suis bien entourée, aussi bien virtuellement qu’IRL. Cette pensée est confortante, sécurisante. Elle me permet de continuer à avancer, confiante, malgré les peurs qui m’empêchent de dormir la nuit.
Je me sens perdue dans un nuage de confusion. L’avenir ? L’amour ? Je ne sais pas. J’avance. Je verrai bien.
On demande mon oreille. Je vais donc me taire ici. Souhaitez-moi du courage, peut-être, si vous vous souciez de moi. Je traverserai des épreuves bientôt.
Sur ce, je vous conseille Le déserteur de Boris Vian. Je ne m’en lasse pas…
Tiens, je n’ai pas encore nettoyé le mirroir…
On n’y croyait plus. Pourtant, le revoilà vivant.
Je n’ai pas ressenti l’envie ni le besoin de partager ici, encore une fois, les derniers événements de ma vie. Beaucoup de choses se sont passées – et se passent encrore – rapidement, trop rapidement : le temps de les écrire, tout a déjà changer. Le temps file entre mes doigts et me paraît incroyablement lent à la fois. C’est déroutant.
J’ai beaucoup pleuré il y a un petit moment. À chaque jour, durant des heures. Rien n’allait, sur aucun plan. Malgré tout, je n’ai pas eu d’idées noires~ yay ! Une victoire ! Mais ce n’est pas faute d’avoir trouvé les dernières semaines particulièrement difficiles. Heureusement, je crois que le pire est derrière moi. Je peux avancer un peu plus confiante, même si l’une des fondations de mon futur est plus que branlante…
Désolée pour les curieux, je n’énumèrerai pas tout ici. Il faudra prendre rendez-vous pour un café ou un verre pour en discuter si vous tenez à savoir.
Finalement, mon cheminement scolaire prend un nouveau tournant. Je quitte la voie de l’orthophonie vers celui, pour l’heure, de la concentration de linguistique et langues. Mais rien ne dit que d’ici la fin de la période des choix de cours, je ne changerai pas tout simplement de bac pour celui de la traduction. D’un autre côté, mon bac m’intéresse vraiment. De l’autre, s’il ne me permet pas d’atteindre ce que je veux devenir, il m’est inutile de le poursuivre, n’est-ce pas ? Mais mes choix de cours me donnent tellement envie ! Surtout mon cours d’allemand <3
Je pense que je finirai cette première entrée 2.1 sur une note de mécontentement à propos des grèves. Je pars le 13 décembre à 14h pour l’Europe avec ma meilleure amie. La grève des profs de l’université me faisaient peur. Cependant, n’aillant que deux cours sur quatre avec un professeur (les deux autres étant des chargés de cours) qui est le même dans les deux, j’ai pu aisément lui en parler et m’entendre avec lui que si les grèves dérangent les examens, je pourrai les faire à l’avance. Tout s’annonçait bien. Et maintenant, les p****** d’élections ont obligé l’annulation du cours du 8 décembre auquel j’ai un examen de prévu. Génial. Un autre prof/chargé de cours avec qui discuter de ce léger (gros) ennui.
J’aime pas les grèves. Et voilà qui a suffit à me faire voir d’un mauvais oeil les élections. Déjà qu’elles sont ennuyantes au Québec…
J’ai faim.
Donc, déduisons que ce post sera long. Pourquoi ? J’ai faim = je dirai que le post sera court. Dès que je dis ce genre de chose = post long. C’est mathématique. Passons. Profitons plutôt de la saveur parfaite d’un Saint-Pétersbourg en savourant l’écoute de Seisouso.
Ma chambre se remplie de couleurs automnales : les jaunes, les orangés, les rouges, les bruns, les verts chauds ; l’osier côtoie les branches, les feuilles, les roches et les bougies. Pour l’instant, je n’ai terminé que les alentours de la fenêtres et une partie de mon bureau de travail. La vague deux aura probablement lieu aujourd’hui ou ce week-end, si je ne décide pas d’aller plutôt garnir ma bibliothèque en prévision de l’hiver.
Eric-Emmanuel Schmitt, Amélie Nothomb, Jane Austen sont trois noms parmi tant d’autres qui exigent une place sur mes tablettes. Un tour des bouquineries du Vieux-Québec s’impose ! D’ailleurs, je manque tant de livres à Québec que je vais demander à ma mère de m’envoyer ceux que j’ai laissé chez mon père au moment de déménager. Il valait mieux partir léger (Alice m’a suivie ainsi qu’Antigone de Jean Anhouil, je vous rassure) si je ne voulais pas trop ennuyer Delphine, malgré son insistance à me dire que ça irait. Maintenant que je suis installée, le manque se fait sentir. Pourtant, ce n’est pas que je lise énormément depuis mon arrivée. Hormi un Goethe, un ou deux Molière, un Nietzsche et un Anne Rice, je n’ai à peu près rien lu. Cependant, j’aime être en mesure de pouvoir saisir un bouquin au hasard, le feuilleter, en lire quelques pages et le replacer ; entrer l’espace d’un instant dans un autre monde, puis d’en ressortir aussitôt. Pouvoir enfouir mon nez dans les pages embaumant le vieux livre, celui qui a de l’histoire, qui a été pris et repris, odeur très souvent caractéristique des livres de bibliothèque. Le simple velours de l’esthétisme de ces livres que l’on peut saisir à volonté… Vous savez de quoi je parle, n’est-ce pas ?
Qu’est-ce que j’aime ? Qu’est-ce qui me définit, vient me chercher, m’intéresse assez pour que je lui fasse une place dans le nid douillet de ma chambre ?
Je me crée de plus en plus une bulle en ne m’entourant que de ce que j’aime, repoussant ce qui m’ennuie. Je suis incertaine si c’est bien ou non même si c’est généralement quelque chose que tout le monde fait. À l’époque, je me suis enfermée dans une bulle jusqu’à m’y étouffer. Je ne dois pas perdre de vue la porte de sortie. Je ne dois pas m’y enfermer. Sans excès, ce petit monde ne doit pas être mauvaise chose, non ? Chat échaudé craint l’eau froide, comme le dit si bien le dicton. La peur de refaire une même erreur ne rode pas très loin. Mais rien n’est comme avant et il ne faudrait pas en venir de suite à la conclusion que j’en viendrais aux mêmes attitudes ni aux mêmes excès.
L’automne s’est bien installé. Les cours sont bien entamés, ma place est faite à mon boulot, je suis entourée par de nouvelles personnes, je refais la décoration de l’endroit où je vis, je m’habitue à cette nouvelle ville, je découvre de plus en plus ce qui m’intéresse vraiment… Tant de choses ont changés dans la dernière année. Je me sens vieille en ressentant ce genre d’impression. Il y a des années, je pensais que ce ne serait qu’âgée que je ne ressentirais peut-être ce genre de sentiment. D’où l’impression de vieillesse malgré mes vingt ans. En une année, on devient tellement différent ! Ce qui n’a pas changé complètement, c’est cette nostalgie qu’apporte la saison actuelle. Il y a dans l’automne une telle tristesse ! Mais il y a aussi une promesse qui nous dit que tout ira pour le mieux et de continuer à avancer. C’est une saison magnifique au parfum envoûtant. Ma préférée. Et tant pis pour le froid et la pluie !
Je me demande quand même. Si vous pouviez dire quelques phrases à vous plus jeune, que diriez-vous et à quelle âge le diriez-vous ?
J’ai envie de voyager un peu trop partout… L’Europe, l’Asie, l’Afrique, l’Océanie, l’Amérique ; chaque continent trouve grâce à mes yeux. Dans les destinations les plus sérieuses, je pense à la Louisiane pour l’été prochain, ou à la Colombie-Britannique. Ou potentiellement l’Acadie. Tôt ou tard, je visiterai les autres destinations ! Pour dans deux ans, je prévois mon tour Vietnam-Thailande-(Cambodge/Laos). Grâce à Nicky, dès décembre, j’aurai un aperçu de la Belgique, de l’Allemagne et de Paris. Avoir eu plus de temps avant la reprise des cours, j’aurais aimé que mon séjour puisse être plus long, histoire de faire le tour de ces pays plutôt qu’un bref aperçu des capitales.
Je remets à plus tard la décoration et la blibliothèque. Cuisinons plutôt.
Un brownie ? Des biscuits moelleux ? Un gâteau abusivement sucré ? De simples muffins ? Canelle, chocolats, épices, agrumes…
J’ai envie de tout !
P.S. J’attends avec appréhension les résultats de mes deux derniers examens.
Une amie m’a envoyé l’adresse d’une page internet par email en déclarant qu’elle était persuadée que l’article de Richard Martineau m’intéresserait. Au sujet d’un mot tabou, celui-ci parle du terme échec.
Bon, d’accord. Ne disons jamais échec, nous pourrions offusquer les uns, décevoir les autres à leur sujet, faire déprimer celui-ci, botter les fesses de celui-là… C’est ridicule. Un échec est un échec. Soit on réussit, soit on échoue. “J’ai presque réussi” est la chanson du perdant qui n’accepte pas la réalité telle qu’elle est. Soit, tu as presque réussi. Mais tu n’as pas réussi, alors tu as donc “certainement échoué“. Rater quelque chose n’est que rarement une partie de joie, je le conçois. Cependant, pourquoi devrions-nous aller jusqu’à éponger la non-réussite jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un souvenir si vague que l’on ne peut même plus s’en servir pour carburer jusqu’à une réussite prochaine ? Après chaque raté, personnellement, je suis irritée et je me promets de réussir la fois d’ensuite. Ça ne fonctionne pas à tout coup. Toutefois, l’expérience de chaque échec assumé me permet d’aller de l’avant, accompagnée de plus de préparation et de volonté… non ?
Dans le temps, 59 % voulait dire qu’on avait raté l’examen. Moi qui suis si fière, imaginez combien j’ai pleuré et mon égo a mal pris mon 23 % en mathématiques 526. Est-ce que dans ce cas précis, j’aurais pu me dire que j’avais presque réussi ? Non, 23 % est trop loin de 59 % ?
Soit. À partir de quand n’a-t-on pas entièrement raté quelque chose ? Qu’on peut se gratifier d’un ”J’ai presque réussi ?” Dès lors qu’on ne parle plus de note chiffré, sur quels critères se base-t-on ?
Appelons un chat un chat et un échec un échec. Cela ne mettra qu’en valeur les réussites à venir.
J’ai horreur de cette campagne à l’encontre des mots ”à connotation négative”.
Une personne handicapée n’est pas une personne handicapée. Il s’agit d’une personne à mobilité réduite.
Une personne sourde n’est pas une personne sourde. Il s’agit d’un malentendant.
Une personne aveugle n’est pas une personne aveugle. Il s’agit d’un non voyant.
Un vieux n’est pas un vieux ni un vieillard. Il s’agit d’une personne âgée.
Un mourant n’est pas un mourant. Il s’agit d’une personne en fin de vie.
Un noir au Québec n’est pas un noir. Il s’agit d’une minorité visible.
Tout le monde comprend le sens de l’un ou de l’autre de ces termes. À qui croit-on adoucir une réalité difficilement acceptable ? Je ne suis pas contre la création de nouveaux mots ou de nouvelles expressions si la raison de leur création est valables. Créer des circonlocutions euphémisantes afin de faire plaisir à… qui ? Ce n’est pas exactement ce que je juge une bonne raison.
Au plus le temps passe, au plus la société craint ce qui n’est pas recouvert d’un coussin confortable. “La douleur est inhumaine. Aucun être humain ne devrait souffrir. ” Hop, mal de tête, on prend un advil ou une tylenol. Hop, visite chez le dentiste, on gèle la bouche (je suis tout à fait d’accord avec ça, ceci dit). Ce qui fait qu’à la moindre éraflure, une personne hurle de douleur, se croyant être à l’agonie. Vite, apaisons cette douleur ! Oh, personne n’a quelque chose de plus fort ? Ça picote encore un peu. Hey, sans vouloir me prendre pour le nombril du monde, on m’a ouvert le ventre à vif quand j’avais 12 ans. Il fallait le faire rapidement et je ne pouvais pas subir d’anesthésie. Ça a fait mal, incroyablement mal. Le ventre ouvert, le médecin chirurgien a mis des instruments un doigt pour enlever le pus qui s’étaient formé après une opération qui a abouti. Vous savez le meilleur ? Je n’ai ni pleuré, ni crier. Pas que l’envie me manquait. Non, je me suis juré d’être capable de le supporter en silence, ce que j’ai réussi. En contrepartie, ma mère qui me serrait la main semblait sur le point de l’évanouissement. Peut-être, d’ailleurs, que l’une des raisons de ma réussite, c’est elle. Elle me donnait envie de rire.
Tout ça pour dire que si une gamine pleurnicharde peut le supporter, tout le monde en est capable.
La société court à sa perte en aseptisé la langue et la vie de toutes les douleurs potentielles.
Par exemple, il suffit de voir combien les cas d’allergies augmentent années après années, combien l’asthme gagne en popularité, combien les virus et autres gugusses nocifs pour la santé ne sont plus (ou peu) affectés par nos médicaments… La médication est une mauvaise chose, je crois. Une personne malade devrait mourir si elle ne peut s’en sortir sans support médical. Y compris les enfants et les nourrissons. C’est dans l’ordre des choses : un animal malade meurt, ceux en santé survivent. Cela crée une ”race” plus forte et assure un meilleur avenir pour celle-ci. De plus, cela serait meilleur aussi pour l’économie québécoise : plus besoin de payer les médicaments de ceux qui abusent du système. Ne nous étonnons pas si je ne suis pas fermée à la privatisation des soins de santé. La raison qui m’empêche d’être entièrement en accord est celle des profits : ces profits devraient aller à l’État pour qu’il puisse les redistribuer dans la société et non pas dans les poches d’une poignée de médecins désireux de s’enrichir plus rapidement.
Je dérive tellement. Revenons à nos moutons.
Un perdant est un perdant. Un gagnant est un gagnant. Un échec est un échec. Un noir est un noir. Un sourd est un sourd. Un aveugle est un aveugle. Un vieux est un vieux. Un mourant est un mourant. Ainsi de suite. Martineau introduit son sujet de manière intéressante et pertinente en parlant de la novlangue. Si un mot n’existe pas pour désigner une réalité, c’est que cela n’existe pas. Par exemple, au Japon, avant que n’apparaissent le terme seku hara (provenant de l’anglais sexual harassment), on ne pouvait pas faire de procès contre une agression sexuelle. Pour quels motifs auraient-on pu le faire ? Parce qu’il “rendait son employée mal à l’aise” ? Pour nous, occidentaux, habitués à cette réalité, nous nous étonnons devant cela ! Ils auraient dû s’en rendre compte il y a longtemps que ça l’existait ! Eh bien, non. Notre perception de la vie n’est pas l’unique manière de voir les choses, ni forcément la meilleure, ni la plus complète. Il y a sans aucun doute des réalités que nous n’encadrons pas dans un mot et dont, conséquemment, nous ne sommes pas conscient.
Acceptons simplement les choses comme elles sont. Ce n’est pas du renoncement.
L’inverse est simplement de l’obstination.

Crédit de l’image: Trésor de la Langue Française Informatisée.
Ça va mal depuis deux jours.
D’abord, je perds mon cellulaire. Appels par ici, appels par là, tentatives pour le retrouver. Rien à faire : personne ne l’a vu nul part. Et Dieu sait combien gentils sont les gens qui travaillent chez Bell pour régler ce genre d’ennuis. Ouais, vive devoir annuler un contrat et tous les frais excessifs pour nous le faire regretter. Pourquoi est-ce qu’on ne peut pas juste transférer le contrat de cellulaire ?
En cours, ce matin, ma co-équipière n’était pas allé porter la feuille de notre choix de notre artiste pour le corpus au prof ce qu’il fallait faire jeudi. Nous avons donc eu la validation de notre choix en retard et nous n’avons même pas encore choisi le corpus, ce qu’il fallait valider aujourd’hui, parce qu’elle n’avait même pas choisie qui que ce se soit. Comment être en retard en commençant.
Ensuite, j’ai cru que le meeting lolita était aujourd’hui mais on m’a heureusement prévenu qu’il était demain. En soirée, je devais aller au souper d’anniversaire de Lara. François devait m’accompagner. Il est passé avant moi. Je n’ai pas pu lui parler de la soirée.
Comme toujours, j’ai été en retard. Et j’ai vécu une nouvelle expérience à me faire détester de prendre le bus.
J’étais assise dans le fond, là où il y a quatre places qui se regardent. La bus était vide quand je suis entrée. Forcément, en embarquant des gens, des personnes sont venues s’asseoir près de moi. Deux noirs et un arabe (ou quelque chose qui en avait l’air. De me sentir coincée sur le bord de la fenêtre ”entourée” par eux ne m’était pas agréable, mais c’est la bus. Je n’en fais pas de cas. Personne d’autre dans la partie arrière de la bus. Ma musique sur les oreilles, je les regarde vaguement parler en riant.
Soudainement, je sens qu’on me touche la cuisse. Je suppose que ce n’est pas voulu, je ne réagis toujours pas. Loin de l’enlever, le noir a dit quelque mot à l’autre noir, en face de moi, en une probable langue africaine. Non mais sérieusement, même dans un mauvais film porno, on n’aurait pas été plus direct : le gars me sort une coupe de vingt en les désignant d’un geste tous les trois. Je n’ai pas eu à voir pour savoir que je le faisais bander.
Ça m’a rappelé pourquoi je ne mettais plus ma jolie robe noire à polkadots.
Et ils ont insistés jusqu’à ce qu’il y a trop de monde derrière et que j’ai commencé à sérieusement hausser le ton pour leur faire comprendre de me ficher la paix. Je suis descendue avant mon arrêt et j’ai couru jusqu’au Tokyo en pensant y avoir une soirée qui me ferait oublié cet incident. Finalement, le souper n’y était pas et, n’ayant ni cellulaire ni d’accès internet ou quoi que ce soit pour rejoindre les invités ou Lara pour apprendre où ils étaient, je suis rentrée.
Carl devait venir me trouver ce soir ou demain matin. Il ne viendra pas. Sa voiture est brisée et les garages sont fermés le week-end. J’ai voulu aller le trouver là-bas : il travaille demain de 12h à 9h. On s’entend que j’arriverais à 2h 30 du matin à Jonquière, on dormirait, il se lèverait travailler, j’irais errer toute la journée en ville, je le verrais en soirée et dimanche. Carl a de l’école le lundi à partir de 8h et je dois rentrer pour mon cours du lundi soir. Est-ce que deux nuits valent 65$ ? Est-ce que ça vaut toute l’attente de samedi alors que je ne sais même pas si tout se passera bien avec Carl, avec qui j’ai fraîchement repris/en train de reprendre ?
Je ne sais pas. En fait, le problème est que si Lei ne peut pas passer la journée de samedi avec moi, je suis à la rue tout ce temps…
J’espère que j’aurai un peu plus de chance pour les billets du cirque du soleil demain matin.
Qui tape presque tous les jours hot girls quebec et viens sur mon blog par ces mots-clés ? Car ce n’est pas tout d’avoir le résultat sur google, faut cliquer sur ma page pour que l’entrée soit enregistrée…
._.
Sinon, yay ! Je viens d’apprendre que mes parents payaient ma session. J’ai de l’argent pour dîner maintenant. Là-dessus, je vais d’ailleurs passer au IGA pour me faire un lunch pour ce soir.
Quelle photo vous motiverais plus à acheter le seul chocolat non belge qui vaut la peine d’être dégusté ? Passons sous silence que celle de gauche n’est pas jolie, que j’ai l’air moche, que mes vêtements ne s’agencent pas bien, que j’ai l’air gamine, etc. Remarquons la tronche idiote que je tire sur celle de droite. Par contre, étrangement, j’aime bien celle de droite. Merci à Carl pour sa participation active aux photos.
Début des cours, début des gaffes !
J’entre en retard dans le local de mon premier cours. Vérification faite avant d’entrer, bien sûr ! Je m’assoie à un bureau, jette un oeil au syllabus et lit ”Histoire du Ve jusqu’au XVe siècle”. Hein ? J’ai un cours de phonétique. Ah, peut-être que c’est une partie du cours ! Sans me poser davantage de questions, j’écoute le professeur. Le doute s’installe. Suis-je au bon endroit ? Oui, bon local, bonne heure. Je regarde la fille derrière moi et lui demande s’il y a eu un changement de salle de classe. Voilà. Effectivement, il y avait eu un échange de locaux. Bref, quittant la salle de 200 personnes, je me suis rendue au bon cours un petit peu gênée quand même…
Mon premier cours m’a rassuré quant à l’université. Je sens déjà que j’adorerai ce cours où l’on abordera les questions phonétiques du français, du mongol et du latin, sans compter que nous avons à apprendre le cyrillique. Ça ne me sera pas difficile. J’ai appris le cyrillique pour passer le temps chez ma mère Noël dernier. Il suffit de me rafraîchir la mémoire et tout ira bien. N’empêche que d’avoir des bases de phonétique et de cyrillique me rassure. Je ne pars pas de zéro.
Nous sommes plus de cent cinquante dans mon programme, dont une large majorité désire devenir orthophoniste. Je me demande combien traverseront le BAC et pourront seulement appliquer la demande d’inscription ? Croisons les doigts pour que j’en fasse parti !
S’il n’était pas si tard, je vous endormirais avec mes turlupitudes qui me hantent. Mais il est tard, remarquons-le, quand j’ai à me lever à 7h demain, que j’ai 3h de cours pour commencer la journée suivi de 8h 30 de boulot. Un verre ensuite, quelqu’un ? Profitez, mon horaire se remplit si vite que je me demande quand j’aurai le temps de souffler entre le boulot, l’école, les lectures, les soirées universitaires, les concerts, le sport et les amis en visite…
Vendredi, six heures de cours m’attendent. Je pense que je travaille en soirée. À vérifier. Puis, samedi, je travaille toute la journée. Carl arrivera vers 23 heures pour me rendre visite jusqu’au lendemain. Sa présence me fera du bien malgré tout. J’ai besoin d’une personne avec qui je peux discuter et avec qui je peux risquer de pleurer sans me heurter à un mur de panique. Je n’aime pas pleurer devant les gens. Ça me rend mal à l’aise de les rendre mal à l’aise. Je ne pense pas que je déprimerai longtemps. Ce n’est même pas une déprime. J’ai juste des trucs sur le coeur et j’ai besoin de les extérioriser en compagnie d’une personne qui sait comment faire pour que sa simple présence me suffise. Je suis devant un dilemme moral et de grands questionnements…
En contraste, je suis contente d’avoir pu voir Mylène aujourd’hui. Nous sommes allées dans le Vieux pour se balader autant qu’elle le pouvait (considérons qu’elle est toujours en convalescence), trouver son hôpital et souper au restaurant ensemble. J’ai dépassé mon budget… sans remords : le sauté de crevettes à l’orientale le vaut bien, non ? ;__; Je sauterai un repas demain pour compenser vu que je n’ai pas pu me faire de lunchs ce soir !
Sur ces belles paroles et une photo cam de plus, bonne nuit, groupe !
Questionnement existentiel. Irai-je à l’activité d’initiation de mon programme ou non ?
Très sincèrement, je n’en ai aucune envie. À 10h le matin, il faut se réunir et se déguiser en page du dictionnaire (interprétation libre du costume) et apprendre ces quatre règles de grammaire par coeur, avant d’aller au Pub X plus tard dans la journée :
1-Il faut généralement répéter les prépositions “à”, “de” et “en” devant chaque nouveau complément, sauf si les deux compléments forment un tout.
2-La virgule subordonnante permet d’insérer un mot, un groupe de mots ou une phrase (incidente, incise ou subordonnée) dans une phrase “P”. Cette virgule s’emploie par paire, c’est pourquoi on l’appelle aussi virgule double. L’une de ces deux virgules peut être remplacée par une majuscule en début de phrase ou par un point en fin de phrase.
3-Le subjonctif est le mode de la dépendance : il ne s’utilise que dans les subordonnées, sauf à la 3e personne, où il peut exprimer un ordre ou un voeu à la manière d’un impératif.
4-Les articles partitifs “du”, “de l’”, “de la” et “des” sont des articles définis employés devant un nom désignant un nom non comptable, devant un nom désignant une chose abstraite, devant les noms d’auteur pour désigner une partie de leur oeuvre, et très couramment devant le verbe “faire”.
Est-ce que je devrais me forcer malgré tout mon manque d’envie à y aller ? Ça peut paraître idiot mais ce genre d’activité me stresse énormément. Ce sont des gens que je côtoierai régulièrement, pas des inconnus que je ne reverrai peut-être jamais. D’un côté, j’ai peur de ce qu’ils penseront de moi si j’y vais. De l’autre, je m’en contrefiche assez pour ne pas avoir envie d’y aller, non par crainte mais parce que je trouve que ça a l’air moche.
Je verrai mardi…
Bonjour !
La décision a rapidement été prise : je suis allée au Saguenay. Ça n’a pas été comme prévu. Je n’ai pas pu aller dormir chez Jimmy parce que ça dérangeait ses colocs. Résultat, je suis allé dormir chez Carl qui est, finalement, toujours amoureux de moi maintenant que je me suis détachée et que je suis passée à autre chose.
Conséquence : j’ai quitté le Saguenay mardi matin plutôt que jeudi matin. Si j’y étais restée, je pense que rien de bon n’en serait ressorti en ce qui concerne notre relation. Nous ne pourrions pas être heureux ensemble. Se fermer les yeux là-dessus ne mènerait à rien d’autre qu’à se jouer dans les trippes. Ce que je voulais principalement faire était en y allant fait, de toute manière. J’avais vu ma meilleure amie, j’étais passé au Café Klimt, j’avais pu discuter avec Carl et passer voir mes anciens professeurs de cégep. J’aurais voulu prendre un thé avec Mylène et Joël. Ce n’est que partie remise. Je repasserai bien par là un jour !
Fidèle à son habitude, Kira a bien aimé appuyer sur le bouton-déclencheur pour se prendre en photo.
Aujourd’hui, étant seule chez moi jusqu’à demain, j’ai décidé de sortir pour profiter du soleil radieux. J’ai fait le tour des bouquineries du Vieux-Québec et des alentours à la recherche d’un exemplaire des Souffrances du jeune Werther pour l’offrir à Carl : sans succès. Si on ne lit un livre qu’au bon moment, il faut croire qu’il n’est pas encore le temps pour lui de le faire. J’en ai profité pour ajouter un livre à ma collection. Le Parfum de Patrick Süskind a donc intégré ma bibliothèque. Et un de plus ! Au Saguenay, j’ai acheté Le Malentendu de Camus. Et deux de plus !
Parlant de collection, de nouvelles photos ont rejoint celle sur mon mur. Dix au total. D’autres ne tarderont pas ! En voici deux parmi elles.
Je me demande si je dérange François. Je vais le voir une à deux fois par semaine sans qu’il m’ait invité à le faire. Je me doute bien que si je le dérangeais, il en aurait glissé un mot plutôt que de me rappeler que je lui devais un pichet au pub Ste-Angèle comme il l’a fait hier (je lui avais donné cette excuse à utiliser comme occasion de me voir). N’empêche, j’ai peur de paraître insistante. J’apprécie énormément sa compagnie. Quand je suis avec lui, je n’ai pas à paraître d’être quoi que ce soit. Je peux être simplement moi sans me prendre la tête. Tout le monde doit savoir à quel point cela détend. En fait, non. Je suis généralement, voire tout le temps, naturelle maintenant. Je dirais plutôt que je ne me pose pas de questions en sa compagnie.
Les questions. Une apparaît, je trouve sa réponse, quinze apparaissent…
C’est toujours comme ça, non ? Si l’on n’y prend pas gare, on peut aisément se perdre au milieu des points d’interrogations. Les prendre une à une, tranquillement, est ce qu’il y a de mieux à faire, je suppose.
Ah ! L’université se rapproche ! Je ne suis pas certaine du tout d’avoir hâte. J’ai peur de ne pas m’y sentir à ma place. Ma vie sociale va s’étioler. Entre les cours de mon programme, les travaux scolaires, le boulot, mes entraînements, la pratique de mon instrument ou de danse et ma lecture quotidienne, quand aurai-je le temps ?
Là-dessus, je vais dormir. J’ai décidé de vous épargner mes questions philosophiques. Profitez-en pendant qu’il est encore temps !













