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J’ai faim.
Donc, déduisons que ce post sera long. Pourquoi ? J’ai faim = je dirai que le post sera court. Dès que je dis ce genre de chose = post long. C’est mathématique. Passons. Profitons plutôt de la saveur parfaite d’un Saint-Pétersbourg en savourant l’écoute de Seisouso.

Ma chambre se remplie de couleurs automnales : les jaunes, les orangés, les rouges, les bruns, les verts chauds ; l’osier côtoie les branches, les feuilles, les roches et les bougies. Pour l’instant, je n’ai terminé que les alentours de la fenêtres et une partie de mon bureau de travail. La vague deux aura probablement lieu aujourd’hui ou ce week-end, si je ne décide pas d’aller plutôt garnir ma bibliothèque en prévision de l’hiver.

Eric-Emmanuel Schmitt, Amélie Nothomb, Jane Austen sont trois noms parmi tant d’autres qui exigent une place sur mes tablettes. Un tour des bouquineries du Vieux-Québec s’impose ! D’ailleurs, je manque tant de livres à Québec que je vais demander à ma mère de m’envoyer ceux que j’ai laissé chez mon père au moment de déménager. Il valait mieux partir léger (Alice m’a suivie ainsi qu’Antigone de Jean Anhouil, je vous rassure) si je ne voulais pas trop ennuyer Delphine, malgré son insistance à me dire que ça irait. Maintenant que je suis installée, le manque se fait sentir. Pourtant, ce n’est pas que je lise énormément depuis mon arrivée. Hormi un Goethe, un ou deux Molière, un Nietzsche et un Anne Rice, je n’ai à peu près rien lu. Cependant, j’aime être en mesure de pouvoir saisir un bouquin au hasard, le feuilleter, en lire quelques pages et le replacer ; entrer l’espace d’un instant dans un autre monde, puis d’en ressortir aussitôt. Pouvoir enfouir mon nez dans les pages embaumant le vieux livre, celui qui a de l’histoire, qui a été pris et repris, odeur très souvent caractéristique des livres de bibliothèque. Le simple velours de l’esthétisme de ces livres que l’on peut saisir à volonté… Vous savez de quoi je parle, n’est-ce pas ?

Qu’est-ce que j’aime ? Qu’est-ce qui me définit, vient me chercher, m’intéresse assez pour que je lui fasse une place dans le nid douillet de ma chambre ?

Je me crée de plus en plus une bulle en ne m’entourant que de ce que j’aime, repoussant ce qui m’ennuie. Je suis incertaine si c’est bien ou non même si c’est généralement quelque chose que tout le monde fait. À l’époque, je me suis enfermée dans une bulle jusqu’à m’y étouffer. Je ne dois pas perdre de vue la porte de sortie. Je ne dois pas m’y enfermer. Sans excès, ce petit monde ne doit pas être mauvaise chose, non ? Chat échaudé craint l’eau froide, comme le dit si bien le dicton. La peur de refaire une même erreur ne rode pas très loin. Mais rien n’est comme avant et il ne faudrait pas en venir de suite à la conclusion que j’en viendrais aux mêmes attitudes ni aux mêmes excès.

L’automne s’est bien installé. Les cours sont bien entamés, ma place est faite à mon boulot, je suis entourée par de nouvelles personnes, je refais la décoration de l’endroit où je vis, je m’habitue à cette nouvelle ville, je découvre de plus en plus ce qui m’intéresse vraiment… Tant de choses ont changés dans la dernière année. Je me sens vieille en ressentant ce genre d’impression. Il y a des années, je pensais que ce ne serait qu’âgée que je ne ressentirais peut-être ce genre de sentiment. D’où l’impression de vieillesse malgré mes vingt ans. En une année, on devient tellement différent ! Ce qui n’a pas changé complètement, c’est cette nostalgie qu’apporte la saison actuelle. Il y a dans l’automne une telle tristesse ! Mais il y a aussi une promesse qui nous dit que tout ira pour le mieux et de continuer à avancer. C’est une saison magnifique au parfum envoûtant. Ma préférée. Et tant pis pour le froid et la pluie !

Je me demande quand même. Si vous pouviez dire quelques phrases à vous plus jeune, que diriez-vous et à quelle âge le diriez-vous ?

J’ai envie de voyager un peu trop partout… L’Europe, l’Asie, l’Afrique, l’Océanie, l’Amérique ; chaque continent trouve grâce à mes yeux. Dans les destinations les plus sérieuses, je pense à la Louisiane pour l’été prochain, ou à la Colombie-Britannique. Ou potentiellement l’Acadie. Tôt ou tard, je visiterai les autres destinations ! Pour dans deux ans, je prévois mon tour Vietnam-Thailande-(Cambodge/Laos). Grâce à Nicky, dès décembre, j’aurai un aperçu de la Belgique, de l’Allemagne et de Paris. Avoir eu plus de temps avant la reprise des cours, j’aurais aimé que mon séjour puisse être plus long, histoire de faire le tour de ces pays plutôt qu’un bref aperçu des capitales.

Je remets à plus tard la décoration et la blibliothèque. Cuisinons plutôt.
Un brownie ? Des biscuits moelleux ? Un gâteau abusivement sucré ? De simples muffins ? Canelle, chocolats, épices, agrumes…

J’ai envie de tout !

P.S. J’attends avec appréhension les résultats de mes deux derniers examens.

Aux vagues d’envie de dormir qui me saisissent se sont ajoutés des espèces de vertiges étranges durant lesquels j’ai l’impression qu’une seconde dure une minute et que je suis séparée de tout ce qu’il y a autour. Plus dérangeant que dangereux, l’expérience reste tout de même désagréable.

Peut-être que le changement de saison et de luminosité y est pour quelque chose ? Ou – ma mère serait heureuse de m’entendre – peut-être une hypothyroïdie ? De l’anémie ? Je ne croirais pas. Vu le manque de symptômes pertinents, je suppose que c’est plutôt ma photosensibilité qui joue dans mon état présent. Ça et le fait que ça ne me dise rien d’être affectée par la glande thyroïde ou par l’anémie. Considérant aussi l’effet Février, de fortes probabilités qu’il s’agisse effectivement uniquement du rétrécissement du jour. Ça passera. Je n’ai qu’à continuer de me botter et tout ira bien !

Mon voyage en Europe se dessine plus clairement. Nicky a pris ses congés ; ne me manque plus que la confirmation de François, d’acheter billets et passeports et attendre décembre. Ah, que l’avion me fait paniquer ! François, si tu lis ces lignes et que tu m’y accompagnes bien, je te demande de bien vouloir être patient et compréhensif envers la petite Anya que je suis. Si elle n’a qu’une phobie, c’est bien celles des avions. Et peut-être celles des clowns.

Je suis morte de fatigue. J’ai envie d’aller hiberner immédiatemment jusqu’à décembre. Mon corps ne suis pas du tout mon esprit. Mon imagination bouillonne de rêves et de projets, comme toujours. Mais si j’ai du mal à écrire quelques lignes, je ne me fais pas confiance pour réaliser les autres tant que je ne reprendrai pas du poil de la bête.

Je vais essayer de rester réveiller jusqu’à mon cours de Step et après celui-ci, études… Ô joie.

Bonjour tout le monde !

Aujourd’hui, je me suis fait une première connaissance dans mes cours. Un Steve étudiant en traduction ayant un cours de Français en Amérique du nord en commun avec moi. Nous avons papoté un peu durant le cours pendant que le professeur répétait comment s’incrire sur un forum internet. Oh, dans ce cours, j’ai à réaliser un travail d’équipe avec un étudiant. Ma partenaire s’appelle Frédérique et vient d’Allemagne. Si tôt que j’ai su qu’il y avait six ou sept allemandes, je suis sautée sur l’une d’entre elles. Elle a fait mon bonheur en acceptant !

Parlant d’étrangers, j’ai croisé un des enseignants de japonais de l’Université Laval, Kenmi, ce midi en attendant l’autobus. À ma grande surprise, il m’a aussitôt reconnue, m’interpellant de cette manière : “Ah, lolita-chan ! Bonjour, bonjour !” Sa manière de répéter ce qu’il dit m’amuse. C’est mignon, enfantin… japonais. Je crois que je relancerai notre correspondance via email bientôt. Ou pas. S’il est intéressant, au moment d’écrire, je me heurte au syndrome de la page blanche : je ne sais pas de quoi lui parler. Nous discutons généralement de langues, du Japon, de la Russie, de modes vestimentaires et de lieux communs. Cela comble bien un trajet de bus comme aujourd’hui… Mais s’il faut l’écrire, je me sens si superficielle que ce que j’écris m’énerve.

“Mais ton blog est superficiel et tu écris presque quotidiennement !”, me direz-vous.
Effectivement. Je n’essaie pas particulièrement de creuser les sujets ici. Je préfère le faire en parlant avec chacun d’entre vous. De cette façon, je peux approfondir uniquement sur ce qui vous intéresse tout en gardant un souvenir écrit de ce qui s’est passé. Il s’agit aussi d’un exercice de volonté. Je ferai attention d’être moins légère dans l’avenir, peut-être.

Je ne pensais pas qu’il se souviendrait de moi vu le nombre d’étudiants qu’il rencontre chaque jour. Nous nous sommes vus une seule fois auparavant, en février dernier lors de la journée Portes ouvertes de l’Université. J’admire sa mémoire, moi qui suit souvent embarassée de ne pas reconnaître les visages et qui a parfois du mal à me figurer le visage de mes connaissances… Bref, grâce à mes ”yeux inoubliables”, il m’a replacé de suite.

Vous pouvez matter les yeux inoubliables !

Vous pouvez matter les yeux inoubliables !

Je suis contente. Mon père a approuvé mon choix de laisser tomber mon cinquième cours et de prendre des cours d’été. Je lui ai fait part de mon intérêt envers la neurolinguistique du coup. J’apprécie qu’il me soutienne autant sans tenir compte de sa propre déception à mon égard. Il aimerait m’avoir près de lui, de pouvoir discuter régulièrement avec moi comme nous le faisions pendant que j’étais chez lui. Mistassini est si étouffant et ennuyant ! Il sait pertinemment que je ne retournerai pas y vivre. J’en serais incapable. Je n’ai qu’à me remémorer ce que cette ville est pour moi que je préfèrerais l’exécution sommaire au consignement là-bas. Plus jamais.

Je regarde mon agenda et je vois les pages se remplir. Déjà ? Quand aurai-je du temps libre ? Et je pensais avoir le temps de me lancer au violoncelle ou à la danse ? Gardons-les pour la session d’hiver.

Si mes yeux ne fermaient pas tous seuls, j’aurais poursuivi en me demandant pourquoi le sentiment d’appartenance peut est si important pour l’être humain. Ce soir, un couple et leurs parents sont passés à la boutique. Ils venaient du Saguenay. Je me sentais proche d’eux d’une certaine manière. Pourtant, je ne les connais pas du tout. S’ils étaient venus d’Abitibi, je ne les aurais pas moins connus mais ils m’auraient semblés beaucoup moins dignes d’une vive affection venue de nulle part !

Je ne tiens plus. Si Rammstein me sert de berceuse, c’est le temps que j’y aille !

Rammstein

Rammstein

Malgré le manque de temps… Je voulais poster pour dire que j’aime mes cours !

Je me sens à ma place dans ce programme. Le goût du défi et la motivation m’aideront à réussir. Je ne m’en fais pas. Plus nous embarquons dans le sujet, plus je me sens jubiler. Le langage n’est-il pas la plus merveilleuse invention de l’homme ? De pouvoir s’exprimer, d’être en mesure de partager ses émotions ou ses pensées, qu’elles soient concrètes ou abstraites, n’est-ce pas impressionnant ? D’arriver à se comprendre malgré toutes les nuances langagières individuelles, de la parole, même si des différences de vocabulaire et de prononciation s’imposent pour donner une richesse incroyable et diversifiée à notre langue commune, le français, c’est une des plus belles choses qui puissent exister à mes yeux. Probablement parce que je parle trop.

Et que je n’écris plus assez. Quoique j’ai retravaillé Lune et je pense que le résultat final est bien meilleur que le premier. Je le reposterai sur mon Boudoir. À ce rythme, le cycle de l’immersion s’achèvera dans vingt ans. Plus que trentes nouvelles à boucler. Et j’avais eu la lubie de penser que j’aurais terminé d’ici Noël ! C’était sans compter sur mon manque de discipline en ce qui à trait à l’écriture…

Détail anodin : mes manuels de phonétique ont tous deux la même barre rouge sur le bas de la page couverture. Complot ou hasard ?

Nous sommes en droit de nous poser les vraies questions !

Telles que ”Pourquoi aie-je faim lorsque j’ai mangé comme un ogre trois heures plus tôt ?”, “Pourquoi je n’arrête pas de déplacer le curseur de la souris (du touch pad) sans le faire exprès et que je ne cesse de perdre ce que j’écris ?”, “Pourquoi je m’intéresse à quelqu’un que je ne peux pas avoir ?”, “Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à dormir quand j’ai des cours le lendemain matin ?”, “Où est-ce que je perds mes élastiques à cheveux ?”, “Quand est-ce que je vais me faire tatouer ?”, “Quand irai-je à Rivière-Éternité ?”, “Pourquoi j’endure une chanson que je n’ai pas envie d’écouter ?”, “Est-ce que j’arriverai à avoir un Lucky pack Baby le 10 septembre ?”, “Est-ce que je préfère devenir orthophoniste ou neurolinguiste ?”, “Pourquoi je ne ferme pas ma fenêtre même si je grelotte depuis une heure ?”, “Irai-je au concert d’Avenged Sevenfold finalement ?”, “Est-ce que je mets un pyjama ou une camisole pour dormir ?”… Et ainsi va le questionnement.

Oh, et aussi : ”Quand réglerai-je ma personnalité conflictuelle ?”
J’arrive à me disputer toute seule. Ça n’a pas de sens. Je me nargue toute seule, je me provoque toute seule. ._.

Revenons-en à la question principale : Complot ou hasard ?

(8) Vodka, caramel, chewing gum fraise…

Bon, suites à deux erreurs de manipulation de ma part, j’ai perdu deux fois ce que j’avais écris pour post. Je serai plus concise cette fois et plus attentive.

J’ai passé les deux derniers jours à travailler, à aller au Moulin à images et à voir Francis. Résumons ce qui touche le boulot grâce à ”Bouhouhouhou, une fille avec qui je m’entendais bien à été mise à la porte mais si elle l’a été, elle doit le mériter parce que le gérant ne renvoie pas si aisément un de ses employés” et ”Tant pis, je m’entends bien avec tout le monde et j’aime mon boulot!”. Ah, rajoutons un ”Il y a des freaks qui me font peur.” Comme cette madame qui prêche la foi chrétienne en gueulant dans la rue contre les démons des cellulaires. Comme le monsieur qui disait que la boutique allait exploser, à cause de ”fautes et d’erreurs”, de ”chevaliers et de démons”. Il m’a réellement dérangée. Il m’effrayait. Grand, mince, le visage émancié, les yeux ronds, globuleux et cernés de plusieurs nuits blanches, les mains blessées… Je ne veux plus le voir !

Parce que je suis lâche de récrire pour une troisième fois ce qu’est le Moulin à images en mes mots, je vole ce qu’en dit MonQuébec2008 ainsi que leur photo :

Événement gratuit dans le cadre des festivités entourant le 400e anniversaire de Québec.
Tous les soirs de 22 h à 22 h 40, beau temps mauvais temps

Le Moulin à images est un document visuel et sonore de quarante minutes projeté sur les silos à grains du port de Québec. Ceux-ci deviennent ainsi le plus vaste site de projections géantes jamais exploité (30 m x 600 m – ou quelques millions de pixels…). Cette immense structure de béton se transforme en narrateur et devient, à travers son récit, le témoin privilégié des 400 ans d’histoire de Québec.
Il s’agit d’une mosaïque animée qui, passant avec les époques de la gravure à la peinture, puis à la photo et à la vidéo, dresse un portrait impressionniste de l’identité de la cité au fil du temps. L’œuvre est structurée en quatre mouvements correspondant aux quatre siècles d’histoire de la ville : le chemin d’eau, âge de l’exploration et de la découverte; le chemin de terre, temps du défrichage et de l’appropriation du sol; le chemin de fer, moment de l’éclosion industrielle; et, enfin, le chemin d’air, période du développement des communications et des moyens de déplacement.
L’ensemble fait 600 mètres de long par 30 mètres de haut et compte 81 silos.

Comment faire un post qui semble long et travaillé alors qu’il n’est en fait qu’un ramassis de copier-coller. Oui, j’ai honte. J’écrirai mes appréciations et critiques une prochaine fois, je compte y retourner.

En ce qui concerne Francis… Les choses avancent tranquillement mais sûrement. Je me sens vraiment bien et choyée auprès de lui. Nous irons à Rivière-Éternité et à Tadoussac ensemble dans les prochaines semaines, ainsi qu’à Mistassini et potentiellement à Chicoutimi. Il veut voir les régions. Et pour une raison mystérieuse, j’ai eu envie d’accéder à ce désir. Je veux voir Mistassini et le Saguenay avec des yeux de touristes, redécouvrir des endroits connus. Ça sera amusant, ne pensez-vous pas ?

Pour l’instant, nous la coulons douce sans trop réfléchir. Nous passons du temps avec de ses amis, nous écoutons de la musique classique, il tente de me convaincre d’écouter des films, il me fait goûter à des trucs bizarres (gaspascho, chocolat au sel de je sais plus quoi…), nous allons acheter à boire à une heure du matin au dépanneur à quinze minutes de chez lui, nous discutons… Nous sommes allés à la Pointe des Amériques avant hier soir. J’ai aimé autant qu’à la première fois mon sauté de crevettes à l’orientale. J’ai gouté un cocktail appelé Ciel bleu : vodka, jus de lime et curaçao bleu. C’est très bon ! Mais vous savez tous que je suis vendue à ce qui contient de la vodka…

Cet après-midi, durant ma pause-dîner, j’ai passé au McDo chercher des croquettes et deux sundays, décidée à en offrir un à Francis. J’avais apprendé mais j’espérais quand même : il n’était pas là. J’ai donc passé au Temporel et je l’ai refilé à Andrée-Anne, une serveuse souriante et mignonne que j’aime bien. On ne s’est jamais vraiment parlées mais on se salue toujours d’un sourire et d’un ça va ? quand on se croise. Éventuellement, j’aimerais bien la connaître davantage.

Bref, je suis heureuse de ma vie actuelle. Je travaille, j’ai de l’argent, j’ai une vie amoureuse, une vie sociale, une vie culturelle… Espérons que l’université à l’automne ne vienne pas tout gâcher !

Là-dessus, je vais me faire du riz avec des légumes et je me couche. Demain, je bosse de 10 à 2, ensuite je passe l’après-midi avec Francis. En soirée, j’irai peut-être retrouver Francis ou j’écrirai. Les deux me font envie.

1- Nouvelle coupe de cheveux. Ce sera un mélange de ces deux coupes. Mes cheveux poussent assez vite que je ne m’inquiète pas si jamais je n’aime pas le résultat.
La couleur ? Je pense à rouge ou mauve foncé avec des mèches roses.

2- Tatouage.
Ce sera une calligraphie arabe de Changement ou Équilibre. Il faut que je choisisse entre les deux.
Où ? Soit sur le côté du cou soit sur le côté du dos.

3- Percings.
Je me ferai percer le nez et à quatre endroits sur les oreilles.

4- Mon chien !
Un petit poméranien en Octobre !

Je me demande si je devais toujours aller au bal masqué ou pas vu les circonstances, ce qui me coûterait des accessoires de plus…

Hier, Jimmy Dallaire, le propriétaire d’Adrenaline 24, est passé à La Table Ronde en ignorant que j’y travaillais. On a discuté un moment, tous les deux surpris. Ça a vraiment été un moment agréable qui m’a remonté le moral. Dans deux semaines (le temps qu’il soit en appart), j’irai sûrement passer quelques jours chez lui. Ça me permettra de voir une certaine personne, ma première fréquentation sérieuse, que je n’ai pas vu depuis longtemps même si, dans le fond, il arrive pour de bon à Québec dans deux semaines et que je suis censé le voir demain vu qu’il sera de passage. Je passerai au Café Klimt aussi pour déprimer Pierre. J’ai un café de prévu à l’horaire et potentiellement un autre, c’est parfait ! Ah, Pierre. Je lui enverrai une carte postale demain. J’aimerais voir sa tête quand il la recevra. J’ai même pris mon temps pour la choisir pour poser mon choix sur une photo de la fresque relatant l’histoire de Québec située dans le Petit-Champlain. Il aime l’art, non ? Donc, c’est celle qui m’a semblée la plus appropriée. Les cartes aux éclatantes couleurs d’automne se seraient agencées aux photos décorant le café mais elles étaient hors saison. Ce sera pour une prochaine fois ! De plus, si la chose est possible, je me ferai tatouer à ce moment chez Sylvain Gagné. J’hésite encore sur l’endroit et quelle calligraphie choisir mais d’ici-là, je devrais avoir posé mon choix.

Pour ceux qui veulent me voir pendant mon séjour (18-19-20-21 août), tirez-moi en un mot ! Le planning est en train de se faire mais pas avec les personnes que j’aurais pensé la semaine dernière. D’ailleurs, je pense que l’école commence aussi cette semaine-là…
EDIT : Après vérification, le cégep ne recommence que le 25 août pour Chicoutimi et je ne trouve pas la date pour Jonquière. Ahaha, moi ce n’est que le 2 septembre !

Non, pour ceux qui l’ignore, en parlant de fréquentation, je ne parle pas de Carl. Je n’ai pas mentionné sur le blog que j’avais été rejetée à nouveau après cinq jours vraiment agréables. Eh bien, c’est fait sauf qu’on ne s’y attardera pas. Peut-être qu’un jour quand il sera moins perdu dans le noir, les choses changeront-elles. Mais je crois que, quitte à le faire juste pour me tenir tête et pour ne pas me donner raison, il n’y aura pas de changements. En conséquence, j’ai abandonné des projets qui me tenaient à coeur… dont celui du voyage au Vietnam en mai 2010.

Il n’y avait plus finalement que sur la dizaine d’intéressés, deux-trois personnes ‘’sérieuses”, dont lui et deux personnes dont je doute de leur motivation nécessaire à y aller. Ce n’est pas en disant “Cool, je vais venir” qu’on peut le faire. Ça demande du temps, de l’argent, de la motivation. Si je suis pour m’y ramasser seule avec Carl… Aussi bien avorter l’idée et la remettre à un jour inconnu où j’irai seule par choix ou accompagnés de gens agréables. D’ici-là, je change de destination et n’inviterai personne à venir avec moi. Ce qui m’attend ? La jungle ou le désert. Deux lieux antithétiques : l’un humide, l’autre sec, l’un où il pleut souvent, l’autre jamais, l’un inondé de plantes, l’autre aride et presque sans vie… Mais qui se rejoignent dans le sens où je me trouverai probablement folle d’y être allée pendant que j’y serai : marre de la chaleur, de la pluie, terrifiée par les insectes et les dangers à en devenir paranoïaque… Ne pensez-vous pas que ce sera marrant ? Je n’ai pas commencé à regarder encore mais ça ne tardera pas.


La jungle du Belize

Le désert de Gobi

Là-dessus, avant d’y être, des crêpes au sarassin au sirop d’érable m’attendent sur la table, préparées avec amour par Nathalie ! Croisez les doigts pour qu’il fasse beau mercredi soir, je vais avec elle voir les grands feux Loto-Québec si la température s’y prête !

Bonjour !

Aujourd’hui, j’ai travaillé de 10h à 17h. J’ai pu finir mes heures, contrairement à hier où j’ai été malade vers 15 heures… La nausée m’a suivi une partie de la journée avant de prendre la décision de me laisser tranquille. Pas à s’inquiéter pour les nausées, les amis, je peux vous l’assurer. Quelque chose a dû mal passer, je suppose. La journée a été fort sympathique. J’ai appris à utiliser la caisse. +1 point en polyvalence. En déballant des commandes, j’ai discuté avec Louis, le gérant. Nos sujets étaient aussi intéressants qu’amusants ! Le travail s’est bien passé.

Après le boulot, je suis allée à la découverte de l’épicerie en passant par le terrain de jeu/parc en face de la maison. Lei pourra confirmer ma blonde attitude : j’ai traversé le stationnement entier d’IGA en passant à côté des portes sans le voir. Je me suis rendu à l’autre bout du terrain du petit centre d’achat, persuadée que le IGA était quelque part derrière. Bloquée par une clôture, je me suis retourner en grommelant à Lei avec qui je discutais au cellulaire et, soudainement, ô merveille, ô miracle, je vois l’épicerie. Et j’ai honte. J’ai fait des courses comme vous le devinez. Du pain, des oeufs, bananes, clémentines, concombres, des friandises glacées Rollo, tartinade aux framboises… Je rentre à la maison.

Nathalie est arrivée entre-temps ! Tiens donc !

Avec des sacs d’épiceries ! La moitié de nos achats étaient les mêmes. Nous avons donc pris la résolution de nous prévenir mutuellement si nous passions faire les courses, par cellulaire ou par post-it. -_-

Parlant de Nathalie (ma propriétaire), j’ai passé 2-3 heures à discuter ce soir avec elle. On a soupé ensemble devant un Harry Potter 4 qui a joué sans qu’on lui porte vraiment attention, discutant de voyages qu’elle a fait dans le passé, de ceux que je veux réaliser, de baroque, de romantisme, de tragédies, de Bethoveen, de films, de livres, de poésies, de double astrologie, de nos boulots, de nos types d’hommes, … Ça a été relaxant. J’ai adoré ma soirée.

Sinon, j’ai pris 16 résolutions ce matin, toutes réfléchies depuis un moment ! La plupart sont juste logique et théoriquement je devrais déjà le faire, mais bon…

  1. Faire 30 minutes d’exercices quotidiens pour ma souplesse.
  2. Faire 3 fois 30 minutes de sport par semaine.
  3. Préparer mes lunch la veille et non le matin même.
  4. À moins d’empêchement extrême, faire ce que j’ai à faire dans les deux jours qui suivent la date où j’ai à le faire (je dois me recommander une carte d’assurance sociale).
  5. Prendre plus soin de ma peau.
  6. Sortir au moins 2 fois par semaine avec des amis, qu’importe le type de sortie.
  7. Écrire au moins au 2 jours sur mon blog et composer un post intelligent au moins une fois par semaine.
  8. Tenir le fil de mes dépenses et de mes rentrées d’argent.
  9. Devenir bilingue.
  10. Être capable de tenir une conversation de base en espagnol (pour le boulot, être capable de me débrouiller)
  11. Économiser 60 $ par semaine à partir de mes chèques de paie pour le mettre dans un compte de banque réservé aux voyages.
  12. Tenir un journal santé.
  13. Manger plus sainement.
  14. Dormir minimum 6h 30 par nuit.
  15. Être plus écologiste (moins gaspiller d’eau, éteindre les lumières, recycler plus que je ne le fais déjà, etc).

Je me donne un mois pour commencer à les mettre en application. Attention, je ne dis pas les avoir toutes réalisées et toutes les tenir sans faute, loin de là. Je dois démontrer une volonté d’accomplir chacun des points d’ici la mi-août et d’avoir commencer à les mettre en pratique, même si c’est une fois aux 5 jours. Je ferai de mon mieux ! Je suis motivée à les suivre !

Petite note : Les Rolos glacés, c’est pas bon. N’en achètez pas.

Sur plusieurs plans, j’ai changé dans les derniers mois, dans les dernières semaines, dans les derniers jours. Mon caractère, je crois, s’est adoucit ; il est devenu rare que je me fâche (généralement, c’est à cause de l’exaspération), je suis moins facilement déçue (plutôt que de bouder si on ne fait pas quelque chose de prévu, je le prends comme une excuse pour se revoir bientôt), je me sens mieux dans ma peau, plus tranquille, voire sereine, malgré certaines phases de stress et d’inquiétudes (presque uniquement, jusqu’à maintenant, reliés à une situation de couple (inexistant ? assez, oui…) instable).

Ma vision de la vie n’est plus négative. Je n’ai rien contre le fait de vivre et je ne peux pas attenter à ma vie en conséquence de cette nouvelle vision. Je n’ai pas le droit de décider pour toutes ses petites vies en moi qui veulent vivre que c’est l’heure de la tombée du rideau. Peut-être en faire l’objet d’un prochain post ? Ou pas.

Je gagne aussi, mi par bonne volonté, mi faute de choix, en autonomie et en indépendance. Même si j’ai des amis et une propriétaire qui se soucient de moi, si je ne prends pas soin de moi, personne ne le fera à ma place. Ça devient tout naturel à force d’y être… forcée.

J’ai réalisé ce que j’avais besoin pour être pleinement heureuse : trouver un endroit qui me donne l’impression d’être ”Chez moi” et avoir auprès de moi les êtres qui me sont le plus chers. Le reste n’est que détail qui embellisse ou enlaidisse un tableau. J’ai trouvé cet endroit ”où j’appartiens” dans la ville de Québec. Cependant, Carl et Lei n’y sont pas. C’est ce qui m’empêche d’être entièrement comblée. Malgré ce que peuvent vous avoir fait penser certains posts, je suis bien ici. J’y suis heureuse. Je suis moins romantique qu’auparavant, ce que vous auriez dû remarqué à la lecture des lignes précédentes. Je me complais que très rarement dans cette mélancolie qui m’a bercé si longtemps. J’ai trouvé l’objet de mes recherches, mon sanctuaire, je suis peu souvent seule, que les couleurs vives commencent à envahir ma garde-robe, que j’aime en me sentant aimée en retour, que mes rêves sont devenus réalisables si je m’en donne la peine, je mange mieux, je dors mieux, je suis plus en santé, je veux essayer des choses qu’avant je repoussais de la main en plissant du nez, et ainsi de suite… Ça doit aider. Moi qui détestait ”faire du social”, j’y prends souvent plaisir aujourd’hui ! J’ai rencontré à Québec des gens qui m’y ont poussé sans le savoir et que j’avais envie de voir, dont j’avais envie de pouvoir apprécier la présence tout simplement.

Mon avenir ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. On m’a déchiré en plein visage celui que je chérissais, tandis que j’allais enfin l’atteindre.  Toutefois, cette famille et ce mari dont je prendrai soin restent à mes yeux l’objectif final. Quel conservatisme pathétique, n’est-ce pas ? Pourtant, plus que tout, c’est ce à quoi j’aspire. D’ici-là, je veux voyager, voir le monde, partir à l’aventure, le regretter de temps en temps, en pleurer (?), en rire ; je voudrais partager cela avec quelqu’un, quelqu’un mais pas n’importe qui, non par peur, non par besoin mais parce que j’en ai envie. Se remémorer des souvenirs partagés est si agréable ! Les Japonais ont un proverbe dont je peux me servir pour argument : “On ne voit pas avec les huit yeux des autres.” Personne ne remarque, ne ressent, ne perçoit, ne s’attarde aux mêmes choses, sensations et impressions que son voisin. Comparer ces expériences doit être un tel plaisir ! Je suis tellement impatiente d’aller au Vietnam ! Épargnons, épargnons… 

En ce qui concerne le lolita, j’ai abandonné les communautés lolitas. C’est un milieu si capricieux, si difficile, si hautain et élitiste ; une erreur, que tu sois débutante ou confirmée, et ça y est, on reçoit l’étiquette d’ita lolita. Il est difficile par la suite de s’en défaire. Je suis contente d’avoir réussi à l’éviter tandis qu’à mes débuts j’aurais facilement pu y sombrer ! Oui, il est agréable de pouvoir parler avec d’autres personnes d’un intérêt commun assez rare. Je ne m’interdirai pas d’en discuter avec qui que ce soit non plus. Seulement, dans les communautés, plus que la simple discussion, les filles cherchent à ”grimper dans la hiérarchie”, à démontrer à coups de phrases assassines et/ou bien tournées à quel point elles sont plus lolitas que l’autre, à gagner de la e-fame, devenir LA lolita du milieu. Si vous êtes moche et que votre personnalité ressemble à votre physique, qu’importe les beaux vêtements que vous portez, peu importe la marque, ça n’a pas d’importance : vous êtes laide. Et même à ça, même si c’est cruel, une lolita laide reste une fille laide. Ce n’est pas une mode que n’importe qui porte bien, d’autant plus si on s’obstine à porter un style lolita qui ne nous convient pas sous prétexte qu’on le préfère à celui qui nous irait si bien ! Au final, ça devient une guerre de marque, de vêtements, du meilleur agencement, de l’accessoire le plus récent de la collection d’Angelic Pretty ou le morceau le plus cher de Moi-Même-Moitié. De plus, à mes yeux d’utopiste croyant profondément au lifestyle, une lolita vêtue comme tel se doit d’être élégante, polie, douce, féminine ; ça m’insupporte d’en voir vulgaire et sans classe. Je n’arrive plus à prendre plaisir à discuter avec elles et les autres, si seulement elles y prêtent attention, en écopent malheureusement. Je préfère conserver le plaisir lolita avec mes amies, le porter pour le plaisir, sans plus, sans avoir à faire attention que le reflet dans mes lunettes ne soit pas lolita. Franchement. J’ai mille fois plus de bonheur à discuter de lolita, vêtue de cette manière, en buvant un thé avec Lei ou en papotant en riant avec Delphine qu’avec milles filles lolitas ”parfaites”. À quoi me sert de m’occuper d’une fille de l’Oregon dont je me préoccupe uniquement à cause de son style vestimentaire ? C’est on ne peut plus superficiel comme relation, ne pensez-vous pas ?