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J’ai faim.
Donc, déduisons que ce post sera long. Pourquoi ? J’ai faim = je dirai que le post sera court. Dès que je dis ce genre de chose = post long. C’est mathématique. Passons. Profitons plutôt de la saveur parfaite d’un Saint-Pétersbourg en savourant l’écoute de Seisouso.

Ma chambre se remplie de couleurs automnales : les jaunes, les orangés, les rouges, les bruns, les verts chauds ; l’osier côtoie les branches, les feuilles, les roches et les bougies. Pour l’instant, je n’ai terminé que les alentours de la fenêtres et une partie de mon bureau de travail. La vague deux aura probablement lieu aujourd’hui ou ce week-end, si je ne décide pas d’aller plutôt garnir ma bibliothèque en prévision de l’hiver.

Eric-Emmanuel Schmitt, Amélie Nothomb, Jane Austen sont trois noms parmi tant d’autres qui exigent une place sur mes tablettes. Un tour des bouquineries du Vieux-Québec s’impose ! D’ailleurs, je manque tant de livres à Québec que je vais demander à ma mère de m’envoyer ceux que j’ai laissé chez mon père au moment de déménager. Il valait mieux partir léger (Alice m’a suivie ainsi qu’Antigone de Jean Anhouil, je vous rassure) si je ne voulais pas trop ennuyer Delphine, malgré son insistance à me dire que ça irait. Maintenant que je suis installée, le manque se fait sentir. Pourtant, ce n’est pas que je lise énormément depuis mon arrivée. Hormi un Goethe, un ou deux Molière, un Nietzsche et un Anne Rice, je n’ai à peu près rien lu. Cependant, j’aime être en mesure de pouvoir saisir un bouquin au hasard, le feuilleter, en lire quelques pages et le replacer ; entrer l’espace d’un instant dans un autre monde, puis d’en ressortir aussitôt. Pouvoir enfouir mon nez dans les pages embaumant le vieux livre, celui qui a de l’histoire, qui a été pris et repris, odeur très souvent caractéristique des livres de bibliothèque. Le simple velours de l’esthétisme de ces livres que l’on peut saisir à volonté… Vous savez de quoi je parle, n’est-ce pas ?

Qu’est-ce que j’aime ? Qu’est-ce qui me définit, vient me chercher, m’intéresse assez pour que je lui fasse une place dans le nid douillet de ma chambre ?

Je me crée de plus en plus une bulle en ne m’entourant que de ce que j’aime, repoussant ce qui m’ennuie. Je suis incertaine si c’est bien ou non même si c’est généralement quelque chose que tout le monde fait. À l’époque, je me suis enfermée dans une bulle jusqu’à m’y étouffer. Je ne dois pas perdre de vue la porte de sortie. Je ne dois pas m’y enfermer. Sans excès, ce petit monde ne doit pas être mauvaise chose, non ? Chat échaudé craint l’eau froide, comme le dit si bien le dicton. La peur de refaire une même erreur ne rode pas très loin. Mais rien n’est comme avant et il ne faudrait pas en venir de suite à la conclusion que j’en viendrais aux mêmes attitudes ni aux mêmes excès.

L’automne s’est bien installé. Les cours sont bien entamés, ma place est faite à mon boulot, je suis entourée par de nouvelles personnes, je refais la décoration de l’endroit où je vis, je m’habitue à cette nouvelle ville, je découvre de plus en plus ce qui m’intéresse vraiment… Tant de choses ont changés dans la dernière année. Je me sens vieille en ressentant ce genre d’impression. Il y a des années, je pensais que ce ne serait qu’âgée que je ne ressentirais peut-être ce genre de sentiment. D’où l’impression de vieillesse malgré mes vingt ans. En une année, on devient tellement différent ! Ce qui n’a pas changé complètement, c’est cette nostalgie qu’apporte la saison actuelle. Il y a dans l’automne une telle tristesse ! Mais il y a aussi une promesse qui nous dit que tout ira pour le mieux et de continuer à avancer. C’est une saison magnifique au parfum envoûtant. Ma préférée. Et tant pis pour le froid et la pluie !

Je me demande quand même. Si vous pouviez dire quelques phrases à vous plus jeune, que diriez-vous et à quelle âge le diriez-vous ?

J’ai envie de voyager un peu trop partout… L’Europe, l’Asie, l’Afrique, l’Océanie, l’Amérique ; chaque continent trouve grâce à mes yeux. Dans les destinations les plus sérieuses, je pense à la Louisiane pour l’été prochain, ou à la Colombie-Britannique. Ou potentiellement l’Acadie. Tôt ou tard, je visiterai les autres destinations ! Pour dans deux ans, je prévois mon tour Vietnam-Thailande-(Cambodge/Laos). Grâce à Nicky, dès décembre, j’aurai un aperçu de la Belgique, de l’Allemagne et de Paris. Avoir eu plus de temps avant la reprise des cours, j’aurais aimé que mon séjour puisse être plus long, histoire de faire le tour de ces pays plutôt qu’un bref aperçu des capitales.

Je remets à plus tard la décoration et la blibliothèque. Cuisinons plutôt.
Un brownie ? Des biscuits moelleux ? Un gâteau abusivement sucré ? De simples muffins ? Canelle, chocolats, épices, agrumes…

J’ai envie de tout !

P.S. J’attends avec appréhension les résultats de mes deux derniers examens.

Bonjour !
La décision a rapidement été prise : je suis allée au Saguenay. Ça n’a pas été comme prévu. Je n’ai pas pu aller dormir chez Jimmy parce que ça dérangeait ses colocs. Résultat, je suis allé dormir chez Carl qui est, finalement, toujours amoureux de moi maintenant que je me suis détachée et que je suis passée à autre chose.

Conséquence : j’ai quitté le Saguenay mardi matin plutôt que jeudi matin. Si j’y étais restée, je pense que rien de bon n’en serait ressorti en ce qui concerne notre relation. Nous ne pourrions pas être heureux ensemble. Se fermer les yeux là-dessus ne mènerait à rien d’autre qu’à se jouer dans les trippes. Ce que je voulais principalement faire était en y allant fait, de toute manière. J’avais vu ma meilleure amie, j’étais passé au Café Klimt, j’avais pu discuter avec Carl et passer voir mes anciens professeurs de cégep. J’aurais voulu prendre un thé avec Mylène et Joël. Ce n’est que partie remise. Je repasserai bien par là un jour !

Fidèle à son habitude, Kira a bien aimé appuyer sur le bouton-déclencheur pour se prendre en photo.



Aujourd’hui, étant seule chez moi jusqu’à demain, j’ai décidé de sortir pour profiter du soleil radieux. J’ai fait le tour des bouquineries du Vieux-Québec et des alentours à la recherche d’un exemplaire des Souffrances du jeune Werther pour l’offrir à Carl : sans succès. Si on ne lit un livre qu’au bon moment, il faut croire qu’il n’est pas encore le temps pour lui de le faire. J’en ai profité pour ajouter un livre à ma collection. Le Parfum de Patrick Süskind a donc intégré ma bibliothèque. Et un de plus ! Au Saguenay, j’ai acheté Le Malentendu de Camus. Et deux de plus !

Parlant de collection, de nouvelles photos ont rejoint celle sur mon mur. Dix au total. D’autres ne tarderont pas ! En voici deux parmi elles.


Je me demande si je dérange François. Je vais le voir une à deux fois par semaine sans qu’il m’ait invité à le faire. Je me doute bien que si je le dérangeais, il en aurait glissé un mot plutôt que de me rappeler que je lui devais un pichet au pub Ste-Angèle comme il l’a fait hier (je lui avais donné cette excuse à utiliser comme occasion de me voir). N’empêche, j’ai peur de paraître insistante. J’apprécie énormément sa compagnie. Quand je suis avec lui, je n’ai pas à paraître d’être quoi que ce soit. Je peux être simplement moi sans me prendre la tête. Tout le monde doit savoir à quel point cela détend. En fait, non. Je suis généralement, voire tout le temps, naturelle maintenant. Je dirais plutôt que je ne me pose pas de questions en sa compagnie.

Les questions. Une apparaît, je trouve sa réponse, quinze apparaissent…
C’est toujours comme ça, non ? Si l’on n’y prend pas gare, on peut aisément se perdre au milieu des points d’interrogations. Les prendre une à une, tranquillement, est ce qu’il y a de mieux à faire, je suppose.

Ah ! L’université se rapproche ! Je ne suis pas certaine du tout d’avoir hâte. J’ai peur de ne pas m’y sentir à ma place. Ma vie sociale va s’étioler. Entre les cours de mon programme, les travaux scolaires, le boulot, mes entraînements, la pratique de mon instrument ou de danse et ma lecture quotidienne, quand aurai-je le temps ?

Là-dessus, je vais dormir. J’ai décidé de vous épargner mes questions philosophiques. Profitez-en pendant qu’il est encore temps !

Tiré du Crépuscule des idoles de Nietzsche :

“Nos véritables expériences sont rien moins que bavardes. Elles ne pourraient pas se communiquer, même si elles le voulaient. C’est qu’il leur manque la parole. [...] Le langage, semble-t-il, n’a été inventé que pour ce qui est médiocre, moyen, communicable. Dans le langage, celui qui parle se vulgarise d’emblée. Extrait d’une morale pour sourds-muets et autres philosophes.”

“Piétiné, le ver se recroqueville. C’est sa sagesse. Il diminue ainsi les chances de l’être encore une fois. Traduction en langage moral : l’humilité.”

“En fin de compte, nul ne peut dépenser plus que ce qu’il possède : cela vaut pour les individus, cela vaut pour les peuples. Si l’on dépense pour la puissance, la grande politique, l’économie, les échanges mondiaux, le parlementarisme, les intérêts militaires, si l’on se défait dans ce domaine-là de la provision d’intelligence, de sérieux, de volonté et de domination de soi que l’on est, elle manque dans l’autre domaine. La culture et l’État – qu’on ne s’y trompe pas – sont antagonistes : l’idée que l’État puisse fonder une culture n’est qu’une idée moderne. L’un vit de l’autre, prospère aux dépens de l’autre. Toutes les grandes époques de la culture sont des époques de déclin du point de vue politique : ce qui est grand du point de vue de la culture était apolitique, voire antipolitique.”

“Il faut apprendre à voir, apprendre à penser, apprendre à parler et à écrire : le but de ces trois disciplines est une culture noble. Apprendre à voir, accoutumer l’oeil au calme, à la patience, à laisser les choses venir à lui, remettre à plus tard le jugement, faire le tour, sous toutes ses faces, du cas particulier et le cerner. Tel est le premier degré dans l’apprentissage de l’activité intellectuelle : non pas réagir immédiatemment à un stimulus, mais faire usage des instincts qui freinent et donnent du champs. [...] c’est presque l’équivalent de ce que le langage non philosophique appelle la force de volonté [...] Apprendre à penser : dans nos établissements d’enseignements, on ne sait plus ce que c’est. Même dans les universités, voire parmi les véritables spécialistes de philosophie, la logique comme théorie, comme pratique, comme métier, commence à péricliter. Qu’on lise des livres allemands : on ne s’y souvient même plus que penser exige une technique, un plan d’exposition, une volonté de dominer le sujet, que penser s’apprend comme la danse s’apprend et justement parce que c’est une sorte de danse… “

Morale pour médecins. Le malade est un parasite de la société. Il y a des états où il devient indécent de vivre plus longtemps. Continuer à végéter dans une lâche dépendance des médecins et de leurs artifices, une fois qu’on a perdu le sens de la vie, le droit à la vie, devrait entraîner, de la part de la société, un profond mépris. [...] Créer une nouvelle responsabilité, celle du médecin, pour tous les cas où l’exigent l’intérêt suprême de la vie, de la vie ascendante, la nécessité la plus impitoyable de réprimer et d’écarter la vie qui dégénère en faveur par exemple du droit à la procréation, du droit de naître, du droit de vivre… Mourir avec fierté quand il n’est plus possible de vivre fièrement. La mort, choisie de son plein gré, la mort en temps voulu, dans la lucidité et la joie, accomplie en présence de ses enfants et de témoins : de tellemanière que ce soit encore possible un véritable adieu où celui qui dit adieu soit encore présent“.

“” “On ne périt jamais par quelqu’un d’autre que soit-même². Seulement, c’est la mort dans les conditions les plus méprisables, une mort qui n’est pas libre, une mort survenant au mauvais moment, une mort lâche. On devrait, par amour de la vie, vouloir une autre mort, libre, consciente, dénuée de hasard et d’attaque surprise…”
²Qu’on lui confère une signification médicale (les causes de la mort sont internes, “génétiquement programmées”) ou une signification morale (on meurt à cause de ses fautes, de ses excès, voire de ses vertus!)”"

Nouvelle fonctionnalité sur Facebook, iRead permet de faire une bibliothèque des livres que nous avons lu par le passé, que nous sommes en train de lire ou que nous comptons lire. Il est possible pour tous les utilisateurs du logiciel de les bibliothèques de autres ainsi que leurs appréciations, une note sur cinq étoiles, tout comme il est possible de savoir s’ils les possèdent et s’ils font partis de leurs préférés.

iRead nous apprend combien de lectures communes nous avons avec nos amis de Facebook. Pour l’exemple, Mylène a lu 143 livres et moi 75. Sur ce nombre, 19 seulement ont été des livres en commun. En théorie ? Oui, en théorie. Parce qu’en pratique, nous avons lu plus que ce nombre de livres toutes les deux. Le programme iRead nous offre la possibilité de choisir entre différentes éditions et langue. Si notre version n’y figure pas, il est possible de l’ajouter. La flemme l’emportant souvent, nous ne sélectionnons pas toujours la version lue tant quel texte nous avons lu est clairement compris. Reste que j’ai attendu longtemps un logiciel semblable et que me voilà aux anges d’en avoir enfin trouver un ! Il ne me reste qu’à trouver un site pour tenir un journal de ce que nous avons mangés indiquant quels types de vitamines et minéraux nous manquons et ceux dont nous abusons.

Bref, bonne lecture !

iRead

Bonjour !

Aujourd’hui, j’ai travaillé de 10h à 17h. J’ai pu finir mes heures, contrairement à hier où j’ai été malade vers 15 heures… La nausée m’a suivi une partie de la journée avant de prendre la décision de me laisser tranquille. Pas à s’inquiéter pour les nausées, les amis, je peux vous l’assurer. Quelque chose a dû mal passer, je suppose. La journée a été fort sympathique. J’ai appris à utiliser la caisse. +1 point en polyvalence. En déballant des commandes, j’ai discuté avec Louis, le gérant. Nos sujets étaient aussi intéressants qu’amusants ! Le travail s’est bien passé.

Après le boulot, je suis allée à la découverte de l’épicerie en passant par le terrain de jeu/parc en face de la maison. Lei pourra confirmer ma blonde attitude : j’ai traversé le stationnement entier d’IGA en passant à côté des portes sans le voir. Je me suis rendu à l’autre bout du terrain du petit centre d’achat, persuadée que le IGA était quelque part derrière. Bloquée par une clôture, je me suis retourner en grommelant à Lei avec qui je discutais au cellulaire et, soudainement, ô merveille, ô miracle, je vois l’épicerie. Et j’ai honte. J’ai fait des courses comme vous le devinez. Du pain, des oeufs, bananes, clémentines, concombres, des friandises glacées Rollo, tartinade aux framboises… Je rentre à la maison.

Nathalie est arrivée entre-temps ! Tiens donc !

Avec des sacs d’épiceries ! La moitié de nos achats étaient les mêmes. Nous avons donc pris la résolution de nous prévenir mutuellement si nous passions faire les courses, par cellulaire ou par post-it. -_-

Parlant de Nathalie (ma propriétaire), j’ai passé 2-3 heures à discuter ce soir avec elle. On a soupé ensemble devant un Harry Potter 4 qui a joué sans qu’on lui porte vraiment attention, discutant de voyages qu’elle a fait dans le passé, de ceux que je veux réaliser, de baroque, de romantisme, de tragédies, de Bethoveen, de films, de livres, de poésies, de double astrologie, de nos boulots, de nos types d’hommes, … Ça a été relaxant. J’ai adoré ma soirée.

Sinon, j’ai pris 16 résolutions ce matin, toutes réfléchies depuis un moment ! La plupart sont juste logique et théoriquement je devrais déjà le faire, mais bon…

  1. Faire 30 minutes d’exercices quotidiens pour ma souplesse.
  2. Faire 3 fois 30 minutes de sport par semaine.
  3. Préparer mes lunch la veille et non le matin même.
  4. À moins d’empêchement extrême, faire ce que j’ai à faire dans les deux jours qui suivent la date où j’ai à le faire (je dois me recommander une carte d’assurance sociale).
  5. Prendre plus soin de ma peau.
  6. Sortir au moins 2 fois par semaine avec des amis, qu’importe le type de sortie.
  7. Écrire au moins au 2 jours sur mon blog et composer un post intelligent au moins une fois par semaine.
  8. Tenir le fil de mes dépenses et de mes rentrées d’argent.
  9. Devenir bilingue.
  10. Être capable de tenir une conversation de base en espagnol (pour le boulot, être capable de me débrouiller)
  11. Économiser 60 $ par semaine à partir de mes chèques de paie pour le mettre dans un compte de banque réservé aux voyages.
  12. Tenir un journal santé.
  13. Manger plus sainement.
  14. Dormir minimum 6h 30 par nuit.
  15. Être plus écologiste (moins gaspiller d’eau, éteindre les lumières, recycler plus que je ne le fais déjà, etc).

Je me donne un mois pour commencer à les mettre en application. Attention, je ne dis pas les avoir toutes réalisées et toutes les tenir sans faute, loin de là. Je dois démontrer une volonté d’accomplir chacun des points d’ici la mi-août et d’avoir commencer à les mettre en pratique, même si c’est une fois aux 5 jours. Je ferai de mon mieux ! Je suis motivée à les suivre !

Petite note : Les Rolos glacés, c’est pas bon. N’en achètez pas.

Yop !

Hier, je suis allé visiter l’endroit où je dois vivre pour juillet à août. Si tout fonctionne bien durant cette période, j’aurai mon endroit pour vivre le temps de mon université. J’ai une chambre dans un condo sur trois étages. J’ai accès à toutes les pièces de la maison, à l’exception de la chambre à coucher de la propriétaire. Elle fait l’épicerie pour nous deux, je peux me servir dans ce qu’elle a acheté… mais si je veux autre chose, je dois aller le chercher moi-même et le payer de ma poche, ce qui est normal. De plus, elle a internet sans fil. L’arrêt de bus est à 30 secondes de la porte avant, il y a un parc-terrain de jeu en face de la maison et derrière ce parc il y a un dépanneur et une épicerie. Pas très loin derrière la maison, il y a un bar et des cafés, paraît-il ! Et ma propriétaire aime les thés kusmi ! Je serai à 15 minutes de bus de l’université laval et à moins de ça des trois centres d’achats de Sainte-Foy. J’aime bien l’endroit. J’y déménage lundi soir avec l’aide de Carl.

Sinon, je crois qu’avec Carl, c’est réglé. Il est au même niveau que les prétendants que je connais peu actuellement, donc, s’il me veut, il devra me regagner. J’ai assez souffert durant les deux mois de montagnes-russes émotionnelles. S’il est sérieux, il réussira sans doute aisément à me ravoir. S’il le fait parce que le jouet se refuse à lui, je ne vois pas vraiment ce que ça lui apporterait et je pourrai le détester pleinement et lui accorder gentiment le titre de salaud. Je ne pleurerai plus pour quelqu’un qui me rabâche que c’est fini et qui, me voyant partir, me dit, amer, que je lui manque et qu’à l’automne, il aura perdue celle qu’il était sa motivation…

Depuis longtemps, je ne m’étais pas sentie si libérée. Je peux maintenant être entièrement là sans que des sujets ne viennent hanter mon esprit et altérer mon plaisir ou ma concentration. Le cas Carl est réglé, j’aurai mon toit à moi, j’ai recommencé à manger, je vois des amis que j’aime, j’ai un boulot qui me plaît (j’adore la Table Ronde)… Et j’aime Québec. Profondément. Je sens pour la première fois que j’ai trouvé le lieu ou je dois être, ou je veux vivre, ou je me sens chez moi. C’est une ville magnifique, de jour et de nuit, tellement vivante, pleine de différences ethniques, culturelles, vestimentaires… Les extrêmes s’y côtoient, poutant on peut retrouver toutes les nuances possibles entre eux ! Si j’avais le temps, je pourrais m’éterniser sur ce sujet des heures ! Autant il y a des personnes étranges ici, autant il y a des gens gentils. En règle générale, en comparaison avec Chicoutimi, je dirais que les gens sont faciles à atteindre, qu’ils sont sociables et gentils, mêmes les étranges parfois ! Les gens feront leur possible pour t’aider et te conseilleront du mieux qu’ils le peuvent (merci aux deux dames qui m’ont dit quelle bus prendre pour me rendre en basse-ville et qui, une fois que j’ai remarqué mon manque de monnaie pour le bus, ont payé mon trajet parce qu’elles ne voulaient pas que je m’y rende à pieds avec mon sac et qu’elles jugeaient ça dangereux pour une fille comme moi tandis que je l’ai fait plusieurs fois déjà…) 

Mon ventre entonne en gargouillant l’air du Ending de l’entrée. Je vais donc aller me préparer et faire les courses pour déjeuner… Je ne travaille qu’à 5 heures, je vais sans doute aller en ville dans un parc pour lire les Souffrances du jeune Werther.

Premier post : Déménagements, achats, rencontres

 

Bonjour ! Puisque je ne veux pas abuser de l’hospitalité de cette chère Delphine en squattant trop le pc, un petit blog vous tiendra au courant de mes nouvelles si ça vous intéresse… Mais si j’ai toujours 0 commentaire ou que vous ignorez tout de ma vie quand on se jase, je l’arrêterai.

Samedi, 11h 30 : Arrivée à Québec. Delphine était présente pour m’accueillir et elle a pu rencontrer mon petit frère qui était tout timide. Jef est drôle. Papa et Jef ne se sont pas attardés, dès que mes choses ont été posées dans l’appartement, ils sont aussitôt partis pour les glissades d’eau de Valcartier. Pas de niasage, ni de difficile séparation. Juste un au revoir d’un banal ! Mais je pense que c’est ce que je préférais. De cette manière, mon arrivée ne commençait pas dans la tristesse ou la mélancolie qui m’aurait envahie dans le cas échéant.

Cependant, en même temps, ça a contribué au fait que je ne me rends pas compte que ce que je vis présentement n’est pas un rêve : j’ai 20 ans, je suis célibataire, je suis récemment déménagé à Québec chez une amie, je redéménagerai dans quelques semaines en résidence ou en chambre chez une amie à mes parents, l’université m’attend à l’automne, j’ai des amis ici mais je suis loin de Carl et Lei, ainsi de suite… Il y a trop de choses à gérer pour que je ne me sente pas perdue dans tout ça. Je suis allée errer seule hier soir dans la ville après qu’on m’ait raccompagné à l’appartement, pour réfléchir et récapituler la situation. Certains repères sont fixés dans ma tête mais dans un flou tout autour, comme le plan de la ville dans mon esprit…

L’appartement n’est pas immense mais je juge la taille parfaite, surtout en considérant qu’à la base, ils vivent deux ici. J’aime bien l’endroit. Mais plus important, je suis contente d’être avec Delphine. Elle est un grand repère pour l’instant. Et elle est drôle, gentille, agréable ; je ne pense pas que je me serais sentie mieux ailleurs. Si tu lis ces lignes, Delphine, merci beaucoup de m’héberger, de t’assurer de mon bien-être et de me laisser profiter de ta présence.

J’ai mal commencé l’aventure par contre ! Je me suis brouillée légèrement avec son petit copain par malentendu. Heureusement, il m’en a parlé plus tard et on a pu mettre tout au clair, je crois. Ça me rassure mais ça ne me laisse un vague malaise.

Après mon arrivée, nous sommes allés traîner dans le Vieux. Sur un question de terminologie que nous nous posions, nous sommes entrées dans une librairie-bouquinerie… Si je n’ai pas trouvé réponse à ma question, j’en suis sortie avec une copie en parfait état des Souffrances du jeune Werther pour 5 $, Atala-René de Chateaubriand pour 4 $ et Le Horla de Maupassant pour 3$. Ne pas m’être arrêté, j’aurais pris une dizaine de livres de plus ! Soyons sages, terminons ceux-ci ainsi que ceux que j’ai ramené de Mistassini avant de charger davantage mes bacs. Delphine m’a amené à l’endroit qui vend du thé kusmi ! Il me semble qu’il s’agit de l’épicerie Moisan. Groar, visiblement, les Rois mages n’existent pas en petit pot. Je devrai investir sur un moyen. Je me suis rabattue sur un petit pot de Saint-Pétersbourg et deux sachets de Prince Vladimir. Oui, Marie commence son arrivée en dépensant.

Le soir, je devais aller au local avec Delphine, son copain et son groupe, mais les choses ont tournés autrement et je suis allé rencontrer Jean-Marc. Nous avons pris une marche d’une heure ou deux (il me semblait que c’était trois mais visiblement ce fut moins!). Vraiment, ça a été très agréable. Nous avons discuté de tout et rien, parlant de la ville, de souvenirs d’enfances, de confidences sur le ton pourtant de la plaisanterie, d’envies, de nous… Il est charmant, intelligent, cultivé, gentil et voyage. Et intéressé. Et a 31 ans. Il est loin de me déplaire et ça me dérange. Mon deuil de Carl n’est pas fait encore et je ne sais pas si je m’intéresse à Jean-Marc dans le but de passer à autre chose, de penser à autre chose, ou par vengeance, ou par réel intérêt. Je le reverrai bientôt mais tant que mon coeur n’est pas résolu, il n’y aura rien entre nous, ni histoire de cul, ni histoire d’amour. Je me sentirais trop infidèle et je me dégoûterais sinon. De plus, se jeter sur le premier venu à peine débarquer est bien trop rapide. Il y a des chances pour que je m’en morde les doigts par la suite. D’autant plus que j’ai l’impression de rêver maintenant. Je préfère attendre d’avoir conscience de la réalité pour me lancer dans quoi que ce soit d’un minimum sérieux, autant niveau couple que sur tous les autres plans. Ça vaut mieux. Mon jugement est trop mêlé par tout… Qui plus est, j’ai revu Kevin. Nous n’avons pas parlé mais au sourire qu’il m’a adressé… Enfin… S’il tente quoi que ce soit, je me sens en sécurité grâce à mon entourage. Malgré tout, une part de moi se fige à penser que je risque de le croiser n’importe quand. Je l’ai trop souvent croisé à mon goût ces dernières années. Le hasard n’est habituellement pas si généreux avec moi.

Sinon, j’ai mon boulot ! Je commence dans moins d’une heure ! Je traaillerai en tant que vendeuse à la Table Ronde sur la rue St-Jean. Venez donc me voir et m’encourager ! Pour l’instant, je ne connais que quatre personnes qui y travaillent et je pense bien m’entendre avec tous. En ce qui concrene l’entrevue d’hier, j’ai été bien trop à mon aise, j’ai même déclaré être parfaite quand le gérant m’a demandé mes défauts, avec le mouvement de la main dans les cheveux et le sourire Colgate ! Dès que j’ai fini de répondre, je me suis dit : ”Ah non, c’est pas vrai, j’ai pas dit ça pour vrai ! ._. ” Et j’ai eu le boulot quand même, ouf !

Québec, la nuit, est un bonheur. Autant seul qu’accompagné.

Là-dessus, je vais aller me préparer pour aller travailler !