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On n’y croyait plus. Pourtant, le revoilà vivant.

Je n’ai pas ressenti l’envie ni le besoin de partager ici, encore une fois, les derniers événements de ma vie. Beaucoup de choses se sont passées – et se passent encrore – rapidement, trop rapidement : le temps de les écrire, tout a déjà changer. Le temps file entre mes doigts et me paraît incroyablement lent à la fois. C’est déroutant.

J’ai beaucoup pleuré il y a un petit moment. À chaque jour, durant des heures. Rien n’allait, sur aucun plan. Malgré tout, je n’ai pas eu d’idées noires~ yay ! Une victoire ! Mais ce n’est pas faute d’avoir trouvé les dernières semaines particulièrement difficiles. Heureusement, je crois que le pire est derrière moi. Je peux avancer un peu plus confiante, même si l’une des fondations de mon futur est plus que branlante…

Désolée pour les curieux, je n’énumèrerai pas tout ici. Il faudra prendre rendez-vous pour un café ou un verre pour en discuter si vous tenez à savoir.

Finalement, mon cheminement scolaire prend un nouveau tournant. Je quitte la voie de l’orthophonie vers celui, pour l’heure, de la concentration de linguistique et langues. Mais rien ne dit que d’ici la fin de la période des choix de cours, je ne changerai pas tout simplement de bac pour celui de la traduction. D’un autre côté, mon bac m’intéresse vraiment. De l’autre, s’il ne me permet pas d’atteindre ce que je veux devenir, il m’est inutile de le poursuivre, n’est-ce pas ? Mais mes choix de cours me donnent tellement envie ! Surtout mon cours d’allemand <3

Je pense que je finirai cette première entrée 2.1 sur une note de mécontentement à propos des grèves. Je pars le 13 décembre à 14h pour l’Europe avec ma meilleure amie. La grève des profs de l’université me faisaient peur. Cependant, n’aillant que deux cours sur quatre avec un professeur (les deux autres étant des chargés de cours) qui est le même dans les deux, j’ai pu aisément lui en parler et m’entendre avec lui que si les grèves dérangent les examens, je pourrai les faire à l’avance. Tout s’annonçait bien. Et maintenant, les p****** d’élections ont obligé l’annulation du cours du 8 décembre auquel j’ai un examen de prévu. Génial. Un autre prof/chargé de cours avec qui discuter de ce léger (gros) ennui. 

J’aime pas les grèves. Et voilà qui a suffit à me faire voir d’un mauvais oeil les élections. Déjà qu’elles sont ennuyantes au Québec…

Bouhouhou~ Je n’en ai pas eu.

J’irai peut-être voir la pièce à propos de Marie de l’Incarnation (28$) à la place. Ou l’Opéra de Barbe-Bleu par Bartok (39 à 108 $).

Certes, me direz-vous de choisir le théâtre du Trident car moins cher. Simplement, dites-vous que l’Opéra en vaut la peine, ne serait-ce que pour la présence de l’Orchestre Symphonique et l’opéra choisi. Car je fais partie de ces gens bizarres qui aiment l’opéra. Cependant, m’intéressant aux figures religieuses importantes lorsque l’occasion se présente, j’avoue un intérêt certain pour la pièce mettant en vedette Marie Tifo.

Méditons là-dessus. Et trouvons quelqu’un qui voudra bien m’accompagner~ !

N’oubliez pas ! Bartok is love !

La soirée étudiante du 10 à été très sympathique. J’ai pu découvrir que j’aimais l’électro plus que je pensais. Il faut dire que l’ambiance d’un concert, où le beat résonne à travers notre corps et où l’éclairage n’est qu’un jeu de lumières fuyantes. J’ai pu revoir Francis R. que je n’avais pas vu depuis un moment là-bas mais à ma déception, nous n’avons pas réellement eu le temps de se parler. Je suis rentrée tôt, ayant dit à ma meilleure amie que je passerais lui parler en pensant que je n’aimerais pas la soirée d’accueil. Malheureusement pour moi, j’adorais. Mais je m’étais engagée, il me fallait tenir parole.

Mes cours me fascinent de plus en plus. À chaque fois que l’on aborde un nouveau sujet, mon amour du domaine se confirme un peu plus et j’en veux davantage ! Il me semble que les trois prochaines années, incluant celle en cours, seront particulièrement intéressante. Par contre, j’ai du mal à m’intégrer, à me nouer d’amitié avec le gens de mon programme. Je ne suis pas toute seule tout de même sans connaissance universitaire ; simplement, les gens avec qui je me lie proviennent de différents programmes : traduction, enseignement au secondaire, enseignement du français… Ce qui n’est pas plus mal. Je n’ai pas à les voir comme des rivaux potentiels pour les maîtrises d’orthophonie ou de neurolinguistique.

Autre chose que me fascine : la diversité ethnique, culturelle et langagières des gens de l’université. À Mistassini, tout le monde est blanc, tout le monde est pareil, tout le monde DOIT être pareil. À Chicoutimi, tu peux t’affirmer partiellement, sans excès et ça peut bien passer. Tu peux provenir d’ailleurs, tu te feras un peu regarder mais ça ira. À Québec, c’est banal. Les langues, les accents, les couleurs de peau se croisent et se mélangent. Aussi bête que ça puisse sembler pour certains, je trouve que cela est merveilleux. Ce sentiment ne disparaît pas. Bien au contraire. Les jours me font réaliser l’ampleur du phénoméne multiculturel de Québec. Ce multiculturalisme doit être l’une des raisons expliquant pourquoi je me sens si bien ici.

Mon petit frère est arrivé hier. Un peu tard, nous n’avons pas eu le temps de faire grand-chose sauf de lui présenter le coin et un peu d’ordinateur. Aujourd’hui, nous irons lui faire visiter l’Université et le Vieux Québec, de même que nou irons faire le tour fantôme. Oui, j’irai enfin ! Le planning fixe de la journée se limite à ces quelques activités, nous trouverons bien quoi faire d’autre pour remplir les temps morts. Je ne m’en fais pas. Les Galeries, peut-être ?

La semaine passée, j’avais Carl en visite. Cette semaine, c’est Jef. La semaine prochaine, ce sera Lara qui passera pour son anniversaire (il y aura un meeting lolita aux Galeries le 19 pour ”fêter” ça mais je ne suis pas convaincue encore d’y aller ; le souvenir du fiasco du dernier meeting est encore très vif à mon esprit) et Carl qui reviendra. Ensuite, je serai toute seule et je m’ennuierai. Bouhouhou, Lei, rends-moi visite !

Regardez-vous un peu les affiches et les horaires de spectacles ? Il y en a tant cette saison qui ont l’air vraiment bien. Je ne sais pas lequels choisir !

Questionnement existentiel. Irai-je à l’activité d’initiation de mon programme ou non ?

 

Dictionnaire

Dictionnaire

Très sincèrement, je n’en ai aucune envie. À 10h le matin, il faut se réunir et se déguiser en page du dictionnaire (interprétation libre du costume) et apprendre ces quatre règles de grammaire par coeur, avant d’aller au Pub X plus tard dans la journée :

1-Il faut généralement répéter les prépositions “à”, “de” et “en” devant chaque nouveau complément, sauf si les deux compléments forment un tout.

 

2-La virgule subordonnante permet d’insérer un mot, un groupe de mots ou une phrase (incidente, incise ou subordonnée) dans une phrase “P”. Cette virgule s’emploie par paire, c’est pourquoi on l’appelle aussi virgule double. L’une de ces deux virgules peut être remplacée par une majuscule en début de phrase ou par un point en fin de phrase.

3-Le subjonctif est le mode de la dépendance : il ne s’utilise que dans les subordonnées, sauf à la 3e personne, où il peut exprimer un ordre ou un voeu à la manière d’un impératif.

4-Les articles partitifs “du”, “de l’”, “de la” et “des” sont des articles définis employés devant un nom désignant un nom non comptable, devant un nom désignant une chose abstraite, devant les noms d’auteur pour désigner une partie de leur oeuvre, et très couramment devant le verbe “faire”.

Est-ce que je devrais me forcer malgré tout mon manque d’envie à y aller ? Ça peut paraître idiot mais ce genre d’activité me stresse énormément. Ce sont des gens que je côtoierai régulièrement, pas des inconnus que je ne reverrai peut-être jamais. D’un côté, j’ai peur de ce qu’ils penseront de moi si j’y vais. De l’autre, je m’en contrefiche assez pour ne pas avoir envie d’y aller, non par crainte mais parce que je trouve que ça a l’air moche.  

Je verrai mardi…

 

Bon, suites à deux erreurs de manipulation de ma part, j’ai perdu deux fois ce que j’avais écris pour post. Je serai plus concise cette fois et plus attentive.

J’ai passé les deux derniers jours à travailler, à aller au Moulin à images et à voir Francis. Résumons ce qui touche le boulot grâce à ”Bouhouhouhou, une fille avec qui je m’entendais bien à été mise à la porte mais si elle l’a été, elle doit le mériter parce que le gérant ne renvoie pas si aisément un de ses employés” et ”Tant pis, je m’entends bien avec tout le monde et j’aime mon boulot!”. Ah, rajoutons un ”Il y a des freaks qui me font peur.” Comme cette madame qui prêche la foi chrétienne en gueulant dans la rue contre les démons des cellulaires. Comme le monsieur qui disait que la boutique allait exploser, à cause de ”fautes et d’erreurs”, de ”chevaliers et de démons”. Il m’a réellement dérangée. Il m’effrayait. Grand, mince, le visage émancié, les yeux ronds, globuleux et cernés de plusieurs nuits blanches, les mains blessées… Je ne veux plus le voir !

Parce que je suis lâche de récrire pour une troisième fois ce qu’est le Moulin à images en mes mots, je vole ce qu’en dit MonQuébec2008 ainsi que leur photo :

Événement gratuit dans le cadre des festivités entourant le 400e anniversaire de Québec.
Tous les soirs de 22 h à 22 h 40, beau temps mauvais temps

Le Moulin à images est un document visuel et sonore de quarante minutes projeté sur les silos à grains du port de Québec. Ceux-ci deviennent ainsi le plus vaste site de projections géantes jamais exploité (30 m x 600 m – ou quelques millions de pixels…). Cette immense structure de béton se transforme en narrateur et devient, à travers son récit, le témoin privilégié des 400 ans d’histoire de Québec.
Il s’agit d’une mosaïque animée qui, passant avec les époques de la gravure à la peinture, puis à la photo et à la vidéo, dresse un portrait impressionniste de l’identité de la cité au fil du temps. L’œuvre est structurée en quatre mouvements correspondant aux quatre siècles d’histoire de la ville : le chemin d’eau, âge de l’exploration et de la découverte; le chemin de terre, temps du défrichage et de l’appropriation du sol; le chemin de fer, moment de l’éclosion industrielle; et, enfin, le chemin d’air, période du développement des communications et des moyens de déplacement.
L’ensemble fait 600 mètres de long par 30 mètres de haut et compte 81 silos.

Comment faire un post qui semble long et travaillé alors qu’il n’est en fait qu’un ramassis de copier-coller. Oui, j’ai honte. J’écrirai mes appréciations et critiques une prochaine fois, je compte y retourner.

En ce qui concerne Francis… Les choses avancent tranquillement mais sûrement. Je me sens vraiment bien et choyée auprès de lui. Nous irons à Rivière-Éternité et à Tadoussac ensemble dans les prochaines semaines, ainsi qu’à Mistassini et potentiellement à Chicoutimi. Il veut voir les régions. Et pour une raison mystérieuse, j’ai eu envie d’accéder à ce désir. Je veux voir Mistassini et le Saguenay avec des yeux de touristes, redécouvrir des endroits connus. Ça sera amusant, ne pensez-vous pas ?

Pour l’instant, nous la coulons douce sans trop réfléchir. Nous passons du temps avec de ses amis, nous écoutons de la musique classique, il tente de me convaincre d’écouter des films, il me fait goûter à des trucs bizarres (gaspascho, chocolat au sel de je sais plus quoi…), nous allons acheter à boire à une heure du matin au dépanneur à quinze minutes de chez lui, nous discutons… Nous sommes allés à la Pointe des Amériques avant hier soir. J’ai aimé autant qu’à la première fois mon sauté de crevettes à l’orientale. J’ai gouté un cocktail appelé Ciel bleu : vodka, jus de lime et curaçao bleu. C’est très bon ! Mais vous savez tous que je suis vendue à ce qui contient de la vodka…

Cet après-midi, durant ma pause-dîner, j’ai passé au McDo chercher des croquettes et deux sundays, décidée à en offrir un à Francis. J’avais apprendé mais j’espérais quand même : il n’était pas là. J’ai donc passé au Temporel et je l’ai refilé à Andrée-Anne, une serveuse souriante et mignonne que j’aime bien. On ne s’est jamais vraiment parlées mais on se salue toujours d’un sourire et d’un ça va ? quand on se croise. Éventuellement, j’aimerais bien la connaître davantage.

Bref, je suis heureuse de ma vie actuelle. Je travaille, j’ai de l’argent, j’ai une vie amoureuse, une vie sociale, une vie culturelle… Espérons que l’université à l’automne ne vienne pas tout gâcher !

Là-dessus, je vais me faire du riz avec des légumes et je me couche. Demain, je bosse de 10 à 2, ensuite je passe l’après-midi avec Francis. En soirée, j’irai peut-être retrouver Francis ou j’écrirai. Les deux me font envie.

Hier, au boulot, il y avait des temps morts plus long qu’à l’accoutumée. Résultat : nous nous sommes amusées, les vendeuses, avec les masques. Voici quelques photos de ces pertes de temps :

J’ai aussi acheté le choker qui me plaisait. C’est un choker de velours noirs avec une camée bordée d’argent. Je devrai le faire raccourcir car il est trop grand pour” mon cou de cygne fait pour étrangler”. Ce ne doit pas être si difficile, je dois juste trouver quelqu’un qui peut m’aider.

Finissant plus tôt que prévu au boulot, je suis allé à la recherche du café Le temporel pour dire bonjour à Francis…. Finalement, je l’ai attendu je ne sais pas combien de temps (45 min, une heure?) en m’occupant en appelant Pierre du café Klimt, qui m’a donné sa permission d’aller à ”l’illustre Temporel” qu’il connaissait bien, en gribouillant, en écrivant un peu, en envoyant des sms…
J’ai apprécié pouvoir discuter avec Pierre simplement, comme ça, tout bonnement, au téléphone. Il fait partie des gens que j’apprécie énormément. Et pour ma peine, il m’offrira un chocolat quand j’irai le voir ! Je lui enverrai plein de cartes postale pour qu’il les ajoute à sa décoration.

Selon Pierre, on trouve souvent que le Café Klimt et Le Temporel se ressemblent. Trouvez-vous ?

Qu’avons-nous fait autre que de me faire attendre ? On est passé chez lui pour qu’il se douche et se change, puis nous sommes allés marcher jusqu’au site des Festivités. Nous n’avons pu y accéder, refusant de payer 10 $ par personne l’entrée quand, une fois cela fait, on va dépenser pour des dégustations. Je n’avais pas les moyens de dépenser 40 $ là-bas. Je suis déçue mais on fait avec. J’ai très peu pris de photos, en fait… Pourtant, les costumes étaient souvent vraiment impressionnant ! Particulièrement les chasseurs (dont je n’ai pas de photos) !

Nous avons rencontré une célébrité mondiale !
Le reconnaissez-vous ?

Francis n’a pas l’air photogénique… Ahah, je vous promets qu’il est mieux irl !

Après, nous sommes allés souper au Tokyo. Gentiment, il m’a offert le repas. Francis a été attentionné et vraiment gentil en plus d’être d’une compagnie particulièrement agréable. Si je l’ai laissé me témoigner des marques d’affection, au moment de se quitter, j’ai été sincère. Je ne suis pas prête à me relancer tout de suite dans un couple. Ça m’a fait mal au coeur mais peut-on sortir avec quelqu’un quand on pleure la perte d’un autre ? Je pense qu’il l’a compris et bien pris. Je verrai bien, je dois aller manger avec lui aujourd’hui ou demain les brownies que nous avons achetés.

Oh, point idiot mais qui l’avantage : il a une bibliothèque ÉNOOOOOOOOORME. En vérité, trois bibliothèques et des livres au sol auxquels j’ai accès comme je veux : on y retrouve des livres de droit, de philosophie, d’histoire, de psychologie, de la poésie, des romans (Kundera, Goethe, Orwell, Balzac, Chateaubriand, Hugo et Camus sont les premiers noms que j’ai capté, vous voyez le genre : remplis de classiques, de livres dont nous avons parlés en arts et lettres !)… Que je suis heureuse ! :D

Sous une pluie déchaînée, je me prépare à aller travailler un gros dix heures aujourd’hui. Je dormirais tellement à la place. Je n’ai pas vraiment le choix, semble-t-il. Donc… Bonne journée à tous !

Je suis allée aux feux loto-québec comme prévu ce soir. Si la pluie s’annonçait d’abord au rendez-vous, elle a préférée nous poser un lapin durant le spectacle pyrotechnique. L’animateur nous promettait un “spectacle qui en mettrait plein la vue” et qui enchanterait les spectateurs… C’est réussi.

Je pensais aimer les feux d’artifices. J’ignorais ce qu’était un vrai spectacle de feux d’artifices. J’y retournerai l’an prochain, je m’en suis la promesse. Bémol sur le prix, plutôt dispendieux : 12 $ pour une demie-heure. Mais ils le valaient largement.

Un arrangement musical jouait un air où l’on reconnaissait diverses influences, dont la très reconnaissable partie influencée par la Chine, au rythme lent, mélodieux, zen, si j’ose le dire. Les feux éclataient en douceur, presque sans bruit, comme une pluie de neige mélancolique tandis que le pont au-dessus des chutes Monmonrency (qui ont rapidement disparus derrière un nuage opaque de fumée) étaient illuminés par d’autres feux fixés d’où ils semblaient tomber des pétales de fleurs. C’était superbe mais ce n’a pas été ma partie préférée.

À travers la trame sonore se trouvaient des citations, célèbres ou moins célèbres, à propos du Canada/Québec. Une fois dite, les prochaines minutes illustraient la scène. Par exemple :
Dites à votre général que je n’ai point de réponse à lui faire que par la bouche de mes canons et à coups de fusil.” (Gouverneur Frontenac)
Si toutes les Canadiennes sont comme vous, j’ai fait là de belles conquêtes.” (Henry III)

Je ne m’étais jamais rendue compte auparavant que la guerre avait tant fait parti de notre histoire. Le sang, les canons, les coups de fusils, les explosions, tout cela faisait rage à répétition. À la fin, on aurait dit qu’on, les spectateurs, se faisaient tirer dessus. La peur de la guerre, devant la mort qui fonce vers nous, nous en avons eu une image. Brève, mais que j’ai trouvé intense. Avec les pétillements d’éclats qui résonnaient dans notre poitrine, c’était presque effrayant.

Ça a été un spectacle magique. Plusieurs fois, on aurait dit qu’une pluie d’étoiles tombaient lentement dans le ciel… Un sourire sur le visage, le calme au coeur réchauffé par le patriotisme et la fierté, les larmes d’émotions sur les joues… Ce spectacle incitait – et atteignait son but ! – à l’amour du pays, à la fierté de son pays, à la fierté et à la dignité de l’homme qui se dresse pour ses croyances, à la contemplation de la beauté, au respect des ancêtres et à la glorification de la mémoire collective. Il m’a profondément émue. Est-ce arts et lettres qui m’a rendu si sensible ? Toujours est-il que pendant le spectacle, j’aurais pu me faire tirer dessus pour défendre le Québec et que j’aurais jugé ma mort comme réussie. Je suis trop sensible aux influences…

Mon pays (lire le Québec) n’est peut-être pas le meilleur ni le plus beau mais il est celui qui m’a donné naissance et celui que mon coeur a d’abord aimé à s’y enraciner. Notre premier amour, c’est notre pays. Je ne suis pas prête à m’en détacher malgré ses défauts. Le Québec mérite d’être aimé et d’être protégé. Je crois, sans être certaine de la véritable source, qu’il s’agit de René Lévesque qui a dit à quel point la ville de Québec était chez-nous, la ville où l’on sent que l’on peut être soit-même, sans mensonge ni parure, être sincèrement qui ont est et s’en sentir bien et fier. Ce sentiment, je l’éprouve depuis mon arrivée. Il est celui qui m’a ému à en pleurer au moment de cette citation.

J’ai découvert un relent de patriotisme et de fierté ce soir. Pour ce soir, je me le permets.
Sur ces bons sentiments, bonne nuit, lecteurs !

Demain, si j’ai le temps, je vous parlerai de l’inconscient collectif et de son impact. Ça me fascine vraiment.