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On n’y croyait plus. Pourtant, le revoilà vivant.

Je n’ai pas ressenti l’envie ni le besoin de partager ici, encore une fois, les derniers événements de ma vie. Beaucoup de choses se sont passées – et se passent encrore – rapidement, trop rapidement : le temps de les écrire, tout a déjà changer. Le temps file entre mes doigts et me paraît incroyablement lent à la fois. C’est déroutant.

J’ai beaucoup pleuré il y a un petit moment. À chaque jour, durant des heures. Rien n’allait, sur aucun plan. Malgré tout, je n’ai pas eu d’idées noires~ yay ! Une victoire ! Mais ce n’est pas faute d’avoir trouvé les dernières semaines particulièrement difficiles. Heureusement, je crois que le pire est derrière moi. Je peux avancer un peu plus confiante, même si l’une des fondations de mon futur est plus que branlante…

Désolée pour les curieux, je n’énumèrerai pas tout ici. Il faudra prendre rendez-vous pour un café ou un verre pour en discuter si vous tenez à savoir.

Finalement, mon cheminement scolaire prend un nouveau tournant. Je quitte la voie de l’orthophonie vers celui, pour l’heure, de la concentration de linguistique et langues. Mais rien ne dit que d’ici la fin de la période des choix de cours, je ne changerai pas tout simplement de bac pour celui de la traduction. D’un autre côté, mon bac m’intéresse vraiment. De l’autre, s’il ne me permet pas d’atteindre ce que je veux devenir, il m’est inutile de le poursuivre, n’est-ce pas ? Mais mes choix de cours me donnent tellement envie ! Surtout mon cours d’allemand <3

Je pense que je finirai cette première entrée 2.1 sur une note de mécontentement à propos des grèves. Je pars le 13 décembre à 14h pour l’Europe avec ma meilleure amie. La grève des profs de l’université me faisaient peur. Cependant, n’aillant que deux cours sur quatre avec un professeur (les deux autres étant des chargés de cours) qui est le même dans les deux, j’ai pu aisément lui en parler et m’entendre avec lui que si les grèves dérangent les examens, je pourrai les faire à l’avance. Tout s’annonçait bien. Et maintenant, les p****** d’élections ont obligé l’annulation du cours du 8 décembre auquel j’ai un examen de prévu. Génial. Un autre prof/chargé de cours avec qui discuter de ce léger (gros) ennui. 

J’aime pas les grèves. Et voilà qui a suffit à me faire voir d’un mauvais oeil les élections. Déjà qu’elles sont ennuyantes au Québec…

Une autre fois, un coup de tête m’a conduite droite au Saguenay à 2 heures du matin. Contrairement à la dernière fois, cependant, je n’ai pas dormi du trajet. J’ai eu un poil d’inspiration pour écrire. Je crois que même Immersion, titre de mon recueil en cours, ne pensait plus la chose possible. Je suis consciente que Présence n’est pas le meilleur texte que j’ai produit de ma vie, mais il est celui où j’ai juste pu me laisser aller. J’y arriverai peut-être, à récrire. Hitler, Hélène et Sang attendent impatiemment que je les termine… D’ici-là, Icisera sur mon Boudoir pour les intéressés !

Je n’ai pas étudié comme prévu lors du trajet, par contre. Ce qui fait que je dois me reprendre ce soir et demain. Un bel examen valant pour 30 % de la session m’attend mercredi matin et je ne me sens aucunement prête à celui-là. Souhaitez-moi bonne chance car j’en aurai besoin ! Mais qu’aie-je donc fait si je n’ai ni dormi ni étudié ? Je me suis tapé Gangs of New York évidemment. En me marrant bien au passage des pompiers qui préfèrent se battrent en eux que d’éteindre l’incendie dévorant la maison et la vie d’une famille.

Je ne devais pas aller au Saguenay. Ca ne m’arrangeait pas si on regardait la chose d’un oeil rationnel. J’avais une promesse à tenir, un pélerinage à faire ; la possibilité de le réaliser finalement a gagné. Rivière-Éternité est magnifique. Le trajet de la montée dure entre 3 et 4 heures aller-retour. C’est épuisant. Malgré tout, une randonnée pédestre, si je puis dire, dans la flamboyante automne reste une activité agréable. Les écureils sont habitués de voir passer les pélerins, touristes et adeptes de la forme physique : ils nous considèrent une fraction de seconde et retournent à leurs occupations dans se soucier de fuir. Ils n’ont pas peur. Ce n’est pas comme moi qui craignait les couguars à cause de Carl. Hein, Carl ? J’ai raconté la chose à Friederike, elle t’a trouvé méchant (même si elle était morte de rire en déclarant que cette attitude est mondiale et non propre aux québécois) !

Cette montée a été une très bonne chose. Non seulement j’ai pu tenir mon engagement, non seulement ma santé doit m’en dire merci, mon couple m’inspire davantage d’espoir. Vendredi encore, je pensais à quitter mon copain, trop incertaine de notre relation. Après la journée de samedi, je crois qu’il est possible pour nous de continuer notre route ensemble. Nous nous séparerons peut-être à un prochain tournant. Qu’importe ; la route que nous ferons main dans la main aura été plus agréable. Et si ça peut durer, je serai bien la dernière à m’en plaindre. Il a même écouté Pride and prejudice avec moi ! Jane Austen n’a pas particulièrement écrit une oeuvre virile, n’est-ce pas ? Et l’homme viril par excellence a tout de même apprécié ! :O

Je couperai probablement les liens msn avec Carl. C’est, je crois, l’une des grandes raisons de notre éloignement mutuel et de nos doutes. Je ne le verrai pas forcément plus souvent. Toutefois, plutôt que de passer par un médium froid comme le net pour se parler, je privilégierai le téléphone (la chaleur d’une voix et la compréhension des intonations) et le réel. Lorsque nous sommes physiquement ensemble, ni l’un ni l’autre ne doute. Lorsque nous sommes à distance sans pouvoir se parler, nous ne doutons pas non plus. Le net vient briser de cet équilibre puisqu’il s’agit d’un médium trahissant le ton réel du locuteur. Plutôt que de passer du temps à semi s’occuper de l’autre et à semi s’occuper de ses affaires, le temps que nous passeront à nous soucier de l’autre sera entier.

En plus que ça me permettra d’être un peu plus disciplinée.

Parlant de discipline, je dois aller étudier.

Bonne nuit à tous !

Aux vagues d’envie de dormir qui me saisissent se sont ajoutés des espèces de vertiges étranges durant lesquels j’ai l’impression qu’une seconde dure une minute et que je suis séparée de tout ce qu’il y a autour. Plus dérangeant que dangereux, l’expérience reste tout de même désagréable.

Peut-être que le changement de saison et de luminosité y est pour quelque chose ? Ou – ma mère serait heureuse de m’entendre – peut-être une hypothyroïdie ? De l’anémie ? Je ne croirais pas. Vu le manque de symptômes pertinents, je suppose que c’est plutôt ma photosensibilité qui joue dans mon état présent. Ça et le fait que ça ne me dise rien d’être affectée par la glande thyroïde ou par l’anémie. Considérant aussi l’effet Février, de fortes probabilités qu’il s’agisse effectivement uniquement du rétrécissement du jour. Ça passera. Je n’ai qu’à continuer de me botter et tout ira bien !

Mon voyage en Europe se dessine plus clairement. Nicky a pris ses congés ; ne me manque plus que la confirmation de François, d’acheter billets et passeports et attendre décembre. Ah, que l’avion me fait paniquer ! François, si tu lis ces lignes et que tu m’y accompagnes bien, je te demande de bien vouloir être patient et compréhensif envers la petite Anya que je suis. Si elle n’a qu’une phobie, c’est bien celles des avions. Et peut-être celles des clowns.

Je suis morte de fatigue. J’ai envie d’aller hiberner immédiatemment jusqu’à décembre. Mon corps ne suis pas du tout mon esprit. Mon imagination bouillonne de rêves et de projets, comme toujours. Mais si j’ai du mal à écrire quelques lignes, je ne me fais pas confiance pour réaliser les autres tant que je ne reprendrai pas du poil de la bête.

Je vais essayer de rester réveiller jusqu’à mon cours de Step et après celui-ci, études… Ô joie.

Ça va mal depuis deux jours.

D’abord, je perds mon cellulaire. Appels par ici, appels par là, tentatives pour le retrouver. Rien à faire : personne ne l’a vu nul part. Et Dieu sait combien gentils sont les gens qui travaillent chez Bell pour régler ce genre d’ennuis. Ouais, vive devoir annuler un contrat et tous les frais excessifs pour nous le faire regretter. Pourquoi est-ce qu’on ne peut pas juste transférer le contrat de cellulaire ?

En cours, ce matin, ma co-équipière n’était pas allé porter la feuille de notre choix de notre artiste pour le corpus au prof ce qu’il fallait faire jeudi. Nous avons donc eu la validation de notre choix en retard et nous n’avons même pas encore choisi le corpus, ce qu’il fallait valider aujourd’hui, parce qu’elle n’avait même pas choisie qui que ce se soit. Comment être en retard en commençant.

Ensuite, j’ai cru que le meeting lolita était aujourd’hui mais on m’a heureusement prévenu qu’il était demain. En soirée, je devais aller au souper d’anniversaire de Lara. François devait m’accompagner. Il est passé avant moi. Je n’ai pas pu lui parler de la soirée.

Comme toujours, j’ai été en retard. Et j’ai vécu une nouvelle expérience à me faire détester de prendre le bus.

J’étais assise dans le fond, là où il y a quatre places qui se regardent. La bus était vide quand je suis entrée. Forcément, en embarquant des gens, des personnes sont venues s’asseoir près de moi. Deux noirs et un arabe (ou quelque chose qui en avait l’air. De me sentir coincée sur le bord de la fenêtre ”entourée” par eux ne m’était pas agréable, mais c’est la bus. Je n’en fais pas de cas. Personne d’autre dans la partie arrière de la bus. Ma musique sur les oreilles, je les regarde vaguement parler en riant.

Soudainement, je sens qu’on me touche la cuisse. Je suppose que ce n’est pas voulu, je ne réagis toujours pas. Loin de l’enlever, le noir a dit quelque mot à l’autre noir, en face de moi, en une probable langue africaine. Non mais sérieusement, même dans un mauvais film porno, on n’aurait pas été plus direct : le gars me sort une coupe de vingt en les désignant d’un geste tous les trois. Je n’ai pas eu à voir pour savoir que je le faisais bander.

Ça m’a rappelé pourquoi je ne mettais plus ma jolie robe noire à polkadots.

Et ils ont insistés jusqu’à ce qu’il y a trop de monde derrière et que j’ai commencé à sérieusement hausser le ton pour leur faire comprendre de me ficher la paix. Je suis descendue avant mon arrêt et j’ai couru jusqu’au Tokyo en pensant y avoir une soirée qui me ferait oublié cet incident. Finalement, le souper n’y était pas et, n’ayant ni cellulaire ni d’accès internet ou quoi que ce soit pour rejoindre les invités ou Lara pour apprendre où ils étaient, je suis rentrée.

Carl devait venir me trouver ce soir ou demain matin. Il ne viendra pas. Sa voiture est brisée et les garages sont fermés le week-end. J’ai voulu aller le trouver là-bas : il travaille demain de 12h à 9h. On s’entend que j’arriverais à 2h 30 du matin à Jonquière, on dormirait, il se lèverait travailler, j’irais errer toute la journée en ville, je le verrais en soirée et dimanche. Carl a de l’école le lundi à partir de 8h et je dois rentrer pour mon cours du lundi soir. Est-ce que deux nuits valent 65$ ? Est-ce que ça vaut toute l’attente de samedi alors que je ne sais même pas si tout se passera bien avec Carl, avec qui j’ai fraîchement repris/en train de reprendre ?

Je ne sais pas. En fait, le problème est que si Lei ne peut pas passer la journée de samedi avec moi, je suis à la rue tout ce temps…

J’espère que j’aurai un peu plus de chance pour les billets du cirque du soleil demain matin.

La soirée étudiante du 10 à été très sympathique. J’ai pu découvrir que j’aimais l’électro plus que je pensais. Il faut dire que l’ambiance d’un concert, où le beat résonne à travers notre corps et où l’éclairage n’est qu’un jeu de lumières fuyantes. J’ai pu revoir Francis R. que je n’avais pas vu depuis un moment là-bas mais à ma déception, nous n’avons pas réellement eu le temps de se parler. Je suis rentrée tôt, ayant dit à ma meilleure amie que je passerais lui parler en pensant que je n’aimerais pas la soirée d’accueil. Malheureusement pour moi, j’adorais. Mais je m’étais engagée, il me fallait tenir parole.

Mes cours me fascinent de plus en plus. À chaque fois que l’on aborde un nouveau sujet, mon amour du domaine se confirme un peu plus et j’en veux davantage ! Il me semble que les trois prochaines années, incluant celle en cours, seront particulièrement intéressante. Par contre, j’ai du mal à m’intégrer, à me nouer d’amitié avec le gens de mon programme. Je ne suis pas toute seule tout de même sans connaissance universitaire ; simplement, les gens avec qui je me lie proviennent de différents programmes : traduction, enseignement au secondaire, enseignement du français… Ce qui n’est pas plus mal. Je n’ai pas à les voir comme des rivaux potentiels pour les maîtrises d’orthophonie ou de neurolinguistique.

Autre chose que me fascine : la diversité ethnique, culturelle et langagières des gens de l’université. À Mistassini, tout le monde est blanc, tout le monde est pareil, tout le monde DOIT être pareil. À Chicoutimi, tu peux t’affirmer partiellement, sans excès et ça peut bien passer. Tu peux provenir d’ailleurs, tu te feras un peu regarder mais ça ira. À Québec, c’est banal. Les langues, les accents, les couleurs de peau se croisent et se mélangent. Aussi bête que ça puisse sembler pour certains, je trouve que cela est merveilleux. Ce sentiment ne disparaît pas. Bien au contraire. Les jours me font réaliser l’ampleur du phénoméne multiculturel de Québec. Ce multiculturalisme doit être l’une des raisons expliquant pourquoi je me sens si bien ici.

Mon petit frère est arrivé hier. Un peu tard, nous n’avons pas eu le temps de faire grand-chose sauf de lui présenter le coin et un peu d’ordinateur. Aujourd’hui, nous irons lui faire visiter l’Université et le Vieux Québec, de même que nou irons faire le tour fantôme. Oui, j’irai enfin ! Le planning fixe de la journée se limite à ces quelques activités, nous trouverons bien quoi faire d’autre pour remplir les temps morts. Je ne m’en fais pas. Les Galeries, peut-être ?

La semaine passée, j’avais Carl en visite. Cette semaine, c’est Jef. La semaine prochaine, ce sera Lara qui passera pour son anniversaire (il y aura un meeting lolita aux Galeries le 19 pour ”fêter” ça mais je ne suis pas convaincue encore d’y aller ; le souvenir du fiasco du dernier meeting est encore très vif à mon esprit) et Carl qui reviendra. Ensuite, je serai toute seule et je m’ennuierai. Bouhouhou, Lei, rends-moi visite !

Regardez-vous un peu les affiches et les horaires de spectacles ? Il y en a tant cette saison qui ont l’air vraiment bien. Je ne sais pas lequels choisir !

Bonjour tout le monde !

Aujourd’hui, je me suis fait une première connaissance dans mes cours. Un Steve étudiant en traduction ayant un cours de Français en Amérique du nord en commun avec moi. Nous avons papoté un peu durant le cours pendant que le professeur répétait comment s’incrire sur un forum internet. Oh, dans ce cours, j’ai à réaliser un travail d’équipe avec un étudiant. Ma partenaire s’appelle Frédérique et vient d’Allemagne. Si tôt que j’ai su qu’il y avait six ou sept allemandes, je suis sautée sur l’une d’entre elles. Elle a fait mon bonheur en acceptant !

Parlant d’étrangers, j’ai croisé un des enseignants de japonais de l’Université Laval, Kenmi, ce midi en attendant l’autobus. À ma grande surprise, il m’a aussitôt reconnue, m’interpellant de cette manière : “Ah, lolita-chan ! Bonjour, bonjour !” Sa manière de répéter ce qu’il dit m’amuse. C’est mignon, enfantin… japonais. Je crois que je relancerai notre correspondance via email bientôt. Ou pas. S’il est intéressant, au moment d’écrire, je me heurte au syndrome de la page blanche : je ne sais pas de quoi lui parler. Nous discutons généralement de langues, du Japon, de la Russie, de modes vestimentaires et de lieux communs. Cela comble bien un trajet de bus comme aujourd’hui… Mais s’il faut l’écrire, je me sens si superficielle que ce que j’écris m’énerve.

“Mais ton blog est superficiel et tu écris presque quotidiennement !”, me direz-vous.
Effectivement. Je n’essaie pas particulièrement de creuser les sujets ici. Je préfère le faire en parlant avec chacun d’entre vous. De cette façon, je peux approfondir uniquement sur ce qui vous intéresse tout en gardant un souvenir écrit de ce qui s’est passé. Il s’agit aussi d’un exercice de volonté. Je ferai attention d’être moins légère dans l’avenir, peut-être.

Je ne pensais pas qu’il se souviendrait de moi vu le nombre d’étudiants qu’il rencontre chaque jour. Nous nous sommes vus une seule fois auparavant, en février dernier lors de la journée Portes ouvertes de l’Université. J’admire sa mémoire, moi qui suit souvent embarassée de ne pas reconnaître les visages et qui a parfois du mal à me figurer le visage de mes connaissances… Bref, grâce à mes ”yeux inoubliables”, il m’a replacé de suite.

Vous pouvez matter les yeux inoubliables !

Vous pouvez matter les yeux inoubliables !

Je suis contente. Mon père a approuvé mon choix de laisser tomber mon cinquième cours et de prendre des cours d’été. Je lui ai fait part de mon intérêt envers la neurolinguistique du coup. J’apprécie qu’il me soutienne autant sans tenir compte de sa propre déception à mon égard. Il aimerait m’avoir près de lui, de pouvoir discuter régulièrement avec moi comme nous le faisions pendant que j’étais chez lui. Mistassini est si étouffant et ennuyant ! Il sait pertinemment que je ne retournerai pas y vivre. J’en serais incapable. Je n’ai qu’à me remémorer ce que cette ville est pour moi que je préfèrerais l’exécution sommaire au consignement là-bas. Plus jamais.

Je regarde mon agenda et je vois les pages se remplir. Déjà ? Quand aurai-je du temps libre ? Et je pensais avoir le temps de me lancer au violoncelle ou à la danse ? Gardons-les pour la session d’hiver.

Si mes yeux ne fermaient pas tous seuls, j’aurais poursuivi en me demandant pourquoi le sentiment d’appartenance peut est si important pour l’être humain. Ce soir, un couple et leurs parents sont passés à la boutique. Ils venaient du Saguenay. Je me sentais proche d’eux d’une certaine manière. Pourtant, je ne les connais pas du tout. S’ils étaient venus d’Abitibi, je ne les aurais pas moins connus mais ils m’auraient semblés beaucoup moins dignes d’une vive affection venue de nulle part !

Je ne tiens plus. Si Rammstein me sert de berceuse, c’est le temps que j’y aille !

Rammstein

Rammstein

Malgré le manque de temps… Je voulais poster pour dire que j’aime mes cours !

Je me sens à ma place dans ce programme. Le goût du défi et la motivation m’aideront à réussir. Je ne m’en fais pas. Plus nous embarquons dans le sujet, plus je me sens jubiler. Le langage n’est-il pas la plus merveilleuse invention de l’homme ? De pouvoir s’exprimer, d’être en mesure de partager ses émotions ou ses pensées, qu’elles soient concrètes ou abstraites, n’est-ce pas impressionnant ? D’arriver à se comprendre malgré toutes les nuances langagières individuelles, de la parole, même si des différences de vocabulaire et de prononciation s’imposent pour donner une richesse incroyable et diversifiée à notre langue commune, le français, c’est une des plus belles choses qui puissent exister à mes yeux. Probablement parce que je parle trop.

Et que je n’écris plus assez. Quoique j’ai retravaillé Lune et je pense que le résultat final est bien meilleur que le premier. Je le reposterai sur mon Boudoir. À ce rythme, le cycle de l’immersion s’achèvera dans vingt ans. Plus que trentes nouvelles à boucler. Et j’avais eu la lubie de penser que j’aurais terminé d’ici Noël ! C’était sans compter sur mon manque de discipline en ce qui à trait à l’écriture…

Détail anodin : mes manuels de phonétique ont tous deux la même barre rouge sur le bas de la page couverture. Complot ou hasard ?

Nous sommes en droit de nous poser les vraies questions !

Telles que ”Pourquoi aie-je faim lorsque j’ai mangé comme un ogre trois heures plus tôt ?”, “Pourquoi je n’arrête pas de déplacer le curseur de la souris (du touch pad) sans le faire exprès et que je ne cesse de perdre ce que j’écris ?”, “Pourquoi je m’intéresse à quelqu’un que je ne peux pas avoir ?”, “Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à dormir quand j’ai des cours le lendemain matin ?”, “Où est-ce que je perds mes élastiques à cheveux ?”, “Quand est-ce que je vais me faire tatouer ?”, “Quand irai-je à Rivière-Éternité ?”, “Pourquoi j’endure une chanson que je n’ai pas envie d’écouter ?”, “Est-ce que j’arriverai à avoir un Lucky pack Baby le 10 septembre ?”, “Est-ce que je préfère devenir orthophoniste ou neurolinguiste ?”, “Pourquoi je ne ferme pas ma fenêtre même si je grelotte depuis une heure ?”, “Irai-je au concert d’Avenged Sevenfold finalement ?”, “Est-ce que je mets un pyjama ou une camisole pour dormir ?”… Et ainsi va le questionnement.

Oh, et aussi : ”Quand réglerai-je ma personnalité conflictuelle ?”
J’arrive à me disputer toute seule. Ça n’a pas de sens. Je me nargue toute seule, je me provoque toute seule. ._.

Revenons-en à la question principale : Complot ou hasard ?

(8) Vodka, caramel, chewing gum fraise…

Quelle photo vous motiverais plus à acheter le seul chocolat non belge qui vaut la peine d’être dégusté ? Passons sous silence que celle de gauche n’est pas jolie, que j’ai l’air moche, que mes vêtements ne s’agencent pas bien, que j’ai l’air gamine, etc. Remarquons la tronche idiote que je tire sur celle de droite. Par contre, étrangement, j’aime bien celle de droite. Merci à Carl pour sa participation active aux photos.

Début des cours, début des gaffes !
J’entre en retard dans le local de mon premier cours. Vérification faite avant d’entrer, bien sûr ! Je m’assoie à un bureau, jette un oeil au syllabus et lit ”Histoire du Ve jusqu’au XVe siècle”. Hein ? J’ai un cours de phonétique. Ah, peut-être que c’est une partie du cours ! Sans me poser davantage de questions, j’écoute le professeur. Le doute s’installe. Suis-je au bon endroit ? Oui, bon local, bonne heure. Je regarde la fille derrière moi et lui demande s’il y a eu un changement de salle de classe. Voilà. Effectivement, il y avait eu un échange de locaux. Bref, quittant la salle de 200 personnes, je me suis rendue au bon cours un petit peu gênée quand même…

Mon premier cours m’a rassuré quant à l’université. Je sens déjà que j’adorerai ce cours où l’on abordera les questions phonétiques du français, du mongol et du latin, sans compter que nous avons à apprendre le cyrillique. Ça ne me sera pas difficile. J’ai appris le cyrillique pour passer le temps chez ma mère Noël dernier. Il suffit de me rafraîchir la mémoire et tout ira bien. N’empêche que d’avoir des bases de phonétique et de cyrillique me rassure. Je ne pars pas de zéro.

Cyrillique

Cyrillique

Nous sommes plus de cent cinquante dans mon programme, dont une large majorité désire devenir orthophoniste. Je me demande combien traverseront le BAC et pourront seulement appliquer la demande d’inscription ? Croisons les doigts pour que j’en fasse parti !

S’il n’était pas si tard, je vous endormirais avec mes turlupitudes qui me hantent. Mais il est tard, remarquons-le, quand j’ai à me lever à 7h demain, que j’ai 3h de cours pour commencer la journée suivi de 8h 30 de boulot. Un verre ensuite, quelqu’un ? Profitez, mon horaire se remplit si vite que je me demande quand j’aurai le temps de souffler entre le boulot, l’école, les lectures, les soirées universitaires, les concerts, le sport et les amis en visite…

Vendredi, six heures de cours m’attendent. Je pense que je travaille en soirée. À vérifier. Puis, samedi, je travaille toute la journée. Carl arrivera vers 23 heures pour me rendre visite jusqu’au lendemain. Sa présence me fera du bien malgré tout. J’ai besoin d’une personne avec qui je peux discuter et avec qui je peux risquer de pleurer sans me heurter à un mur de panique. Je n’aime pas pleurer devant les gens. Ça me rend mal à l’aise de les rendre mal à l’aise. Je ne pense pas que je déprimerai longtemps. Ce n’est même pas une déprime. J’ai juste des trucs sur le coeur et j’ai besoin de les extérioriser en compagnie d’une personne qui sait comment faire pour que sa simple présence me suffise. Je suis devant un dilemme moral et de grands questionnements…

En contraste, je suis contente d’avoir pu voir Mylène aujourd’hui. Nous sommes allées dans le Vieux pour se balader autant qu’elle le pouvait (considérons qu’elle est toujours en convalescence), trouver son hôpital et souper au restaurant ensemble. J’ai dépassé mon budget… sans remords : le sauté de crevettes à l’orientale le vaut bien, non ? ;__; Je sauterai un repas demain pour compenser vu que je n’ai pas pu me faire de lunchs ce soir !

Sur ces belles paroles et une photo cam de plus, bonne nuit, groupe !

Aujourd’hui, à ma grande surprise, j’ai eu des nouvelles de Lyonnet ! Tout va bien pour lui. À part une charge d’éléphants, il n’y a pas eu de grands risques en safari. J’en suis fort aise. Il devrait redonner signe de vie dans trois semaines. Espérons qu’une meute de lions affamés ne le dévorent pas d’ici-là.

Initiation universitaire demain. Je n’ai pas eu le temps de me faire un costume. Le cas de la page de dictionnaire est réglé, du coup. Devrais-je y aller quand même ? Je ne sais pas. En fait, je pense que j’irai à l’université demain matin et je m’informerai si ma présence est souhaitée quand même… Je m’en fais trop avec cette histoire sérieusement. v.v
Avoir eu le temps, l’argent et la personne pour m’aider, je pense que j’y serais allé avec un body painting de page de dictionnaire, tiens.

Ah, aujourd’hui, j’ai été tête en l’air ! J’ai emprunté de l’argent à Natalie pour aller m’acheter une passe de bus pour le mois de septembre. Je décide d’aller pour cela dans le Vieux pour la prendre à la tabagie Jack & Jill (ou peu importe comment ça s’écrit), histoire d’aller voir un peu François. Quand aie-je été tête en l’air ? Avant même de partir : je n’ai pas emmené ma carte débit avec moi. Résultat : pas un seul sou, même pas de monnaie pour rentrer. Honteuse, j’en ai demandé à François qui a bien voulu m’en prêter. Je repasserai dans le Vieux demain le rembourser le prix du trajet et le prix d’un gelato deux saveurs du Tutto Gelato. Hmm, baccio !

Bon, minuit et demi. Je dois me démaquiller, ranger un minimum ma chambre (tenter de retrouver ma porte de chambre sera un bon début) et dormir. Je me lève tôt demain matin et je compte un bon petit déjeuner pour célébrer la rentrée des classes !

Je me sens vraiment nostalgique… Oui, je sais, je viens de dire que j’allais dormir. Cependant, je suis en train de classer des vieilles photos sur mon ordinateur portable. Il y a des gens dont je suis loin (éparpillés dans le Québec !) et qui me sont chers. Ils me manquent. J’en suis à une étape de ma vie où j’aurais aimé les avoir près de moi pour m’y lancer. Un besoin de sécurité, je suppose. Enfin, je suis bien entourée encore maintenant. Il serait injuste de ma part de négliger ceux qui sont là au profit des absents, non ? Alors, j’irai de l’avant.

Mais j’ai hâte de vous revoir. Sachez-le.

EDIT : Merci Lei. Je pleure aussi maintenant.

Questionnement existentiel. Irai-je à l’activité d’initiation de mon programme ou non ?

 

Dictionnaire

Dictionnaire

Très sincèrement, je n’en ai aucune envie. À 10h le matin, il faut se réunir et se déguiser en page du dictionnaire (interprétation libre du costume) et apprendre ces quatre règles de grammaire par coeur, avant d’aller au Pub X plus tard dans la journée :

1-Il faut généralement répéter les prépositions “à”, “de” et “en” devant chaque nouveau complément, sauf si les deux compléments forment un tout.

 

2-La virgule subordonnante permet d’insérer un mot, un groupe de mots ou une phrase (incidente, incise ou subordonnée) dans une phrase “P”. Cette virgule s’emploie par paire, c’est pourquoi on l’appelle aussi virgule double. L’une de ces deux virgules peut être remplacée par une majuscule en début de phrase ou par un point en fin de phrase.

3-Le subjonctif est le mode de la dépendance : il ne s’utilise que dans les subordonnées, sauf à la 3e personne, où il peut exprimer un ordre ou un voeu à la manière d’un impératif.

4-Les articles partitifs “du”, “de l’”, “de la” et “des” sont des articles définis employés devant un nom désignant un nom non comptable, devant un nom désignant une chose abstraite, devant les noms d’auteur pour désigner une partie de leur oeuvre, et très couramment devant le verbe “faire”.

Est-ce que je devrais me forcer malgré tout mon manque d’envie à y aller ? Ça peut paraître idiot mais ce genre d’activité me stresse énormément. Ce sont des gens que je côtoierai régulièrement, pas des inconnus que je ne reverrai peut-être jamais. D’un côté, j’ai peur de ce qu’ils penseront de moi si j’y vais. De l’autre, je m’en contrefiche assez pour ne pas avoir envie d’y aller, non par crainte mais parce que je trouve que ça a l’air moche.  

Je verrai mardi…