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“Qui a marché avant moi dans ces rues ? Qui a vécu à cet endroit ? Quels rêves l’ont envahis, quels désirs l’ont étreint ?

Québec est magnifique. L’âme romantiquepeut aisément sombrer dans la douce mélancolie à laquelle, nul secret là, elle est prompte à se plonger. L’histoire, les secrets, les espoirs, les trahisons, les attentes, les vies… On les devine à chaque coin de rue, à chaque ombre sous les arbres. Peut-être est-ce mon imagination qui crée ce délire romantique. Peut-être la chaleur, agréable et bienfaisante chaleur estivale, puisque le soleil tape me tape sur la tête ; je suis sensible à ce passé, à l’âme de cette ville. Québec est contradictoire, se complètant  d’elle-même. Elle n’a besoin de personne. Et pourtant, nous lui sommes nécessaires. Sans nous, que serait-elle ?

Québec est pleine de spleen mais elle est cependante très animée et vive, parfois exubérante. L’énergie l’amène, la tête haute et fière, vers demain. Québec est une ville d’initiés. Entre deux points touristiques où milles voix et couleurs visiteront souvent se cache un petit endroit qui nous torture ; le garderons-nous pour nous-mêmes ou le partagerons-nous ? “

 

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 Quelques mots sont gribouillés par la suite mais ils ne valent pas la peine que je les inscrive ici. Un garde m’a interrompu pour discuter avec moi à ce point de l’écriture. Si nous retournons à l’entrée du 11, peut-être y aura-t-il un moment où je parlerai de lui ?

Une amie m’a envoyé l’adresse d’une page internet par email en déclarant qu’elle était persuadée que l’article de Richard Martineau m’intéresserait. Au sujet d’un mot tabou, celui-ci parle du terme échec.

L’article en question

Bon, d’accord. Ne disons jamais échec, nous pourrions offusquer les uns, décevoir les autres à leur sujet, faire déprimer celui-ci, botter les fesses de celui-là… C’est ridicule. Un échec est un échec. Soit on réussit, soit on échoue. “J’ai presque réussi” est la chanson du perdant qui n’accepte pas la réalité telle qu’elle est. Soit, tu as presque réussi. Mais tu n’as pas réussi, alors tu as donc “certainement échoué“. Rater quelque chose n’est que rarement une partie de joie, je le conçois. Cependant, pourquoi devrions-nous aller jusqu’à éponger la non-réussite jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un souvenir si vague que l’on ne peut même plus s’en servir pour carburer jusqu’à une réussite prochaine ? Après chaque raté, personnellement, je suis irritée et je me promets de réussir la fois d’ensuite. Ça ne fonctionne pas à tout coup. Toutefois, l’expérience de chaque échec assumé me permet d’aller de l’avant, accompagnée de plus de préparation et de volonté… non ?

Dans le temps, 59 % voulait dire qu’on avait raté l’examen. Moi qui suis si fière, imaginez combien j’ai pleuré et mon égo a mal pris mon 23 % en mathématiques 526. Est-ce que dans ce cas précis, j’aurais pu me dire que j’avais presque réussi ? Non, 23 % est trop loin de 59 % ?

Soit. À partir de quand n’a-t-on pas entièrement raté quelque chose ? Qu’on peut se gratifier d’un ”J’ai presque réussi ?” Dès lors qu’on ne parle plus de note chiffré, sur quels critères se base-t-on ?

Appelons un chat un chat et un échec un échec. Cela ne mettra qu’en valeur les réussites à venir.

J’ai horreur de cette campagne à l’encontre des mots ”à connotation négative”.
Une personne handicapée n’est pas une personne handicapée. Il s’agit d’une personne à mobilité réduite.
Une personne sourde n’est pas une personne sourde. Il s’agit d’un malentendant.
Une personne aveugle n’est pas une personne aveugle. Il s’agit d’un non voyant.
Un vieux n’est pas un vieux ni un vieillard. Il s’agit d’une personne âgée.
Un mourant n’est pas un mourant. Il s’agit d’une personne en fin de vie.
Un noir au Québec n’est pas un noir. Il s’agit d’une minorité visible.

Tout le monde comprend le sens de l’un ou de l’autre de ces termes. À qui croit-on adoucir une réalité difficilement acceptable ? Je ne suis pas contre la création de nouveaux mots ou de nouvelles expressions si la raison de leur création est valables. Créer des circonlocutions euphémisantes afin de faire plaisir à… qui ? Ce n’est pas exactement ce que je juge une bonne raison.

Au plus le temps passe, au plus la société craint ce qui n’est pas recouvert d’un coussin confortable. “La douleur est inhumaine. Aucun être humain ne devrait souffrir. ” Hop, mal de tête, on prend un advil ou une tylenol. Hop, visite chez le dentiste, on gèle la bouche (je suis tout à fait d’accord avec ça, ceci dit). Ce qui fait qu’à la moindre éraflure, une personne hurle de douleur, se croyant être à l’agonie. Vite, apaisons cette douleur ! Oh, personne n’a quelque chose de plus fort ? Ça picote encore un peu. Hey, sans vouloir me prendre pour le nombril du monde, on m’a ouvert le ventre à vif quand j’avais 12 ans. Il fallait le faire rapidement et je ne pouvais pas subir d’anesthésie. Ça a fait mal, incroyablement mal. Le ventre ouvert, le médecin chirurgien a mis des instruments un doigt pour enlever le pus qui s’étaient formé après une opération qui a abouti. Vous savez le meilleur ? Je n’ai ni pleuré, ni crier. Pas que l’envie me manquait. Non, je me suis juré d’être capable de le supporter en silence, ce que j’ai réussi. En contrepartie, ma mère qui me serrait la main semblait sur le point de l’évanouissement. Peut-être, d’ailleurs, que l’une des raisons de ma réussite, c’est elle. Elle me donnait envie de rire.
Tout ça pour dire que si une gamine pleurnicharde peut le supporter, tout le monde en est capable.

La société court à sa perte en aseptisé la langue et la vie de toutes les douleurs potentielles.
Par exemple, il suffit de voir combien les cas d’allergies augmentent années après années, combien l’asthme gagne en popularité, combien les virus et autres gugusses nocifs pour la santé ne sont plus (ou peu) affectés par nos médicaments… La médication est une mauvaise chose, je crois. Une personne malade devrait mourir si elle ne peut s’en sortir sans support médical. Y compris les enfants et les nourrissons. C’est dans l’ordre des choses : un animal malade meurt, ceux en santé survivent. Cela crée une ”race” plus forte et assure un meilleur avenir pour celle-ci. De plus, cela serait meilleur aussi pour l’économie québécoise : plus besoin de payer les médicaments de ceux qui abusent du système. Ne nous étonnons pas si je ne suis pas fermée à la privatisation des soins de santé. La raison qui m’empêche d’être entièrement en accord est celle des profits : ces profits devraient aller à l’État pour qu’il puisse les redistribuer dans la société et non pas dans les poches d’une poignée de médecins désireux de s’enrichir plus rapidement.

Je dérive tellement. Revenons à nos moutons.
Un perdant est un perdant. Un gagnant est un gagnant. Un échec est un échec. Un noir est un noir. Un sourd est un sourd. Un aveugle est un aveugle. Un vieux est un vieux. Un mourant est un mourant. Ainsi de suite. Martineau introduit son sujet de manière intéressante et pertinente en parlant de la novlangue. Si un mot n’existe pas pour désigner une réalité, c’est que cela n’existe pas. Par exemple, au Japon, avant que n’apparaissent le terme seku hara (provenant de l’anglais sexual harassment), on ne pouvait pas faire de procès contre une agression sexuelle. Pour quels motifs auraient-on pu le faire ? Parce qu’il “rendait son employée mal à l’aise” ? Pour nous, occidentaux, habitués à cette réalité, nous nous étonnons devant cela ! Ils auraient dû s’en rendre compte il y a longtemps que ça l’existait ! Eh bien, non. Notre perception de la vie n’est pas l’unique manière de voir les choses, ni forcément la meilleure, ni la plus complète. Il y a sans aucun doute des réalités que nous n’encadrons pas dans un mot et dont, conséquemment, nous ne sommes pas conscient.

Acceptons simplement les choses comme elles sont. Ce n’est pas du renoncement.

L’inverse est simplement de l’obstination.


Crédit de l’image: Trésor de la Langue Française Informatisée.

Aujourd’hui, à ma grande surprise, j’ai eu des nouvelles de Lyonnet ! Tout va bien pour lui. À part une charge d’éléphants, il n’y a pas eu de grands risques en safari. J’en suis fort aise. Il devrait redonner signe de vie dans trois semaines. Espérons qu’une meute de lions affamés ne le dévorent pas d’ici-là.

Initiation universitaire demain. Je n’ai pas eu le temps de me faire un costume. Le cas de la page de dictionnaire est réglé, du coup. Devrais-je y aller quand même ? Je ne sais pas. En fait, je pense que j’irai à l’université demain matin et je m’informerai si ma présence est souhaitée quand même… Je m’en fais trop avec cette histoire sérieusement. v.v
Avoir eu le temps, l’argent et la personne pour m’aider, je pense que j’y serais allé avec un body painting de page de dictionnaire, tiens.

Ah, aujourd’hui, j’ai été tête en l’air ! J’ai emprunté de l’argent à Natalie pour aller m’acheter une passe de bus pour le mois de septembre. Je décide d’aller pour cela dans le Vieux pour la prendre à la tabagie Jack & Jill (ou peu importe comment ça s’écrit), histoire d’aller voir un peu François. Quand aie-je été tête en l’air ? Avant même de partir : je n’ai pas emmené ma carte débit avec moi. Résultat : pas un seul sou, même pas de monnaie pour rentrer. Honteuse, j’en ai demandé à François qui a bien voulu m’en prêter. Je repasserai dans le Vieux demain le rembourser le prix du trajet et le prix d’un gelato deux saveurs du Tutto Gelato. Hmm, baccio !

Bon, minuit et demi. Je dois me démaquiller, ranger un minimum ma chambre (tenter de retrouver ma porte de chambre sera un bon début) et dormir. Je me lève tôt demain matin et je compte un bon petit déjeuner pour célébrer la rentrée des classes !

Je me sens vraiment nostalgique… Oui, je sais, je viens de dire que j’allais dormir. Cependant, je suis en train de classer des vieilles photos sur mon ordinateur portable. Il y a des gens dont je suis loin (éparpillés dans le Québec !) et qui me sont chers. Ils me manquent. J’en suis à une étape de ma vie où j’aurais aimé les avoir près de moi pour m’y lancer. Un besoin de sécurité, je suppose. Enfin, je suis bien entourée encore maintenant. Il serait injuste de ma part de négliger ceux qui sont là au profit des absents, non ? Alors, j’irai de l’avant.

Mais j’ai hâte de vous revoir. Sachez-le.

EDIT : Merci Lei. Je pleure aussi maintenant.

Bonjour !
Questionnement profond ce soir, les enfants. Est-ce que je profite de mes quatre jours de congé pour me rendre au Saguenay ? J’aurais envie d’y voir plusieurs personnes, notamment mes anciens professeurs de cégep et ma meilleure amie. Mais d’un autre côté, je me priverais de voir des gens dont je peux rarement profiter de la présence à Québec pour cause de conflits d’horaires, de manque de volonté ou toute autre raison plus ou moins bidon. Enfin, j’ai 12 heures pour rejoindre Jimmy ou Marie-Claude de Chicout pour me faire héberger. Si je n’y arrive pas… Mort au projet ! Je m’en remets donc à la coïncidence d’un contact possible. L’art d’éviter de prendre une décision soi-même.

Je meurs de chaud. Quelqu’un a un ventilateur à me prêter ?

J’ai écouté le Morning Musume 2008 Spring Concert Tour Single Daizenshuu et j’en ressort agréablement surprise. Brièvement :
Mittsi et Sayumi ont appris à chanter ! Sayumi rend une interprétation de Furusato très correcte, presque émouvante. Le choix des pièces musicales est génial ! Que mes préféres uniquement en une vingtaine de chansons. L’introduction du concert est la meilleure de tous ceux qu’elles ont fait auparavant. C’est simple mais efficace ! Le designer a été moins pourri que d’habitude, ça change ! Certaines tenues sont vraiment moches quand même, mais on note une grande amélioration sur ce point. Je n’ai qu’à redire sur le fait que Ai Takahashi prend de place, éclipsant du coup des membres qui, conséquemment, ont été tristement négligées.

Mitsui, Junjun et Reina sont incroyablement adorables. La leader, Ai Takahashi, est fin prête à partir en solo à mon avis. J’espère que ce sera le cas. Sinon, bientôt, leur nom de groupe sera Ai Tahakashi et les Morning Musume. Cri du coeur de la fangirl : REIIIIIIIIIIIINAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !! XD Admirez-la tous ! C’est la seule personne pour qui je peux être ridiculeusement fangirl sans honte ! <

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Je suis fière de moi ! Au boulot, j’ai fini le ménage des boîtes et de mettre en ordre ce qui aurait dû l’être depuis toujours ! Petit groar : un client particulièrement désagréable est passé nous acheter le buste de Thor, une pièce d’une collection limitée, ainsi qu’un chevalier. Il semblait mal comprendre le français même s’il le parlait… Imaginez l’homme qui sort trois cent dollars de son porte-feuilles comme si c’était des sous et qui considèrent les vendeuses comme le bas-fond de la société. Vous voyez le genre d’individu ? Nous ne pouvions pas donner le numéro du propriétaire. Nous ne pouvons pas non plus faire apparaître les autres bustes de la collection. Ce sont des pièces rares et écoulées. Désolée, monsieur, mais vous fâchez n’y changera rien. Je suis heureuse que ce genre de clients soient très rares !

http://www.mythicdecor.com/mythicdecor/images/uploads/Thor.jpg

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Là-dessus, je vais me préparer à dormir en lisant Les souffrances du jeune Werther, mon roman favori. Il était un choix parfait pour Korderlia, l’héroïne de mon Art du suicide. Un jour, je me motiverai à pousuivre ce début de roman. Je n’ai pas envie d’abandonner les vingts pages déjà entamées. Toutefois, en voyant la pile de travail que j’ai à refaire dessus, ça me déprime.

Allons, allons. Ça ira.

Je dois déposer une carte postale à la poste, passer rue du Trésor voir Francois, faire un peu de magasinage, aller imprimer des photos, écrire un peu, prendre réservation dans un restaurant…

Motivons-nous ! Comme récompense, je prendrai des nouvelles de ma meilleure amie qui doit revenir de Bicolline aujourd’hui. C’est bien assez pour me donner envie de bouger (et je n’ai pas envie non plus de passer mes trois jours de congés assise devant un écran d’ordinateur à ne rien faire).

La chanson de la semaine est de Kajiura Yuki pour la série .Hack//Sign.

The World

You are here alone again
In your sweet insanity
All too calm, you hide yourself from reality
Do you call it solitude? Do you call it liberty?
When all the world turns away to leave you lonely

The fields are filled with desires
All voices crying for freedom
But all in vain they will fade away
There’s only you to answer you, forever

In blinded mind you are singing
A glorious hallelujah
The distant flutter of angels
They’re all too far, too far to reach for you

I am here alone again
In my sweet serenity
Hoping you will ever find me in any place
I will call it solitude when all my songs fade in vain
In my voice, far away to eternity

Vous savez, quand j’ai commencé ce blog, je m’attendais à ce que deux trois de mes amis aillent y jeter un oeil et ne pas avoir plus d’achalandage que ça. Mais il semblerait qu’il commence à passer une trentaine de gens chaque jour selon les statistiques. Certains se perdent par mots-clés débiles :

“livre morte 3 fois déclarée”
“né le 5 août”
“au quebec toujours de la pluie”
“proverbe envie de calin”
“personne bornée, obstinée”

Jusque là, ça peut aller. Voici mes deux préférés :

“position recroquevillé castor”
“tatouage pierre bouvier ridicule”

Qui est Pierre Bouvier ? Aie-je déjà parler une seule fois de castor sur mon blog ? Je trouve ces critères de recherche délicieusement absurdes. Ça ensoleille une journée de pluie par son ridicule ! Et vu la pluie qui n’arrête pas au Québec ce mois-ci… Continuez à tomber ici comme ça !

J’ai vaguement entamé le plan de ma nouvelle sur Tybalt et l’autre sur la fusillade sans être capable d’en entreprendre l’écriture. Je n’arrive pas à me mettre dans l’état d’esprit pour écrire malgré toute ma bonne volonté. De plus, il faudrait que je termine le post-brouillon non publié sur Roméo et Juliette… Je me fouetterai durant les jours à venir, je ne peux pas continuer à être aussi improductive sur tous les plans. Je peux peut-être me donner l’excuse d’être occupée. Si je ne travaille pas, je suis avec Francis ces derniers jours. Je ne sais pas si la tendance va s’estomper ou s’accentuer. Hier a vraiment été agréable. Nous sommes allés au Linox prendre un verre. Il était attendu ailleurs mais il a préféré passer la soirée avec moi. J’ai été un peu mal à l’aise par rapport à ça. Je lui ai proposé plusieurs fois qu’il aille chez ses amis ; proposition qui a été décliné à chaque fois. Je me sens bien près de lui. Sans me sentir amoureuse, il arrive à me rendre timide et à me faire monter le rouge aux joues. C’est ”bon” signe, non ? Je me sens un peu stupide quand ça l’arrive à dire franchement… Il est adorable et moins léger que je ne le croyais au premier abord. Si je parlais moins, je le connaîtrais davantage. Ah, que j’aime ce genre de lapalissades !

Hier, j’étais punky. En ce moment, je suis fashion pour aller faire du shopping. Je serai en médiéval tout à l’heure pour le boulot et en sortant je serai lolita. J’ai retrouvé mon jupon ! Il était tout bonnement suspendu dans le placard. -__-

Je vous laisse sur Le duel de la version hongroise de la comédie musicale de Roméo et Juliette. Admirez le grand Szabo Szilveszter (Tybalt!) et appréciez Zoltan Bereczki (Mercutio)… Et faites taire Attila truc machin (Roméo) !

Took a ride to the end of the lane
Where no one ever goes.
Ended up on a broken train with nobody I know.
But the pain and the longing’s the same.
When you’re dying
Now I’m lost and I’m screaming for help alone.

Relax, take it easy
For there is nothing that we can do.
Relax, take it easy
Blame it on me or blame it on you.

It’s as if I’m scared.
It’s as if I’m terrified.
It’s as if I’m scared.
It’s as if I’m playing with fire.
Scared.
It’s as if I’m terrified.
Are you scared?
Are we playing with fire?

Relax
(Love) There is an answer to the darkest times.
It’s clear we don’t understand it, but the last thing on my mind
Is to leave you.
I believe that we’re in this together.
Don’t scream – there are so many roads left.

Relax, take it easy
For there is nothing that we can do.
Relax, take it easy
Blame it on me or blame it on you.

Relax, take it easy
For there is nothing that we can do.
Relax, take it easy
Blame it on me or blame it on you.

Relax, take it easy
For there is nothing that we can do.
Relax, take it easy
Blame it on me or blame it on you.

Relax, take it easy
For there is nothing that we can do.
Relax, take it easy
Blame it on me or blame it on you.

It’s as if I’m scared.
It’s as if I’m terrified.
It’s as if I’m scared.
It’s as if I’m playing with fire.
(Relax)
Scared.
It’s as if I’m terrified.
Are you scared?
Are we playing with fire?

Relax
Relax


Lost par Naesse

Nouvelle fonctionnalité sur Facebook, iRead permet de faire une bibliothèque des livres que nous avons lu par le passé, que nous sommes en train de lire ou que nous comptons lire. Il est possible pour tous les utilisateurs du logiciel de les bibliothèques de autres ainsi que leurs appréciations, une note sur cinq étoiles, tout comme il est possible de savoir s’ils les possèdent et s’ils font partis de leurs préférés.

iRead nous apprend combien de lectures communes nous avons avec nos amis de Facebook. Pour l’exemple, Mylène a lu 143 livres et moi 75. Sur ce nombre, 19 seulement ont été des livres en commun. En théorie ? Oui, en théorie. Parce qu’en pratique, nous avons lu plus que ce nombre de livres toutes les deux. Le programme iRead nous offre la possibilité de choisir entre différentes éditions et langue. Si notre version n’y figure pas, il est possible de l’ajouter. La flemme l’emportant souvent, nous ne sélectionnons pas toujours la version lue tant quel texte nous avons lu est clairement compris. Reste que j’ai attendu longtemps un logiciel semblable et que me voilà aux anges d’en avoir enfin trouver un ! Il ne me reste qu’à trouver un site pour tenir un journal de ce que nous avons mangés indiquant quels types de vitamines et minéraux nous manquons et ceux dont nous abusons.

Bref, bonne lecture !

iRead

Maintenant que je vois autre chose, je peux parler d’autre chose. Cependant, d’abord, poursuivons le précédent sujet.

Dès que je dois monter dans la bus, dès qu’elle est stationnée pour que les gens montent, ma respiration s’accélèrent, tout comme mes battements cardiaques. J’ai un mal fou à contrôler l’anxiété qui m’envahit mais j’y arrive tout de même. J’ai le coeur qui bat comme un fou, une respiration très irrégulière, mais en me concentrant suffisament sur quelque chose, je peux m’éviter l’hyperventilation. C’est un bon début, j’imagine… Pour aider la cause : j’étais dans le bus en chemin vers la maison, debout, vers l’avant du bus plein à craquer. Soudainement, des hurlements de l’extérieur, auxquels se joignent quelques cris de l’intérieur du bus. Je n’ai pas le temps de regarder dehors que je perds l’équilibre, le chauffeur de bus ayant donné un rapide coup de volant. En tombant, je distingue vagument la fille qui est tombée, elle, dans la rue, je ne sais pas comment. Sur le côté, la tête vers nous, les pieds vers le trottoir, qui se relève, les yeux trop agrandis par la peur. Dans la manoeuvre, on a manqué entrer en collision avec une voiture qui a klaxonné. Je ne peux pas en dire plus, tout s’est déroulé en quelques secondes et je n’ai compris qu’après coup ce qui venait de se passer. Je n’ai pas eu de crise de panique par la suite, j’ai juste gelé carrément. Ça même calmer ma crise d’angoisse la moitié du trajet avant que le chauffeur nous dise que tout le monde devait débarquer à place laurier et qu’aucun 800-801 n’allaient passer pour un bout de temps.

Génial. Je ne sais pas comment me rendre chez moi à partir de là et je suis loin. J’appelle Nathalie. Elle me donne des indications claires et je comprends le chemin à suivre. Je croise plusieurs bus vides et des arrêts noyés dans les foules éjectées. En route, 15 minutes plus tard, comme j’arrive à un arrêt de bus : une 800 qui passe ! Qui a des gens à l’intérieur ! Qui embarque les personnes à l’arrêt et qui me dépose chez moi ! Cette fois, j’ai bien porté attention au trajet ! Je pourrai le faire à pied sans difficulté.

Parlant de Nathalie, c’est un ange. Elle est venue me chercher hier parce que je n’arrivais pas à monter dans le bus et m’a offert à souper, offre déclinée par manque d’appétit. Nous avons discuté, notamment de l’incident de la fille épileptique, elle s’est voulue rassurante et nous avons écouté L’Odyssée d’Alice Tremblay en relevant toutes les références que nous y trouvions. Il y en avait que je n’avais jamais relevées et vice-versa ! Ça a été super sympathique.

Ce soir, une fois rentrée, Nathalie m’a racontée sa journée de congé et m’a montré toute la nourriture qu’elle avait fait pour nous : sauce à vol-au-vent, lasagne, ragoût de légumes bouillis, des omelettes aux épinards, des pizzas maisons et quelques autres plats. Nous avons mangé des pizzas en écoutant des bloopers du Coeur a ses raison. Elle en a profité pour m’inviter à aller voir Batman The Dark knight avec elle, sa fréquentation et des amis mardi, offre acceptée. Je suis curieuse de voir le Joker !


Vivement mardi soir ! :D

J’ai téléchargé sur mon ordinateur tout les vidéos de la comédie musicale de Roméo et Juliette en hongrois, yay !

Au boulot, une petite fille a demandé à sa mère en regardant Delphine, Catherine et moi si nous étions des princesses. C’était vraiment mignon. Et une dame transportait sur elle un Dragon Barbu. Ce qui me permet de vous offrir cette photo !

De toute ma journée, je ne peux me souvenir que d’une chose. Elle m’obsède. Carrément.

J’ai pris le bus à 4h 25 pour me rendre au boulot à une demie-heure de Sainte-Foy. Ma musique sur les oreilles, assise sur un banc, cette fille tombe à genoux à côté de moi. Elle tremble et semble gémir. Je pense qu’elle pleure. Mal à l’aise, je détourne la tête. Puis, elle me tombe sur les jambes.

Et au sol.

Et elle tremble, tremble, tremble. Je fige. Dans ma tête, ça dit : “Fuck, épilepsie”. C’était exactement ça. Elle tremble énormément et a des spasmes. Une madame me tasse pour lui tenir la mâchoire et me dit en anglais, en la tournant sur le côté, de lui tenir le bras (et de l’empêcher de trop bouger du même coup). Ce visage… Couvert de bave et de sang. Elle s’est pété le nez contre le sol en tombant et ça pisse le sang. Je prends sur moi et j’obéis sans problème, sans stress plus qu’une inquiétude pour cette inconnue. J’espère qu’elle se remettra sans problème. Elle tremble, elle tremble, les yeux vers le haut, et presque fermés, elle bave, elle saigne. Mais tout va bien, on s’occupe d’elle. Ça a peut-être pris 5 seconde à faire, sa crise une minute ou deux, mais dans ma mémoire, ça a duré une éternité.

 La chauffeuse appelle l’ambulance et vient nous trouver. La fille tremble de moins en moins. Durant une seconde, elle m’a paru morte quand elle a cessé. Elle ”ouvre” les yeux, ils sont tellement confus et tellement absents ! La madame anglophone et la chauffeuse de bus lui parlent doucement, lui demande de bouger les mains, les pieds. Toujours calme, je sors des kleenex de mon sac à main et je lui éponge le visage. Son foulard est plein de sang et de bave, lui aussi. Après une minute, elle arrive à s’exécuter de peine et misère. Elle a l’air épuisée, vidée. Puis, soudainement, elle semble oublier la chauffeuse et l’anglaise. À chaque fois qu’on lui parle, elle hurle, terrifiée, puis, se calme.

Le bus de remplacement arrive. Je change de bus. Et je commence à me sentir mal, vraiment inconfortable. Les larmes me montent aux yeux, mais je les contients. Je débarque, en route vers le boulot. Je sens que je vais éclater en sanglots. Je téléphone Carl, pas de réponse. Je téléphone ma mère, je lui raconte et ça y est. Je me mets à pleurer. En retard pour le boulot, je pleure et je lui parle en m’y rendant. Je raccroche à la porte de celui-ci où, à peine entrée, je cours littéralement jusqu’au backstore des employés.

Durant une heure, une heure et demi, j’ai pleuré sans me calmer. Je tremblais énormément. Je la sentais trembler dans mes mains comme si elle y était encore, comme si je tremblais à cause d’elle. Je la revoyais dès que je baissais les yeux et voyait mes mains. J’ai appelé Lei, lui demandant si c’était un choc nerveux. Puis Mylène, pour me calmer.

Louis est venu me voir, me disant gentiment de rentrer me reposer chez moi après que je lui ai raconté. Reprendre le bus ? Non. J’en étais incapable. Il a appelé Delphine qui était absente pour cause de sortie familiale. Mes amis travaillaient. MC non, mais je ne voulais pas la déranger avec ça, elle traverse une période elle-même difficile, je préférais lui épargner ça. Je suis restée, à la proposition de Louis, dans le backstore le temps de reprendre mes esprits. Calmée, j’ai pu travailler sans problème.

Arrive le moment de rentrer.

Prendre le bus ? Je me sens mal d’y penser. J’approche d’une pour y monter. Crise de panique, je vais m’hyperventiler si je le fais. J’ai appelé Nathalie, ma propriétaire, et elle est venue me chercher en voiture. Je n’ai pas eu de mal à y monter tandis que de penser à monter dans un bus, mon rythme cardiaque et ma respiration s’accélèrent brusquement et je la vois, encore.

Je dois prendre deux fois par jour le bus pour me rendre et pour revenir du boulot. Je dois prendre le bus pour voir mes amis. Trente minutes chaque fois. Je ne peux pas paniquer comme ça ! Combien de chance aie-je de revivre ça dans un bus ? Ça pourrait arriver à la boutique, à l’école, dans la rue… La bus n’est pas pire qu’un autre endroit. Je ne dois pas paniquer comme ça ! Une partie de moi le sait et le comprend très bien. L’autre ne veut rien savoir et panique.  

Si elle était tombée ailleurs que sur moi, si ça avait eu lieu plus loin de deux mètres, qu’elle n’avait pas eu le visage plein de sang en plus de la bave, ça aurait sûrement bien passer, même si je suis ”intervenue”. Mais tout ça d’un coup, premier contact avec l’épilepsie, premier contact avec une crise autre qu’hyperventilation ou perte de conscience, ça a été trop, après coup.

Je devrai surmonter ma peur irrationnelle. Je le sais. Je suis ridicule avec ma panique.

Mais je la vois dès que je pense à un bus. Ce visage plein de sang et de bave, les yeux révulsés…