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Une autre fois, un coup de tête m’a conduite droite au Saguenay à 2 heures du matin. Contrairement à la dernière fois, cependant, je n’ai pas dormi du trajet. J’ai eu un poil d’inspiration pour écrire. Je crois que même Immersion, titre de mon recueil en cours, ne pensait plus la chose possible. Je suis consciente que Présence n’est pas le meilleur texte que j’ai produit de ma vie, mais il est celui où j’ai juste pu me laisser aller. J’y arriverai peut-être, à récrire. Hitler, Hélène et Sang attendent impatiemment que je les termine… D’ici-là, Icisera sur mon Boudoir pour les intéressés !
Je n’ai pas étudié comme prévu lors du trajet, par contre. Ce qui fait que je dois me reprendre ce soir et demain. Un bel examen valant pour 30 % de la session m’attend mercredi matin et je ne me sens aucunement prête à celui-là. Souhaitez-moi bonne chance car j’en aurai besoin ! Mais qu’aie-je donc fait si je n’ai ni dormi ni étudié ? Je me suis tapé Gangs of New York évidemment. En me marrant bien au passage des pompiers qui préfèrent se battrent en eux que d’éteindre l’incendie dévorant la maison et la vie d’une famille.
Je ne devais pas aller au Saguenay. Ca ne m’arrangeait pas si on regardait la chose d’un oeil rationnel. J’avais une promesse à tenir, un pélerinage à faire ; la possibilité de le réaliser finalement a gagné. Rivière-Éternité est magnifique. Le trajet de la montée dure entre 3 et 4 heures aller-retour. C’est épuisant. Malgré tout, une randonnée pédestre, si je puis dire, dans la flamboyante automne reste une activité agréable. Les écureils sont habitués de voir passer les pélerins, touristes et adeptes de la forme physique : ils nous considèrent une fraction de seconde et retournent à leurs occupations dans se soucier de fuir. Ils n’ont pas peur. Ce n’est pas comme moi qui craignait les couguars à cause de Carl. Hein, Carl ? J’ai raconté la chose à Friederike, elle t’a trouvé méchant (même si elle était morte de rire en déclarant que cette attitude est mondiale et non propre aux québécois) !
Cette montée a été une très bonne chose. Non seulement j’ai pu tenir mon engagement, non seulement ma santé doit m’en dire merci, mon couple m’inspire davantage d’espoir. Vendredi encore, je pensais à quitter mon copain, trop incertaine de notre relation. Après la journée de samedi, je crois qu’il est possible pour nous de continuer notre route ensemble. Nous nous séparerons peut-être à un prochain tournant. Qu’importe ; la route que nous ferons main dans la main aura été plus agréable. Et si ça peut durer, je serai bien la dernière à m’en plaindre. Il a même écouté Pride and prejudice avec moi ! Jane Austen n’a pas particulièrement écrit une oeuvre virile, n’est-ce pas ? Et l’homme viril par excellence a tout de même apprécié ! :O
Je couperai probablement les liens msn avec Carl. C’est, je crois, l’une des grandes raisons de notre éloignement mutuel et de nos doutes. Je ne le verrai pas forcément plus souvent. Toutefois, plutôt que de passer par un médium froid comme le net pour se parler, je privilégierai le téléphone (la chaleur d’une voix et la compréhension des intonations) et le réel. Lorsque nous sommes physiquement ensemble, ni l’un ni l’autre ne doute. Lorsque nous sommes à distance sans pouvoir se parler, nous ne doutons pas non plus. Le net vient briser de cet équilibre puisqu’il s’agit d’un médium trahissant le ton réel du locuteur. Plutôt que de passer du temps à semi s’occuper de l’autre et à semi s’occuper de ses affaires, le temps que nous passeront à nous soucier de l’autre sera entier.
En plus que ça me permettra d’être un peu plus disciplinée.
Parlant de discipline, je dois aller étudier.
Bonne nuit à tous !
Ça va mal depuis deux jours.
D’abord, je perds mon cellulaire. Appels par ici, appels par là, tentatives pour le retrouver. Rien à faire : personne ne l’a vu nul part. Et Dieu sait combien gentils sont les gens qui travaillent chez Bell pour régler ce genre d’ennuis. Ouais, vive devoir annuler un contrat et tous les frais excessifs pour nous le faire regretter. Pourquoi est-ce qu’on ne peut pas juste transférer le contrat de cellulaire ?
En cours, ce matin, ma co-équipière n’était pas allé porter la feuille de notre choix de notre artiste pour le corpus au prof ce qu’il fallait faire jeudi. Nous avons donc eu la validation de notre choix en retard et nous n’avons même pas encore choisi le corpus, ce qu’il fallait valider aujourd’hui, parce qu’elle n’avait même pas choisie qui que ce se soit. Comment être en retard en commençant.
Ensuite, j’ai cru que le meeting lolita était aujourd’hui mais on m’a heureusement prévenu qu’il était demain. En soirée, je devais aller au souper d’anniversaire de Lara. François devait m’accompagner. Il est passé avant moi. Je n’ai pas pu lui parler de la soirée.
Comme toujours, j’ai été en retard. Et j’ai vécu une nouvelle expérience à me faire détester de prendre le bus.
J’étais assise dans le fond, là où il y a quatre places qui se regardent. La bus était vide quand je suis entrée. Forcément, en embarquant des gens, des personnes sont venues s’asseoir près de moi. Deux noirs et un arabe (ou quelque chose qui en avait l’air. De me sentir coincée sur le bord de la fenêtre ”entourée” par eux ne m’était pas agréable, mais c’est la bus. Je n’en fais pas de cas. Personne d’autre dans la partie arrière de la bus. Ma musique sur les oreilles, je les regarde vaguement parler en riant.
Soudainement, je sens qu’on me touche la cuisse. Je suppose que ce n’est pas voulu, je ne réagis toujours pas. Loin de l’enlever, le noir a dit quelque mot à l’autre noir, en face de moi, en une probable langue africaine. Non mais sérieusement, même dans un mauvais film porno, on n’aurait pas été plus direct : le gars me sort une coupe de vingt en les désignant d’un geste tous les trois. Je n’ai pas eu à voir pour savoir que je le faisais bander.
Ça m’a rappelé pourquoi je ne mettais plus ma jolie robe noire à polkadots.
Et ils ont insistés jusqu’à ce qu’il y a trop de monde derrière et que j’ai commencé à sérieusement hausser le ton pour leur faire comprendre de me ficher la paix. Je suis descendue avant mon arrêt et j’ai couru jusqu’au Tokyo en pensant y avoir une soirée qui me ferait oublié cet incident. Finalement, le souper n’y était pas et, n’ayant ni cellulaire ni d’accès internet ou quoi que ce soit pour rejoindre les invités ou Lara pour apprendre où ils étaient, je suis rentrée.
Carl devait venir me trouver ce soir ou demain matin. Il ne viendra pas. Sa voiture est brisée et les garages sont fermés le week-end. J’ai voulu aller le trouver là-bas : il travaille demain de 12h à 9h. On s’entend que j’arriverais à 2h 30 du matin à Jonquière, on dormirait, il se lèverait travailler, j’irais errer toute la journée en ville, je le verrais en soirée et dimanche. Carl a de l’école le lundi à partir de 8h et je dois rentrer pour mon cours du lundi soir. Est-ce que deux nuits valent 65$ ? Est-ce que ça vaut toute l’attente de samedi alors que je ne sais même pas si tout se passera bien avec Carl, avec qui j’ai fraîchement repris/en train de reprendre ?
Je ne sais pas. En fait, le problème est que si Lei ne peut pas passer la journée de samedi avec moi, je suis à la rue tout ce temps…
J’espère que j’aurai un peu plus de chance pour les billets du cirque du soleil demain matin.
La soirée étudiante du 10 à été très sympathique. J’ai pu découvrir que j’aimais l’électro plus que je pensais. Il faut dire que l’ambiance d’un concert, où le beat résonne à travers notre corps et où l’éclairage n’est qu’un jeu de lumières fuyantes. J’ai pu revoir Francis R. que je n’avais pas vu depuis un moment là-bas mais à ma déception, nous n’avons pas réellement eu le temps de se parler. Je suis rentrée tôt, ayant dit à ma meilleure amie que je passerais lui parler en pensant que je n’aimerais pas la soirée d’accueil. Malheureusement pour moi, j’adorais. Mais je m’étais engagée, il me fallait tenir parole.
Mes cours me fascinent de plus en plus. À chaque fois que l’on aborde un nouveau sujet, mon amour du domaine se confirme un peu plus et j’en veux davantage ! Il me semble que les trois prochaines années, incluant celle en cours, seront particulièrement intéressante. Par contre, j’ai du mal à m’intégrer, à me nouer d’amitié avec le gens de mon programme. Je ne suis pas toute seule tout de même sans connaissance universitaire ; simplement, les gens avec qui je me lie proviennent de différents programmes : traduction, enseignement au secondaire, enseignement du français… Ce qui n’est pas plus mal. Je n’ai pas à les voir comme des rivaux potentiels pour les maîtrises d’orthophonie ou de neurolinguistique.
Autre chose que me fascine : la diversité ethnique, culturelle et langagières des gens de l’université. À Mistassini, tout le monde est blanc, tout le monde est pareil, tout le monde DOIT être pareil. À Chicoutimi, tu peux t’affirmer partiellement, sans excès et ça peut bien passer. Tu peux provenir d’ailleurs, tu te feras un peu regarder mais ça ira. À Québec, c’est banal. Les langues, les accents, les couleurs de peau se croisent et se mélangent. Aussi bête que ça puisse sembler pour certains, je trouve que cela est merveilleux. Ce sentiment ne disparaît pas. Bien au contraire. Les jours me font réaliser l’ampleur du phénoméne multiculturel de Québec. Ce multiculturalisme doit être l’une des raisons expliquant pourquoi je me sens si bien ici.
Mon petit frère est arrivé hier. Un peu tard, nous n’avons pas eu le temps de faire grand-chose sauf de lui présenter le coin et un peu d’ordinateur. Aujourd’hui, nous irons lui faire visiter l’Université et le Vieux Québec, de même que nou irons faire le tour fantôme. Oui, j’irai enfin ! Le planning fixe de la journée se limite à ces quelques activités, nous trouverons bien quoi faire d’autre pour remplir les temps morts. Je ne m’en fais pas. Les Galeries, peut-être ?
La semaine passée, j’avais Carl en visite. Cette semaine, c’est Jef. La semaine prochaine, ce sera Lara qui passera pour son anniversaire (il y aura un meeting lolita aux Galeries le 19 pour ”fêter” ça mais je ne suis pas convaincue encore d’y aller ; le souvenir du fiasco du dernier meeting est encore très vif à mon esprit) et Carl qui reviendra. Ensuite, je serai toute seule et je m’ennuierai. Bouhouhou, Lei, rends-moi visite !
Regardez-vous un peu les affiches et les horaires de spectacles ? Il y en a tant cette saison qui ont l’air vraiment bien. Je ne sais pas lequels choisir !
Les corvées m’attendent : lavage, séchage, pliage, ranger ma chambre (j’ai vidé mes boîtes sur le plancher pour m’y forcer), préparer mon lunch pour demain… Je dois aussi prendre rendez-vous pour aller me faire tatouer au Saguenay dans deux semaines si la chose est possible. Mon choix s’est arrêté sur Changement et Équilibre en arabe. Je ne tatouerai probablement qu’un seul des deux pour commencer. Je ne sais pas encore lequel mais j’ai encore du temps pour y penser.
Je ne vois rien de motivant nul part. Quand Carl m’a relaissé après que j’ai accepté de lui redonner ma confiance malgré toutes mes réserves et mon instinct qui me hurlait de ne pas le faire maintenant, ça a été catastrophique pour mon estime personnelle. Si Carl, celui qui est censé m’aimer, m’aider à m’améliorer, me faire sourire de zezonneries, me rejete alors qu’il est la personne qui doit m’aimer le plus… De quoi puis-je m’attendre des autres ? S’ils m’aiment moins, de base, que puis-je attendre d’eux ? Peuvent-ils éprouver pour moi la moindre affection ? S’ils le peuvent, pourquoi lui ne peut-il plus m’aimer ? Pourquoi m’aimerait-on ? Être mignonne n’est pas suffisant. Pourquoi ne m’aime-t-on pas ? Je peux étirer la liste jusqu’à perte de vue. Et si Carl a des raisons que je peux comprendre, comment pourrais-je m’en porter mieux ?
Dans ces conditions, je ne peux pas remonter la pente. Je m’y enfonce de plus en plus. Je suis incapable de voir un couple sans le détester, sans avoir envie de pleurer. On aurait pu m’enlever tout ce que je possède que ce n’aurait pas été une fraction du sentiment de vide béant qu’a laissé cette rupture. Je ne l’accepte pas. Je la rejette, je la déclare non valide ! Je ne sais plus vers quoi me tourner. Tout m’est fade, y compris les rêves et les projets qui me faisaient avancer par le passé. Plus rien ne me dit. Ces rêves, ces projets, je voulais le voir fier de moi une fois que je les aurais réalisés. Fier de sa petite femme, fier de celle qu’il avait choisi pour compagne de vie. Je m’accrochais à mille trucs stupides comme ça. Je sais, c’est mal, mais je n’existe qu’à travers ses yeux. Si ses yeux se détournent de moi, que je ne suis plus importantes, qu’est-ce que je suis ? Je n’ai pas assez de prétention et d’égocentrisme malgré tout ce qu’on dit de moi pour m’estimer importante par ma seule décision. Je suis une fille nowhere qui ne fait rien de particulièrement intéressant et qui ne veut rien de particulièrement intéressant. Je suis banale. Des comme moi, il y en a des millions : une de plus, une de moins, qu’est-ce que ça change ? Il trouvera une fille géniale et je ferai partie du lot qu’on ne regarde plus. Non, je ne peux pas supporter cette idée. C’est au-dessus de mes forces. J’ai l’impression qu’il se borne, qu’il s’obstine, qu’il se maintient de force dans sa position du ”Non, plus jamais”. Par peur de souffrir, par peur d’être faible, par peur de ne pas être à quelque part ce qu’il attend de lui. Qu’il n’assume pas d’avoir envie, à quelque part, de juste continuer auprès de moi. Malgré mes défauts, je pense qu’il était heureux avec moi… S’il ne l’a pas été, comment pourrais-je rendre quelqu’un d’autre heureux ?
Je ne vois aucune raison de continuer à exister. Je n’apporte rien à personne. Quand même je m’en plaindra durant vingt pages, rien ne changera. Il ne voudra pas plus reprendre. Et je resterai aussi inutile.
Malgré mon mal à sociabiliser, je suis un être profondément social. Ma réalité, c’est les autres. Ma réalité, c’est ceux que j’aime. Toute seule, sans le regard des autres et leur affection, je vais me laisser dépérir. Comme un bébé qui n’a pas d’amour et de contacts. Il ne pourra pas continuer de vivre. Je me fais un but de lui donner tort, de lui montrer un jour que j’avais bien raison, que je suis celle qu’il lui faut. Pourtant, je connais assez sa fierté qui l’empêchera de l’admettre même si un dieu sortait des nuages pour déclarer que j’ai raison.
Pourquoi continuer ? Dans quel but ? Je sais que je ne suis pas la première personne à vivre une peine d’amour mais je ne peux pas m’empêcher d’être aussi pathétique et ridicule…
Hier, Jimmy Dallaire, le propriétaire d’Adrenaline 24, est passé à La Table Ronde en ignorant que j’y travaillais. On a discuté un moment, tous les deux surpris. Ça a vraiment été un moment agréable qui m’a remonté le moral. Dans deux semaines (le temps qu’il soit en appart), j’irai sûrement passer quelques jours chez lui. Ça me permettra de voir une certaine personne, ma première fréquentation sérieuse, que je n’ai pas vu depuis longtemps même si, dans le fond, il arrive pour de bon à Québec dans deux semaines et que je suis censé le voir demain vu qu’il sera de passage. Je passerai au Café Klimt aussi pour déprimer Pierre. J’ai un café de prévu à l’horaire et potentiellement un autre, c’est parfait ! Ah, Pierre. Je lui enverrai une carte postale demain. J’aimerais voir sa tête quand il la recevra. J’ai même pris mon temps pour la choisir pour poser mon choix sur une photo de la fresque relatant l’histoire de Québec située dans le Petit-Champlain. Il aime l’art, non ? Donc, c’est celle qui m’a semblée la plus appropriée. Les cartes aux éclatantes couleurs d’automne se seraient agencées aux photos décorant le café mais elles étaient hors saison. Ce sera pour une prochaine fois ! De plus, si la chose est possible, je me ferai tatouer à ce moment chez Sylvain Gagné. J’hésite encore sur l’endroit et quelle calligraphie choisir mais d’ici-là, je devrais avoir posé mon choix.
Pour ceux qui veulent me voir pendant mon séjour (18-19-20-21 août), tirez-moi en un mot ! Le planning est en train de se faire mais pas avec les personnes que j’aurais pensé la semaine dernière. D’ailleurs, je pense que l’école commence aussi cette semaine-là…
EDIT : Après vérification, le cégep ne recommence que le 25 août pour Chicoutimi et je ne trouve pas la date pour Jonquière. Ahaha, moi ce n’est que le 2 septembre !
Non, pour ceux qui l’ignore, en parlant de fréquentation, je ne parle pas de Carl. Je n’ai pas mentionné sur le blog que j’avais été rejetée à nouveau après cinq jours vraiment agréables. Eh bien, c’est fait sauf qu’on ne s’y attardera pas. Peut-être qu’un jour quand il sera moins perdu dans le noir, les choses changeront-elles. Mais je crois que, quitte à le faire juste pour me tenir tête et pour ne pas me donner raison, il n’y aura pas de changements. En conséquence, j’ai abandonné des projets qui me tenaient à coeur… dont celui du voyage au Vietnam en mai 2010.
Il n’y avait plus finalement que sur la dizaine d’intéressés, deux-trois personnes ‘’sérieuses”, dont lui et deux personnes dont je doute de leur motivation nécessaire à y aller. Ce n’est pas en disant “Cool, je vais venir” qu’on peut le faire. Ça demande du temps, de l’argent, de la motivation. Si je suis pour m’y ramasser seule avec Carl… Aussi bien avorter l’idée et la remettre à un jour inconnu où j’irai seule par choix ou accompagnés de gens agréables. D’ici-là, je change de destination et n’inviterai personne à venir avec moi. Ce qui m’attend ? La jungle ou le désert. Deux lieux antithétiques : l’un humide, l’autre sec, l’un où il pleut souvent, l’autre jamais, l’un inondé de plantes, l’autre aride et presque sans vie… Mais qui se rejoignent dans le sens où je me trouverai probablement folle d’y être allée pendant que j’y serai : marre de la chaleur, de la pluie, terrifiée par les insectes et les dangers à en devenir paranoïaque… Ne pensez-vous pas que ce sera marrant ? Je n’ai pas commencé à regarder encore mais ça ne tardera pas.
Le désert de Gobi
Là-dessus, avant d’y être, des crêpes au sarassin au sirop d’érable m’attendent sur la table, préparées avec amour par Nathalie ! Croisez les doigts pour qu’il fasse beau mercredi soir, je vais avec elle voir les grands feux Loto-Québec si la température s’y prête !
C’est quand le ciel est couvert de nuage que l’on découvre sur qui l’on peut compter, n’est-ce pas ? Et à quel point on peut avoir des attentes par rapport à certaines personnes. Ceux qui tentent de m’aider à remonter la pente glissante dans laquelle j’ai tombé ne sont pas ceux que je m’attendais. Une personne a l’excuse d’aller aussi mal que moi ; je lui pardonne et je la soutiens de tout mon coeur ou du moins de tout ce que je peux offrir de mon coeur en ce moment. Quant à certaines autres… Je saurai à quoi m’en tenir. Mon affection pour eux sera proportionnelle à l’importance que j’ai à leurs yeux. J’ai assez perdu de temps pour des personnes qui n’en valaient pas la peine.
Stéphanie me fait rire à retardement avec des trucs débiles et Louis arrive à me faire réfléchir.
Cinq jours vraiment merveilleux pour aboutir à des raisons bidons de rejet jusqu’à aboutir à une raison qui, si elle était venue de moi, l’aurait horripilé à l’extrême. Je ne l’accepte pas. Je veux la vérité pour pouvoir la comprendre, à défaut de l’accepter… Je n’ai pas l’impression d’avoir eu la vérité. Ça me dérange profondément.
Là-dessus, je m’apprête à appeler l’hôpital où j’irai probablement séjourner quelques jours sitôt que j’ai parlé avec Nathalie. J’espère qu’elle ne rentrera pas tard.
Sinon, sur une note plus joyeuse, mon rhume est disparu mis à part quelques toussotements et je me suis mis un choker avec une camée de côté au boulot en remettant sur le plancher la redingote que je pensais acheter. J’adore la redingote mais c’est désagréable de lever les bras avec, comme si elle était trop petite alors qu’elle fait parfaitement autrement. Tant pis, j’épargnerai 70 $ et en dépenserai 16 $ à la place.
Sur plusieurs plans, j’ai changé dans les derniers mois, dans les dernières semaines, dans les derniers jours. Mon caractère, je crois, s’est adoucit ; il est devenu rare que je me fâche (généralement, c’est à cause de l’exaspération), je suis moins facilement déçue (plutôt que de bouder si on ne fait pas quelque chose de prévu, je le prends comme une excuse pour se revoir bientôt), je me sens mieux dans ma peau, plus tranquille, voire sereine, malgré certaines phases de stress et d’inquiétudes (presque uniquement, jusqu’à maintenant, reliés à une situation de couple (inexistant ? assez, oui…) instable).
Ma vision de la vie n’est plus négative. Je n’ai rien contre le fait de vivre et je ne peux pas attenter à ma vie en conséquence de cette nouvelle vision. Je n’ai pas le droit de décider pour toutes ses petites vies en moi qui veulent vivre que c’est l’heure de la tombée du rideau. Peut-être en faire l’objet d’un prochain post ? Ou pas.
Je gagne aussi, mi par bonne volonté, mi faute de choix, en autonomie et en indépendance. Même si j’ai des amis et une propriétaire qui se soucient de moi, si je ne prends pas soin de moi, personne ne le fera à ma place. Ça devient tout naturel à force d’y être… forcée.
J’ai réalisé ce que j’avais besoin pour être pleinement heureuse : trouver un endroit qui me donne l’impression d’être ”Chez moi” et avoir auprès de moi les êtres qui me sont le plus chers. Le reste n’est que détail qui embellisse ou enlaidisse un tableau. J’ai trouvé cet endroit ”où j’appartiens” dans la ville de Québec. Cependant, Carl et Lei n’y sont pas. C’est ce qui m’empêche d’être entièrement comblée. Malgré ce que peuvent vous avoir fait penser certains posts, je suis bien ici. J’y suis heureuse. Je suis moins romantique qu’auparavant, ce que vous auriez dû remarqué à la lecture des lignes précédentes. Je me complais que très rarement dans cette mélancolie qui m’a bercé si longtemps. J’ai trouvé l’objet de mes recherches, mon sanctuaire, je suis peu souvent seule, que les couleurs vives commencent à envahir ma garde-robe, que j’aime en me sentant aimée en retour, que mes rêves sont devenus réalisables si je m’en donne la peine, je mange mieux, je dors mieux, je suis plus en santé, je veux essayer des choses qu’avant je repoussais de la main en plissant du nez, et ainsi de suite… Ça doit aider. Moi qui détestait ”faire du social”, j’y prends souvent plaisir aujourd’hui ! J’ai rencontré à Québec des gens qui m’y ont poussé sans le savoir et que j’avais envie de voir, dont j’avais envie de pouvoir apprécier la présence tout simplement.
Mon avenir ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. On m’a déchiré en plein visage celui que je chérissais, tandis que j’allais enfin l’atteindre. Toutefois, cette famille et ce mari dont je prendrai soin restent à mes yeux l’objectif final. Quel conservatisme pathétique, n’est-ce pas ? Pourtant, plus que tout, c’est ce à quoi j’aspire. D’ici-là, je veux voyager, voir le monde, partir à l’aventure, le regretter de temps en temps, en pleurer (?), en rire ; je voudrais partager cela avec quelqu’un, quelqu’un mais pas n’importe qui, non par peur, non par besoin mais parce que j’en ai envie. Se remémorer des souvenirs partagés est si agréable ! Les Japonais ont un proverbe dont je peux me servir pour argument : “On ne voit pas avec les huit yeux des autres.” Personne ne remarque, ne ressent, ne perçoit, ne s’attarde aux mêmes choses, sensations et impressions que son voisin. Comparer ces expériences doit être un tel plaisir ! Je suis tellement impatiente d’aller au Vietnam ! Épargnons, épargnons…
En ce qui concerne le lolita, j’ai abandonné les communautés lolitas. C’est un milieu si capricieux, si difficile, si hautain et élitiste ; une erreur, que tu sois débutante ou confirmée, et ça y est, on reçoit l’étiquette d’ita lolita. Il est difficile par la suite de s’en défaire. Je suis contente d’avoir réussi à l’éviter tandis qu’à mes débuts j’aurais facilement pu y sombrer ! Oui, il est agréable de pouvoir parler avec d’autres personnes d’un intérêt commun assez rare. Je ne m’interdirai pas d’en discuter avec qui que ce soit non plus. Seulement, dans les communautés, plus que la simple discussion, les filles cherchent à ”grimper dans la hiérarchie”, à démontrer à coups de phrases assassines et/ou bien tournées à quel point elles sont plus lolitas que l’autre, à gagner de la e-fame, devenir LA lolita du milieu. Si vous êtes moche et que votre personnalité ressemble à votre physique, qu’importe les beaux vêtements que vous portez, peu importe la marque, ça n’a pas d’importance : vous êtes laide. Et même à ça, même si c’est cruel, une lolita laide reste une fille laide. Ce n’est pas une mode que n’importe qui porte bien, d’autant plus si on s’obstine à porter un style lolita qui ne nous convient pas sous prétexte qu’on le préfère à celui qui nous irait si bien ! Au final, ça devient une guerre de marque, de vêtements, du meilleur agencement, de l’accessoire le plus récent de la collection d’Angelic Pretty ou le morceau le plus cher de Moi-Même-Moitié. De plus, à mes yeux d’utopiste croyant profondément au lifestyle, une lolita vêtue comme tel se doit d’être élégante, polie, douce, féminine ; ça m’insupporte d’en voir vulgaire et sans classe. Je n’arrive plus à prendre plaisir à discuter avec elles et les autres, si seulement elles y prêtent attention, en écopent malheureusement. Je préfère conserver le plaisir lolita avec mes amies, le porter pour le plaisir, sans plus, sans avoir à faire attention que le reflet dans mes lunettes ne soit pas lolita. Franchement. J’ai mille fois plus de bonheur à discuter de lolita, vêtue de cette manière, en buvant un thé avec Lei ou en papotant en riant avec Delphine qu’avec milles filles lolitas ”parfaites”. À quoi me sert de m’occuper d’une fille de l’Oregon dont je me préoccupe uniquement à cause de son style vestimentaire ? C’est on ne peut plus superficiel comme relation, ne pensez-vous pas ?
















