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Une autre fois, un coup de tête m’a conduite droite au Saguenay à 2 heures du matin. Contrairement à la dernière fois, cependant, je n’ai pas dormi du trajet. J’ai eu un poil d’inspiration pour écrire. Je crois que même Immersion, titre de mon recueil en cours, ne pensait plus la chose possible. Je suis consciente que Présence n’est pas le meilleur texte que j’ai produit de ma vie, mais il est celui où j’ai juste pu me laisser aller. J’y arriverai peut-être, à récrire. Hitler, Hélène et Sang attendent impatiemment que je les termine… D’ici-là, Icisera sur mon Boudoir pour les intéressés !
Je n’ai pas étudié comme prévu lors du trajet, par contre. Ce qui fait que je dois me reprendre ce soir et demain. Un bel examen valant pour 30 % de la session m’attend mercredi matin et je ne me sens aucunement prête à celui-là. Souhaitez-moi bonne chance car j’en aurai besoin ! Mais qu’aie-je donc fait si je n’ai ni dormi ni étudié ? Je me suis tapé Gangs of New York évidemment. En me marrant bien au passage des pompiers qui préfèrent se battrent en eux que d’éteindre l’incendie dévorant la maison et la vie d’une famille.
Je ne devais pas aller au Saguenay. Ca ne m’arrangeait pas si on regardait la chose d’un oeil rationnel. J’avais une promesse à tenir, un pélerinage à faire ; la possibilité de le réaliser finalement a gagné. Rivière-Éternité est magnifique. Le trajet de la montée dure entre 3 et 4 heures aller-retour. C’est épuisant. Malgré tout, une randonnée pédestre, si je puis dire, dans la flamboyante automne reste une activité agréable. Les écureils sont habitués de voir passer les pélerins, touristes et adeptes de la forme physique : ils nous considèrent une fraction de seconde et retournent à leurs occupations dans se soucier de fuir. Ils n’ont pas peur. Ce n’est pas comme moi qui craignait les couguars à cause de Carl. Hein, Carl ? J’ai raconté la chose à Friederike, elle t’a trouvé méchant (même si elle était morte de rire en déclarant que cette attitude est mondiale et non propre aux québécois) !
Cette montée a été une très bonne chose. Non seulement j’ai pu tenir mon engagement, non seulement ma santé doit m’en dire merci, mon couple m’inspire davantage d’espoir. Vendredi encore, je pensais à quitter mon copain, trop incertaine de notre relation. Après la journée de samedi, je crois qu’il est possible pour nous de continuer notre route ensemble. Nous nous séparerons peut-être à un prochain tournant. Qu’importe ; la route que nous ferons main dans la main aura été plus agréable. Et si ça peut durer, je serai bien la dernière à m’en plaindre. Il a même écouté Pride and prejudice avec moi ! Jane Austen n’a pas particulièrement écrit une oeuvre virile, n’est-ce pas ? Et l’homme viril par excellence a tout de même apprécié ! :O
Je couperai probablement les liens msn avec Carl. C’est, je crois, l’une des grandes raisons de notre éloignement mutuel et de nos doutes. Je ne le verrai pas forcément plus souvent. Toutefois, plutôt que de passer par un médium froid comme le net pour se parler, je privilégierai le téléphone (la chaleur d’une voix et la compréhension des intonations) et le réel. Lorsque nous sommes physiquement ensemble, ni l’un ni l’autre ne doute. Lorsque nous sommes à distance sans pouvoir se parler, nous ne doutons pas non plus. Le net vient briser de cet équilibre puisqu’il s’agit d’un médium trahissant le ton réel du locuteur. Plutôt que de passer du temps à semi s’occuper de l’autre et à semi s’occuper de ses affaires, le temps que nous passeront à nous soucier de l’autre sera entier.
En plus que ça me permettra d’être un peu plus disciplinée.
Parlant de discipline, je dois aller étudier.
Bonne nuit à tous !
Ça va mal depuis deux jours.
D’abord, je perds mon cellulaire. Appels par ici, appels par là, tentatives pour le retrouver. Rien à faire : personne ne l’a vu nul part. Et Dieu sait combien gentils sont les gens qui travaillent chez Bell pour régler ce genre d’ennuis. Ouais, vive devoir annuler un contrat et tous les frais excessifs pour nous le faire regretter. Pourquoi est-ce qu’on ne peut pas juste transférer le contrat de cellulaire ?
En cours, ce matin, ma co-équipière n’était pas allé porter la feuille de notre choix de notre artiste pour le corpus au prof ce qu’il fallait faire jeudi. Nous avons donc eu la validation de notre choix en retard et nous n’avons même pas encore choisi le corpus, ce qu’il fallait valider aujourd’hui, parce qu’elle n’avait même pas choisie qui que ce se soit. Comment être en retard en commençant.
Ensuite, j’ai cru que le meeting lolita était aujourd’hui mais on m’a heureusement prévenu qu’il était demain. En soirée, je devais aller au souper d’anniversaire de Lara. François devait m’accompagner. Il est passé avant moi. Je n’ai pas pu lui parler de la soirée.
Comme toujours, j’ai été en retard. Et j’ai vécu une nouvelle expérience à me faire détester de prendre le bus.
J’étais assise dans le fond, là où il y a quatre places qui se regardent. La bus était vide quand je suis entrée. Forcément, en embarquant des gens, des personnes sont venues s’asseoir près de moi. Deux noirs et un arabe (ou quelque chose qui en avait l’air. De me sentir coincée sur le bord de la fenêtre ”entourée” par eux ne m’était pas agréable, mais c’est la bus. Je n’en fais pas de cas. Personne d’autre dans la partie arrière de la bus. Ma musique sur les oreilles, je les regarde vaguement parler en riant.
Soudainement, je sens qu’on me touche la cuisse. Je suppose que ce n’est pas voulu, je ne réagis toujours pas. Loin de l’enlever, le noir a dit quelque mot à l’autre noir, en face de moi, en une probable langue africaine. Non mais sérieusement, même dans un mauvais film porno, on n’aurait pas été plus direct : le gars me sort une coupe de vingt en les désignant d’un geste tous les trois. Je n’ai pas eu à voir pour savoir que je le faisais bander.
Ça m’a rappelé pourquoi je ne mettais plus ma jolie robe noire à polkadots.
Et ils ont insistés jusqu’à ce qu’il y a trop de monde derrière et que j’ai commencé à sérieusement hausser le ton pour leur faire comprendre de me ficher la paix. Je suis descendue avant mon arrêt et j’ai couru jusqu’au Tokyo en pensant y avoir une soirée qui me ferait oublié cet incident. Finalement, le souper n’y était pas et, n’ayant ni cellulaire ni d’accès internet ou quoi que ce soit pour rejoindre les invités ou Lara pour apprendre où ils étaient, je suis rentrée.
Carl devait venir me trouver ce soir ou demain matin. Il ne viendra pas. Sa voiture est brisée et les garages sont fermés le week-end. J’ai voulu aller le trouver là-bas : il travaille demain de 12h à 9h. On s’entend que j’arriverais à 2h 30 du matin à Jonquière, on dormirait, il se lèverait travailler, j’irais errer toute la journée en ville, je le verrais en soirée et dimanche. Carl a de l’école le lundi à partir de 8h et je dois rentrer pour mon cours du lundi soir. Est-ce que deux nuits valent 65$ ? Est-ce que ça vaut toute l’attente de samedi alors que je ne sais même pas si tout se passera bien avec Carl, avec qui j’ai fraîchement repris/en train de reprendre ?
Je ne sais pas. En fait, le problème est que si Lei ne peut pas passer la journée de samedi avec moi, je suis à la rue tout ce temps…
J’espère que j’aurai un peu plus de chance pour les billets du cirque du soleil demain matin.
La soirée étudiante du 10 à été très sympathique. J’ai pu découvrir que j’aimais l’électro plus que je pensais. Il faut dire que l’ambiance d’un concert, où le beat résonne à travers notre corps et où l’éclairage n’est qu’un jeu de lumières fuyantes. J’ai pu revoir Francis R. que je n’avais pas vu depuis un moment là-bas mais à ma déception, nous n’avons pas réellement eu le temps de se parler. Je suis rentrée tôt, ayant dit à ma meilleure amie que je passerais lui parler en pensant que je n’aimerais pas la soirée d’accueil. Malheureusement pour moi, j’adorais. Mais je m’étais engagée, il me fallait tenir parole.
Mes cours me fascinent de plus en plus. À chaque fois que l’on aborde un nouveau sujet, mon amour du domaine se confirme un peu plus et j’en veux davantage ! Il me semble que les trois prochaines années, incluant celle en cours, seront particulièrement intéressante. Par contre, j’ai du mal à m’intégrer, à me nouer d’amitié avec le gens de mon programme. Je ne suis pas toute seule tout de même sans connaissance universitaire ; simplement, les gens avec qui je me lie proviennent de différents programmes : traduction, enseignement au secondaire, enseignement du français… Ce qui n’est pas plus mal. Je n’ai pas à les voir comme des rivaux potentiels pour les maîtrises d’orthophonie ou de neurolinguistique.
Autre chose que me fascine : la diversité ethnique, culturelle et langagières des gens de l’université. À Mistassini, tout le monde est blanc, tout le monde est pareil, tout le monde DOIT être pareil. À Chicoutimi, tu peux t’affirmer partiellement, sans excès et ça peut bien passer. Tu peux provenir d’ailleurs, tu te feras un peu regarder mais ça ira. À Québec, c’est banal. Les langues, les accents, les couleurs de peau se croisent et se mélangent. Aussi bête que ça puisse sembler pour certains, je trouve que cela est merveilleux. Ce sentiment ne disparaît pas. Bien au contraire. Les jours me font réaliser l’ampleur du phénoméne multiculturel de Québec. Ce multiculturalisme doit être l’une des raisons expliquant pourquoi je me sens si bien ici.
Mon petit frère est arrivé hier. Un peu tard, nous n’avons pas eu le temps de faire grand-chose sauf de lui présenter le coin et un peu d’ordinateur. Aujourd’hui, nous irons lui faire visiter l’Université et le Vieux Québec, de même que nou irons faire le tour fantôme. Oui, j’irai enfin ! Le planning fixe de la journée se limite à ces quelques activités, nous trouverons bien quoi faire d’autre pour remplir les temps morts. Je ne m’en fais pas. Les Galeries, peut-être ?
La semaine passée, j’avais Carl en visite. Cette semaine, c’est Jef. La semaine prochaine, ce sera Lara qui passera pour son anniversaire (il y aura un meeting lolita aux Galeries le 19 pour ”fêter” ça mais je ne suis pas convaincue encore d’y aller ; le souvenir du fiasco du dernier meeting est encore très vif à mon esprit) et Carl qui reviendra. Ensuite, je serai toute seule et je m’ennuierai. Bouhouhou, Lei, rends-moi visite !
Regardez-vous un peu les affiches et les horaires de spectacles ? Il y en a tant cette saison qui ont l’air vraiment bien. Je ne sais pas lequels choisir !
Quelle photo vous motiverais plus à acheter le seul chocolat non belge qui vaut la peine d’être dégusté ? Passons sous silence que celle de gauche n’est pas jolie, que j’ai l’air moche, que mes vêtements ne s’agencent pas bien, que j’ai l’air gamine, etc. Remarquons la tronche idiote que je tire sur celle de droite. Par contre, étrangement, j’aime bien celle de droite. Merci à Carl pour sa participation active aux photos.
Début des cours, début des gaffes !
J’entre en retard dans le local de mon premier cours. Vérification faite avant d’entrer, bien sûr ! Je m’assoie à un bureau, jette un oeil au syllabus et lit ”Histoire du Ve jusqu’au XVe siècle”. Hein ? J’ai un cours de phonétique. Ah, peut-être que c’est une partie du cours ! Sans me poser davantage de questions, j’écoute le professeur. Le doute s’installe. Suis-je au bon endroit ? Oui, bon local, bonne heure. Je regarde la fille derrière moi et lui demande s’il y a eu un changement de salle de classe. Voilà. Effectivement, il y avait eu un échange de locaux. Bref, quittant la salle de 200 personnes, je me suis rendue au bon cours un petit peu gênée quand même…
Mon premier cours m’a rassuré quant à l’université. Je sens déjà que j’adorerai ce cours où l’on abordera les questions phonétiques du français, du mongol et du latin, sans compter que nous avons à apprendre le cyrillique. Ça ne me sera pas difficile. J’ai appris le cyrillique pour passer le temps chez ma mère Noël dernier. Il suffit de me rafraîchir la mémoire et tout ira bien. N’empêche que d’avoir des bases de phonétique et de cyrillique me rassure. Je ne pars pas de zéro.
Nous sommes plus de cent cinquante dans mon programme, dont une large majorité désire devenir orthophoniste. Je me demande combien traverseront le BAC et pourront seulement appliquer la demande d’inscription ? Croisons les doigts pour que j’en fasse parti !
S’il n’était pas si tard, je vous endormirais avec mes turlupitudes qui me hantent. Mais il est tard, remarquons-le, quand j’ai à me lever à 7h demain, que j’ai 3h de cours pour commencer la journée suivi de 8h 30 de boulot. Un verre ensuite, quelqu’un ? Profitez, mon horaire se remplit si vite que je me demande quand j’aurai le temps de souffler entre le boulot, l’école, les lectures, les soirées universitaires, les concerts, le sport et les amis en visite…
Vendredi, six heures de cours m’attendent. Je pense que je travaille en soirée. À vérifier. Puis, samedi, je travaille toute la journée. Carl arrivera vers 23 heures pour me rendre visite jusqu’au lendemain. Sa présence me fera du bien malgré tout. J’ai besoin d’une personne avec qui je peux discuter et avec qui je peux risquer de pleurer sans me heurter à un mur de panique. Je n’aime pas pleurer devant les gens. Ça me rend mal à l’aise de les rendre mal à l’aise. Je ne pense pas que je déprimerai longtemps. Ce n’est même pas une déprime. J’ai juste des trucs sur le coeur et j’ai besoin de les extérioriser en compagnie d’une personne qui sait comment faire pour que sa simple présence me suffise. Je suis devant un dilemme moral et de grands questionnements…
En contraste, je suis contente d’avoir pu voir Mylène aujourd’hui. Nous sommes allées dans le Vieux pour se balader autant qu’elle le pouvait (considérons qu’elle est toujours en convalescence), trouver son hôpital et souper au restaurant ensemble. J’ai dépassé mon budget… sans remords : le sauté de crevettes à l’orientale le vaut bien, non ? ;__; Je sauterai un repas demain pour compenser vu que je n’ai pas pu me faire de lunchs ce soir !
Sur ces belles paroles et une photo cam de plus, bonne nuit, groupe !
De nouveau à la case célibataire. Je savais que ça ne durerait pas. Je ne me faisais guère d’illusions ni n’espérait mais je pensais quand même que ça s’étirerait davantage. Rassuez-vous, je ne fais pas de folles crises de larmes et je ne déprime pas. Bien sûr, il y a le coup dur au moral et à l’ego : un rejet (lire rupture si vous préférez) n’est jamais facile à vivre lorsque nous sommes émotivement impliqué dans cette relation. Bref, en une semaine, nous avons mis la majuscule initiale et le point final de notre histoire.
C’était ma première relation de ce genre. Peut-être la dernière aussi. Je ne suis même pas certaine de comment je dois considérer tout ce qui s’est passé. J’ai besoin de prendre du recul par rapport à cette histoire. J’ai trop besoin d’engagement, de sérieux, d’une certaine sécurité pour me satisfaire de ce genre d’aventures. Même en amitié, je présente cette nécessité de ”fidélité” envers l’autre. Prendre les autres à la légère m’est impossible. N’est-ce pas là un manque de respect et de considération ? Si l’on parle franchement de connaissances, je n’attends rien d’eux et ne considère rien leur devoir si ce n’est qu’un respect de base, peu importe la proximité. Mes amitiés sont sélectionnées. Malgré les défauts, et non seulement à cause de leurs qualités, si j’octroie le titre d’ami à quelqu’un, il est en droit de s’attendre à être traité comme tel. Les mots de Camus résonnent encore à mes tympans. Ils m’ont tant émus à leur lecture : “[...] mais j’ai été capable d’élire quelques êtres et de leur garder le meilleur de moi quoiqu’ils fassent.” Pour moi, voilà un idéal. Qui se coordonne très bien avec mon idéal d’amour inconditionnel et désintéressé. N’est-ce pas que la vie fait bien les choses parfois ?
Sur ces belles paroles, je vais me coucher même si je n’en ai pas envie. Boulot demain !
Je dois me rappeler que le soupir ne dure qu’un temps…
Bon, suites à deux erreurs de manipulation de ma part, j’ai perdu deux fois ce que j’avais écris pour post. Je serai plus concise cette fois et plus attentive.
J’ai passé les deux derniers jours à travailler, à aller au Moulin à images et à voir Francis. Résumons ce qui touche le boulot grâce à ”Bouhouhouhou, une fille avec qui je m’entendais bien à été mise à la porte mais si elle l’a été, elle doit le mériter parce que le gérant ne renvoie pas si aisément un de ses employés” et ”Tant pis, je m’entends bien avec tout le monde et j’aime mon boulot!”. Ah, rajoutons un ”Il y a des freaks qui me font peur.” Comme cette madame qui prêche la foi chrétienne en gueulant dans la rue contre les démons des cellulaires. Comme le monsieur qui disait que la boutique allait exploser, à cause de ”fautes et d’erreurs”, de ”chevaliers et de démons”. Il m’a réellement dérangée. Il m’effrayait. Grand, mince, le visage émancié, les yeux ronds, globuleux et cernés de plusieurs nuits blanches, les mains blessées… Je ne veux plus le voir !
Parce que je suis lâche de récrire pour une troisième fois ce qu’est le Moulin à images en mes mots, je vole ce qu’en dit MonQuébec2008 ainsi que leur photo :
“Événement gratuit dans le cadre des festivités entourant le 400e anniversaire de Québec.
Tous les soirs de 22 h à 22 h 40, beau temps mauvais temps
Le Moulin à images est un document visuel et sonore de quarante minutes projeté sur les silos à grains du port de Québec. Ceux-ci deviennent ainsi le plus vaste site de projections géantes jamais exploité (30 m x 600 m – ou quelques millions de pixels…). Cette immense structure de béton se transforme en narrateur et devient, à travers son récit, le témoin privilégié des 400 ans d’histoire de Québec.
Il s’agit d’une mosaïque animée qui, passant avec les époques de la gravure à la peinture, puis à la photo et à la vidéo, dresse un portrait impressionniste de l’identité de la cité au fil du temps. L’œuvre est structurée en quatre mouvements correspondant aux quatre siècles d’histoire de la ville : le chemin d’eau, âge de l’exploration et de la découverte; le chemin de terre, temps du défrichage et de l’appropriation du sol; le chemin de fer, moment de l’éclosion industrielle; et, enfin, le chemin d’air, période du développement des communications et des moyens de déplacement.
L’ensemble fait 600 mètres de long par 30 mètres de haut et compte 81 silos. “
Comment faire un post qui semble long et travaillé alors qu’il n’est en fait qu’un ramassis de copier-coller. Oui, j’ai honte. J’écrirai mes appréciations et critiques une prochaine fois, je compte y retourner.
En ce qui concerne Francis… Les choses avancent tranquillement mais sûrement. Je me sens vraiment bien et choyée auprès de lui. Nous irons à Rivière-Éternité et à Tadoussac ensemble dans les prochaines semaines, ainsi qu’à Mistassini et potentiellement à Chicoutimi. Il veut voir les régions. Et pour une raison mystérieuse, j’ai eu envie d’accéder à ce désir. Je veux voir Mistassini et le Saguenay avec des yeux de touristes, redécouvrir des endroits connus. Ça sera amusant, ne pensez-vous pas ?
Pour l’instant, nous la coulons douce sans trop réfléchir. Nous passons du temps avec de ses amis, nous écoutons de la musique classique, il tente de me convaincre d’écouter des films, il me fait goûter à des trucs bizarres (gaspascho, chocolat au sel de je sais plus quoi…), nous allons acheter à boire à une heure du matin au dépanneur à quinze minutes de chez lui, nous discutons… Nous sommes allés à la Pointe des Amériques avant hier soir. J’ai aimé autant qu’à la première fois mon sauté de crevettes à l’orientale. J’ai gouté un cocktail appelé Ciel bleu : vodka, jus de lime et curaçao bleu. C’est très bon ! Mais vous savez tous que je suis vendue à ce qui contient de la vodka…
Cet après-midi, durant ma pause-dîner, j’ai passé au McDo chercher des croquettes et deux sundays, décidée à en offrir un à Francis. J’avais apprendé mais j’espérais quand même : il n’était pas là. J’ai donc passé au Temporel et je l’ai refilé à Andrée-Anne, une serveuse souriante et mignonne que j’aime bien. On ne s’est jamais vraiment parlées mais on se salue toujours d’un sourire et d’un ça va ? quand on se croise. Éventuellement, j’aimerais bien la connaître davantage.
Bref, je suis heureuse de ma vie actuelle. Je travaille, j’ai de l’argent, j’ai une vie amoureuse, une vie sociale, une vie culturelle… Espérons que l’université à l’automne ne vienne pas tout gâcher !
Là-dessus, je vais me faire du riz avec des légumes et je me couche. Demain, je bosse de 10 à 2, ensuite je passe l’après-midi avec Francis. En soirée, j’irai peut-être retrouver Francis ou j’écrirai. Les deux me font envie.
Je voulais écrire un long post de réflexion existencielle sur mon nouveau couple mais la contrariété d’avoir perdu un long mail me musèle. Tentons de faire un post concis mais clair.
Bien que notre couple ne soit pas officialisé, nous pourrions dire que nous sommes tout de même ensemble. À ma grande surprise, d’ailleurs. Tout s’est produit si rapidement : la rencontre un soir à mon boulot, la demande de numéro de téléphone, l’appel téléphonique, nos rencontres quotidiennes… Plus que jamais, je ne pense pas qu’un couple tel que le nôtre soit fait pour durer. Mais je m’y plonge puisqu’il s’agira d’une expérience importante pour moi, quoi qu’il en soit.
Si bohème.
Le bonheur d’être dans une chemise vingt fois trois grande pour soi, empruntée à son amant. De sentir ses doigts se glisser dans nos cheveux alors qu’il nous récite un extrait de livre tout en écoutant des pièces de Telemann jouer… Puis de sortir par la fenêtre pour se rendre sur le balcon donnant sur la cour intérieure pour pelleter des nuages en regardant le ciel. Aimer sans attaches, vouloir être avec l’autre sans en faire une nécessité mais tellement être bien et y prendre plaisir dès que la chose est possible… Se séparer sans savoir quand on se reverra, sans s’inquiéter. Ne rien attendre de l’autre qui, malgré tout, donne énormément sans que ce ne soit forcé. Ce n’est aucunement le genre de relation que j’attendais. Pourtant, étonnamment, j’y suis merveilleusement bien. Même si nous sommes à peu près antithétiques l’un à l’autre si ce n’est que l’art, la musique et la littérature nous unis…
Passez tous au Temporel, rue Couillard, Vieux-Québec !

Là-dessus, je vous quitte pour aller dormir. Demain, je suis en congé mais les travaux commencent et je serai réveillée tôt. Bonne journée à tous !
Vous savez, quand j’ai commencé ce blog, je m’attendais à ce que deux trois de mes amis aillent y jeter un oeil et ne pas avoir plus d’achalandage que ça. Mais il semblerait qu’il commence à passer une trentaine de gens chaque jour selon les statistiques. Certains se perdent par mots-clés débiles :
“livre morte 3 fois déclarée”
“né le 5 août”
“au quebec toujours de la pluie”
“proverbe envie de calin”
“personne bornée, obstinée”
Jusque là, ça peut aller. Voici mes deux préférés :
“position recroquevillé castor”
“tatouage pierre bouvier ridicule”
Qui est Pierre Bouvier ? Aie-je déjà parler une seule fois de castor sur mon blog ? Je trouve ces critères de recherche délicieusement absurdes. Ça ensoleille une journée de pluie par son ridicule ! Et vu la pluie qui n’arrête pas au Québec ce mois-ci… Continuez à tomber ici comme ça !
J’ai vaguement entamé le plan de ma nouvelle sur Tybalt et l’autre sur la fusillade sans être capable d’en entreprendre l’écriture. Je n’arrive pas à me mettre dans l’état d’esprit pour écrire malgré toute ma bonne volonté. De plus, il faudrait que je termine le post-brouillon non publié sur Roméo et Juliette… Je me fouetterai durant les jours à venir, je ne peux pas continuer à être aussi improductive sur tous les plans. Je peux peut-être me donner l’excuse d’être occupée. Si je ne travaille pas, je suis avec Francis ces derniers jours. Je ne sais pas si la tendance va s’estomper ou s’accentuer. Hier a vraiment été agréable. Nous sommes allés au Linox prendre un verre. Il était attendu ailleurs mais il a préféré passer la soirée avec moi. J’ai été un peu mal à l’aise par rapport à ça. Je lui ai proposé plusieurs fois qu’il aille chez ses amis ; proposition qui a été décliné à chaque fois. Je me sens bien près de lui. Sans me sentir amoureuse, il arrive à me rendre timide et à me faire monter le rouge aux joues. C’est ”bon” signe, non ? Je me sens un peu stupide quand ça l’arrive à dire franchement… Il est adorable et moins léger que je ne le croyais au premier abord. Si je parlais moins, je le connaîtrais davantage. Ah, que j’aime ce genre de lapalissades !
Hier, j’étais punky. En ce moment, je suis fashion pour aller faire du shopping. Je serai en médiéval tout à l’heure pour le boulot et en sortant je serai lolita. J’ai retrouvé mon jupon ! Il était tout bonnement suspendu dans le placard. -__-
Je vous laisse sur Le duel de la version hongroise de la comédie musicale de Roméo et Juliette. Admirez le grand Szabo Szilveszter (Tybalt!) et appréciez Zoltan Bereczki (Mercutio)… Et faites taire Attila truc machin (Roméo) !
Voici quelques photos parmis celles que j’ai prise aujourd’hui. Vous reconnaîtrez la fille du post précédent (ainsi que son amie) et le fameux Jack Sparrow sans cesse assaillis de photos.
Parlant de Sparrow, c’est vraiment amusant de voir à quel point les gens sont fascinés par lui (honte sur moi, il me fascine aussi !). Il est harcelé de photos… Mais il doit y prendre plaisir car s’il le fait en toute connaissance de cause, c’est qu’il doit trouver cela agréable, non ? C’est comme d’être prise en photo en lolita ou en vêtement de travail. On m’a prise deux fois en photos durant la journée; Dans les deux cas, c’était par des Français. Réflexion faite, c’est toujours par des Français. Bon, questionnons-nous. Pourquoi les Français et pas les Américains ?
Au grand désespoir d’Audrey qui l’a manqué, Sparrow est passé deux fois à la boutique aujourd’hui et je l’ai revu dans le Petit Champlain pendant que je m’y promenais avec Francis. Je le soupçonne d’être passé trois fois à la boutique en fait, une fois en étant incognito. Je lui poserai la question demain puisqu’il est censé passer à nouveau pour prendre l’adresse de ce blog pour prendre les photos de lui.
La fatigue me prend. Je filerai dormir en ajoutant que j’ai passé une soirée très agréable avec Francis… Audrey en sait quelque chose, n’est-ce pas ?
Demain, le lolita m’attend ! Enfin… si je retrouve mon jupon. ._.
Histoire : à suivre !






















