Ça va mal depuis deux jours.

D’abord, je perds mon cellulaire. Appels par ici, appels par là, tentatives pour le retrouver. Rien à faire : personne ne l’a vu nul part. Et Dieu sait combien gentils sont les gens qui travaillent chez Bell pour régler ce genre d’ennuis. Ouais, vive devoir annuler un contrat et tous les frais excessifs pour nous le faire regretter. Pourquoi est-ce qu’on ne peut pas juste transférer le contrat de cellulaire ?

En cours, ce matin, ma co-équipière n’était pas allé porter la feuille de notre choix de notre artiste pour le corpus au prof ce qu’il fallait faire jeudi. Nous avons donc eu la validation de notre choix en retard et nous n’avons même pas encore choisi le corpus, ce qu’il fallait valider aujourd’hui, parce qu’elle n’avait même pas choisie qui que ce se soit. Comment être en retard en commençant.

Ensuite, j’ai cru que le meeting lolita était aujourd’hui mais on m’a heureusement prévenu qu’il était demain. En soirée, je devais aller au souper d’anniversaire de Lara. François devait m’accompagner. Il est passé avant moi. Je n’ai pas pu lui parler de la soirée.

Comme toujours, j’ai été en retard. Et j’ai vécu une nouvelle expérience à me faire détester de prendre le bus.

J’étais assise dans le fond, là où il y a quatre places qui se regardent. La bus était vide quand je suis entrée. Forcément, en embarquant des gens, des personnes sont venues s’asseoir près de moi. Deux noirs et un arabe (ou quelque chose qui en avait l’air. De me sentir coincée sur le bord de la fenêtre  »entourée » par eux ne m’était pas agréable, mais c’est la bus. Je n’en fais pas de cas. Personne d’autre dans la partie arrière de la bus. Ma musique sur les oreilles, je les regarde vaguement parler en riant.

Soudainement, je sens qu’on me touche la cuisse. Je suppose que ce n’est pas voulu, je ne réagis toujours pas. Loin de l’enlever, le noir a dit quelque mot à l’autre noir, en face de moi, en une probable langue africaine. Non mais sérieusement, même dans un mauvais film porno, on n’aurait pas été plus direct : le gars me sort une coupe de vingt en les désignant d’un geste tous les trois. Je n’ai pas eu à voir pour savoir que je le faisais bander.

Ça m’a rappelé pourquoi je ne mettais plus ma jolie robe noire à polkadots.

Et ils ont insistés jusqu’à ce qu’il y a trop de monde derrière et que j’ai commencé à sérieusement hausser le ton pour leur faire comprendre de me ficher la paix. Je suis descendue avant mon arrêt et j’ai couru jusqu’au Tokyo en pensant y avoir une soirée qui me ferait oublié cet incident. Finalement, le souper n’y était pas et, n’ayant ni cellulaire ni d’accès internet ou quoi que ce soit pour rejoindre les invités ou Lara pour apprendre où ils étaient, je suis rentrée.

Carl devait venir me trouver ce soir ou demain matin. Il ne viendra pas. Sa voiture est brisée et les garages sont fermés le week-end. J’ai voulu aller le trouver là-bas : il travaille demain de 12h à 9h. On s’entend que j’arriverais à 2h 30 du matin à Jonquière, on dormirait, il se lèverait travailler, j’irais errer toute la journée en ville, je le verrais en soirée et dimanche. Carl a de l’école le lundi à partir de 8h et je dois rentrer pour mon cours du lundi soir. Est-ce que deux nuits valent 65$ ? Est-ce que ça vaut toute l’attente de samedi alors que je ne sais même pas si tout se passera bien avec Carl, avec qui j’ai fraîchement repris/en train de reprendre ?

Je ne sais pas. En fait, le problème est que si Lei ne peut pas passer la journée de samedi avec moi, je suis à la rue tout ce temps…

J’espère que j’aurai un peu plus de chance pour les billets du cirque du soleil demain matin.