Bonjour !
La décision a rapidement été prise : je suis allée au Saguenay. Ça n’a pas été comme prévu. Je n’ai pas pu aller dormir chez Jimmy parce que ça dérangeait ses colocs. Résultat, je suis allé dormir chez Carl qui est, finalement, toujours amoureux de moi maintenant que je me suis détachée et que je suis passée à autre chose.

Conséquence : j’ai quitté le Saguenay mardi matin plutôt que jeudi matin. Si j’y étais restée, je pense que rien de bon n’en serait ressorti en ce qui concerne notre relation. Nous ne pourrions pas être heureux ensemble. Se fermer les yeux là-dessus ne mènerait à rien d’autre qu’à se jouer dans les trippes. Ce que je voulais principalement faire était en y allant fait, de toute manière. J’avais vu ma meilleure amie, j’étais passé au Café Klimt, j’avais pu discuter avec Carl et passer voir mes anciens professeurs de cégep. J’aurais voulu prendre un thé avec Mylène et Joël. Ce n’est que partie remise. Je repasserai bien par là un jour !

Fidèle à son habitude, Kira a bien aimé appuyer sur le bouton-déclencheur pour se prendre en photo.



Aujourd’hui, étant seule chez moi jusqu’à demain, j’ai décidé de sortir pour profiter du soleil radieux. J’ai fait le tour des bouquineries du Vieux-Québec et des alentours à la recherche d’un exemplaire des Souffrances du jeune Werther pour l’offrir à Carl : sans succès. Si on ne lit un livre qu’au bon moment, il faut croire qu’il n’est pas encore le temps pour lui de le faire. J’en ai profité pour ajouter un livre à ma collection. Le Parfum de Patrick Süskind a donc intégré ma bibliothèque. Et un de plus ! Au Saguenay, j’ai acheté Le Malentendu de Camus. Et deux de plus !

Parlant de collection, de nouvelles photos ont rejoint celle sur mon mur. Dix au total. D’autres ne tarderont pas ! En voici deux parmi elles.


Je me demande si je dérange François. Je vais le voir une à deux fois par semaine sans qu’il m’ait invité à le faire. Je me doute bien que si je le dérangeais, il en aurait glissé un mot plutôt que de me rappeler que je lui devais un pichet au pub Ste-Angèle comme il l’a fait hier (je lui avais donné cette excuse à utiliser comme occasion de me voir). N’empêche, j’ai peur de paraître insistante. J’apprécie énormément sa compagnie. Quand je suis avec lui, je n’ai pas à paraître d’être quoi que ce soit. Je peux être simplement moi sans me prendre la tête. Tout le monde doit savoir à quel point cela détend. En fait, non. Je suis généralement, voire tout le temps, naturelle maintenant. Je dirais plutôt que je ne me pose pas de questions en sa compagnie.

Les questions. Une apparaît, je trouve sa réponse, quinze apparaissent…
C’est toujours comme ça, non ? Si l’on n’y prend pas gare, on peut aisément se perdre au milieu des points d’interrogations. Les prendre une à une, tranquillement, est ce qu’il y a de mieux à faire, je suppose.

Ah ! L’université se rapproche ! Je ne suis pas certaine du tout d’avoir hâte. J’ai peur de ne pas m’y sentir à ma place. Ma vie sociale va s’étioler. Entre les cours de mon programme, les travaux scolaires, le boulot, mes entraînements, la pratique de mon instrument ou de danse et ma lecture quotidienne, quand aurai-je le temps ?

Là-dessus, je vais dormir. J’ai décidé de vous épargner mes questions philosophiques. Profitez-en pendant qu’il est encore temps !