Je voulais écrire un long post de réflexion existencielle sur mon nouveau couple mais la contrariété d’avoir perdu un long mail me musèle. Tentons de faire un post concis mais clair.
Bien que notre couple ne soit pas officialisé, nous pourrions dire que nous sommes tout de même ensemble. À ma grande surprise, d’ailleurs. Tout s’est produit si rapidement : la rencontre un soir à mon boulot, la demande de numéro de téléphone, l’appel téléphonique, nos rencontres quotidiennes… Plus que jamais, je ne pense pas qu’un couple tel que le nôtre soit fait pour durer. Mais je m’y plonge puisqu’il s’agira d’une expérience importante pour moi, quoi qu’il en soit.
Si bohème.
Le bonheur d’être dans une chemise vingt fois trois grande pour soi, empruntée à son amant. De sentir ses doigts se glisser dans nos cheveux alors qu’il nous récite un extrait de livre tout en écoutant des pièces de Telemann jouer… Puis de sortir par la fenêtre pour se rendre sur le balcon donnant sur la cour intérieure pour pelleter des nuages en regardant le ciel. Aimer sans attaches, vouloir être avec l’autre sans en faire une nécessité mais tellement être bien et y prendre plaisir dès que la chose est possible… Se séparer sans savoir quand on se reverra, sans s’inquiéter. Ne rien attendre de l’autre qui, malgré tout, donne énormément sans que ce ne soit forcé. Ce n’est aucunement le genre de relation que j’attendais. Pourtant, étonnamment, j’y suis merveilleusement bien. Même si nous sommes à peu près antithétiques l’un à l’autre si ce n’est que l’art, la musique et la littérature nous unis…
Passez tous au Temporel, rue Couillard, Vieux-Québec !

Là-dessus, je vous quitte pour aller dormir. Demain, je suis en congé mais les travaux commencent et je serai réveillée tôt. Bonne journée à tous !

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