Que dire d’hier ? À la boutique, nous avons fermé plus tard que prévu à cause de l’achalandage, à 11h plutôt qu’à 9h. J’ai voulu prendre le bus pour arriver plus tôt chez Delphine. Malheureusement, le chauffeur de bus ne l’entendait pas ici et n’a jamais l’arrêt malgré l’arrêt demandé ! Et, visiblement, il n’a pas passer droit à mon seul arrêt, il arrêtait très peu… J’espère que je n’aurai plus de problème de ce genre dans le futur.  En conséquence, je suis allé dormir chez Marie-Claude puisque nous étions dans le même bus et qu’elle, elle se rendait pas mal plus loin…

Durant l’après-midi, j’ai vu Francis. Non, Francis, si tu lis ces lignes, sache que les pantalons jogging ne sont pas sexy ni avantageux. On dirait un pyjama. (Et voici une photo peu avantageuse, sauf pour MC!)

Dans les gens bizarres que j’ai la chance de rencontrer, il y a un gardien de la GARDA qui, semblerait-il, avait un secret qui lui pesait sur le coeur et il ressentait le besoin de le faire partager lorsque nous avons parlé des gens bizarres qui font des conneries vs les gens au look normal qui font des conneries : lui, même s’il travaille pour la GARDA, volerait à l’étalage une fois de temps en temps. Son petit plaisir. J’aime croire qu’il n’était pas sérieux malgré qu’il en avait l’air, parce que se balancer comme ça à une fille à qui on parle pour la deuxième fois…

J’ai errer seule une partie de la journée aussi. J’étais contente de ce moment de solitude, j’en avais grandement besoin. Seule derrière l’usine d’artillerie, assise sur la muraille, une vue donnant sur la ville de Québec et sur le Parc-de-l’Artillerie, j’ai enfin pu m’abandonner à mes réflexions sur tout et rien.

Dans un autre ordre d’idée, je suis devenue plutôt désagréable avec Carl. Il l’a mérité à quelque part mais je n’aime pas ce comportement. Je lui en veux d’avoir joué durant deux mois avec mes sentiments. D’un côté il me disait que je n’avais plus de chance avec lui, de l’oublier ; de l’autre, il écrit, sur son blog :

Aujourd’hui, mon premier pincement douloureux au coeur, un que je n’ai pu empêcher de faire surface: elle parle de nouvelles personnes, de nouveaux gars, intéressants…il semblerait que cette jalousie ne puisse passer inaperçu, même pour moi. Autant je peux être content qu’elle passe à autre chose, autant je trouve amer qu’elle y songe aussi rapidement. Je ressens en ce moment le plein poids de la solitude, chose que je n’avais ressentit avant aujourd’hui, et ce, depuis 2 mois de célibat. Je m’étais certes gardé distrait sans fuir la chose, mais une partie de moi fuyait, néanmoins. Et me voilà, ce drôle de sentiment au ventre, le coeur dans les vagues, l’esprit qui se demande ce qui se passe (il est pas fort avec les émotions lui), et moi qui ressent ce malaise sinueux. L’automne sera très dur, je le sais d’avance. Les cours seront une torture. Après tout, elle avait été la source de cette motivation, de ce retour en classe. (extrait de son blog)

Que dois-je comprendre, s’il me faire lire ceci après m’avoir dit sur msn : je suis déprimé, va lire, reviens-moi ensuite. Je ne suis pas un jouet avec lequel on s’amuse à voir tour à tour des larmes et des sourires, pour rire. Non, j’en ai assez de tout ça. Je n’accepte aucunement qu’il se sente amer que je songe si rapidement à passer à autre chose après avoir souffert un martyre durant deux mois. J’ai tout fait pour pouvoir être  »digne » de lui, j’ai pleuré à en faire des crises d’hyperventilation, j’ai remis en question tellement de choses que j’avais fixée il y a si longtemps ! Et je me faisais rabâcher à la première occasion que non, je n’avais pas de chance, de passer à autre chose, la tête haute. Maintenant que je le fais, il ne  »me blâme pas » mais se sent obligé de dire combien la chose le déprime ! Oh, et il s’est informé hier de comment ça serait si on reprennait, s’il avait encore une chance… Je lui dis qu’il part au même stade que toutes ces nouvelles personnes que j’ai rencontré… Et le lendemain soir, finalement, il n’en a plus rien à faire, il ne veut plus qu’on se remette ensemble.

Est-ce que je me relancerais vraiment dans cette histoire ? Je pensais que ma gueulade d’avant-hier l’aurait fait réfléchir, mais visiblement, tous ce qu’il avait relevé et dit qu’il améliorerait à pris le bord et il est arrivé à se trouver de nouvelles excuses qui justifient ses comportements puisque, comme il m’a déjà répondu quand je lui avais demandé s’il avait toujours raison, il n’agit qu’après réflexion et oui, à ses yeux, il a toujours raison. Au moins, il a abandonné sa checklist stupide. Mais il m’a réellement perdue. C’est énormément de prétention de ma part mais je ne crois pas qu’il trouvera une personne mieux que moi pour lui ou qui, à défaut de cette affirmation, l’aimera davantage que je ne l’aie aimé. Il a fait de belles conneries. Je me rends compte aujourd’hui de combien j’ai surestimé Carl et les gens dit intelligents. Ils sont surtout chiants parce qu’ils se compliquent la vie, la triturent tandis qu’ils sont heureux… Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, dites-moi ? Même si j’ai envie de câlin et d’amour, je pense que je resterai seule un long moment. Par dégoût pur et simple de ce genre d’histoire. Je suis restée vraiment pleine de rancune à son égard, ça m’énerve…

Sinon, vous savez, j’aimerais bien agir correctement pour une fois, histoire qu’on ne puisse plus m’accuser de tous les mauvais comportements qu’on a ou qu’on a eu ou me reprocher tout ce que je fais ou je suis. J’en ai vraiment assez. J’avancerai. Je pourrai toujours retourner sur mes pas si je me trompe mais je ne tiendrai plus la main de celui qui me dira, une fois rendu trop loin, que c’est ma faute si le chemin n’est pas le bon.