Bonjour ! Puisque je ne veux pas abuser de l’hospitalité de cette chère Delphine en squattant trop le pc, un petit blog vous tiendra au courant de mes nouvelles si ça vous intéresse… Mais si j’ai toujours 0 commentaire ou que vous ignorez tout de ma vie quand on se jase, je l’arrêterai.
Samedi, 11h 30 : Arrivée à Québec. Delphine était présente pour m’accueillir et elle a pu rencontrer mon petit frère qui était tout timide. Jef est drôle. Papa et Jef ne se sont pas attardés, dès que mes choses ont été posées dans l’appartement, ils sont aussitôt partis pour les glissades d’eau de Valcartier. Pas de niasage, ni de difficile séparation. Juste un au revoir d’un banal ! Mais je pense que c’est ce que je préférais. De cette manière, mon arrivée ne commençait pas dans la tristesse ou la mélancolie qui m’aurait envahie dans le cas échéant.
Cependant, en même temps, ça a contribué au fait que je ne me rends pas compte que ce que je vis présentement n’est pas un rêve : j’ai 20 ans, je suis célibataire, je suis récemment déménagé à Québec chez une amie, je redéménagerai dans quelques semaines en résidence ou en chambre chez une amie à mes parents, l’université m’attend à l’automne, j’ai des amis ici mais je suis loin de Carl et Lei, ainsi de suite… Il y a trop de choses à gérer pour que je ne me sente pas perdue dans tout ça. Je suis allée errer seule hier soir dans la ville après qu’on m’ait raccompagné à l’appartement, pour réfléchir et récapituler la situation. Certains repères sont fixés dans ma tête mais dans un flou tout autour, comme le plan de la ville dans mon esprit…
L’appartement n’est pas immense mais je juge la taille parfaite, surtout en considérant qu’à la base, ils vivent deux ici. J’aime bien l’endroit. Mais plus important, je suis contente d’être avec Delphine. Elle est un grand repère pour l’instant. Et elle est drôle, gentille, agréable ; je ne pense pas que je me serais sentie mieux ailleurs. Si tu lis ces lignes, Delphine, merci beaucoup de m’héberger, de t’assurer de mon bien-être et de me laisser profiter de ta présence.
J’ai mal commencé l’aventure par contre ! Je me suis brouillée légèrement avec son petit copain par malentendu. Heureusement, il m’en a parlé plus tard et on a pu mettre tout au clair, je crois. Ça me rassure mais ça ne me laisse un vague malaise.
Après mon arrivée, nous sommes allés traîner dans le Vieux. Sur un question de terminologie que nous nous posions, nous sommes entrées dans une librairie-bouquinerie… Si je n’ai pas trouvé réponse à ma question, j’en suis sortie avec une copie en parfait état des Souffrances du jeune Werther pour 5 $, Atala-René de Chateaubriand pour 4 $ et Le Horla de Maupassant pour 3$. Ne pas m’être arrêté, j’aurais pris une dizaine de livres de plus ! Soyons sages, terminons ceux-ci ainsi que ceux que j’ai ramené de Mistassini avant de charger davantage mes bacs. Delphine m’a amené à l’endroit qui vend du thé kusmi ! Il me semble qu’il s’agit de l’épicerie Moisan. Groar, visiblement, les Rois mages n’existent pas en petit pot. Je devrai investir sur un moyen. Je me suis rabattue sur un petit pot de Saint-Pétersbourg et deux sachets de Prince Vladimir. Oui, Marie commence son arrivée en dépensant.
Le soir, je devais aller au local avec Delphine, son copain et son groupe, mais les choses ont tournés autrement et je suis allé rencontrer Jean-Marc. Nous avons pris une marche d’une heure ou deux (il me semblait que c’était trois mais visiblement ce fut moins!). Vraiment, ça a été très agréable. Nous avons discuté de tout et rien, parlant de la ville, de souvenirs d’enfances, de confidences sur le ton pourtant de la plaisanterie, d’envies, de nous… Il est charmant, intelligent, cultivé, gentil et voyage. Et intéressé. Et a 31 ans. Il est loin de me déplaire et ça me dérange. Mon deuil de Carl n’est pas fait encore et je ne sais pas si je m’intéresse à Jean-Marc dans le but de passer à autre chose, de penser à autre chose, ou par vengeance, ou par réel intérêt. Je le reverrai bientôt mais tant que mon coeur n’est pas résolu, il n’y aura rien entre nous, ni histoire de cul, ni histoire d’amour. Je me sentirais trop infidèle et je me dégoûterais sinon. De plus, se jeter sur le premier venu à peine débarquer est bien trop rapide. Il y a des chances pour que je m’en morde les doigts par la suite. D’autant plus que j’ai l’impression de rêver maintenant. Je préfère attendre d’avoir conscience de la réalité pour me lancer dans quoi que ce soit d’un minimum sérieux, autant niveau couple que sur tous les autres plans. Ça vaut mieux. Mon jugement est trop mêlé par tout… Qui plus est, j’ai revu Kevin. Nous n’avons pas parlé mais au sourire qu’il m’a adressé… Enfin… S’il tente quoi que ce soit, je me sens en sécurité grâce à mon entourage. Malgré tout, une part de moi se fige à penser que je risque de le croiser n’importe quand. Je l’ai trop souvent croisé à mon goût ces dernières années. Le hasard n’est habituellement pas si généreux avec moi.
Sinon, j’ai mon boulot ! Je commence dans moins d’une heure ! Je traaillerai en tant que vendeuse à la Table Ronde sur la rue St-Jean. Venez donc me voir et m’encourager ! Pour l’instant, je ne connais que quatre personnes qui y travaillent et je pense bien m’entendre avec tous. En ce qui concrene l’entrevue d’hier, j’ai été bien trop à mon aise, j’ai même déclaré être parfaite quand le gérant m’a demandé mes défauts, avec le mouvement de la main dans les cheveux et le sourire Colgate ! Dès que j’ai fini de répondre, je me suis dit : ”Ah non, c’est pas vrai, j’ai pas dit ça pour vrai ! ._. ” Et j’ai eu le boulot quand même, ouf !
Québec, la nuit, est un bonheur. Autant seul qu’accompagné.
Là-dessus, je vais aller me préparer pour aller travailler !


No comments yet
Flux de commentaires pour cet article